Info News :

24
December

Le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara a reçu ce samedi 23 décembre2017 en sa résidence privée de Cocody-Riviéra Golf, le ministre sénégalais des Affaires Etrangères et des sénégalais de l’Extérieur, Sidiki Kaba qui, aux termes de l’Audience qui aura duré plus d’une heure d’horloge, a indiqué que l’accent a été mis sur le renforcement des relations bilatérales existant entre les deux pays. 

« L’accent a été mis sur les relations fraternelles et amicales que les deux chefs d’Etat, Macky Sall et Alassane Ouattara cultivent ensemble », a déclaré l’émissaire du Président sénégalais soulignant que la Côte d’Ivoire et le Sénégal étant deux pays membres fondateurs de l’UEMOA, l’Union Africaine (UA) et de la CEDEAO, ils se doivent un soutien mutuel. Et pour traduire cette volonté dans les faits, il était important que le Sénégal se rende à Abidjan pour témoigner sa solidarité à la désignation du Ministre Jean-Claude Brou à la tête de la commission de la CEDEAO. « Le Sénégal soutient la Côte d’Ivoire dans le cadre du choix qui a été porté sur le ministre de l’Industrie ivoirien qui préside désormais aux destinées de la Présidence de la Commission de la CEDEAO. C’est un choix qui a été accepté au niveau du Sommet d’Abuja’, a indiqué M. KABA soulignant que  cette désignation entre dans la vision de l’UEMOA, notamment sur la manière qu’il faut désormais travailler dans cet espace. 

Selon le ministre sénégalais des Affaires Etrangères la Côte d’Ivoire et le Sénégal ayant décidé de se soutenir dans le travail ensemble au moment où la Côte d’Ivoire quitte le Conseil des Droits de l’Homme, et l’entrée du Sénégal dans ce Conseil, Il doit y avoir une continuité comme si la Côte d’Ivoire y était toujours. Parce qu’estime-t-il, il s’agit de voir comment les questions peuvent être traitées de manière adéquate.

Aussi, a indiqué le ministre Sidiki Kaba, les deux chefs d’Etat ivoirien et sénégalais ont vu la nécessité qu’il faut réparer l’injustice historique faite au Continent noir qui n’a pas de membres permanents au Conseil de Sécurité de l’Onu. « Dans la gouvernance mondiale, c’est une anomalie. Parce qu’on continue de traiter les questions de l’Afrique, les crises et les conflits sans l’Afrique comme si l’Afrique est un enfant dont on doit traiter les questions par l’intermédiaire d’autres personnes. Je pense qu’un travail sera fait aussi pour aller vers l’adoption de cette mesure qui va réparer cette injustice historique », a expliqué l’émissaire du président Macky Sall qui a remercié les autorités ivoiriennes pour avoir relevé le défi de la mobilisation lors du sommet UA-UE qui rassemblé 85 chefs d’Etat dans la capitale économique ivoirienne. 

JEN

23
December

Le Directeur Général de l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER), Siriki Cissé qui a décidé d’encourager les résultats techniques de ses agents, organise chaque fin d’année un arbre de Noel à l’intention des enfants de ses collaborateurs.

Ainsi, la direction régionale de San-Pedro (dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire), n’est pas restée en marge de cette vision. Ce vendredi 22 décembre 2017,  les enfants des agents de ladite Direction ont reçu des mains de père Noël au centre culturel municipal de la ville des jouets pour la fête.

Accompagnés de leurs parents, ces tous petits, de un mois à onze ans, superbement habillés, ont reçu chacun, l’un après l’autre, des mains du père noël, des cadeaux. Tous joyeux, ces enfants ont dans la ferveur et la gaieté dansés au rythme des sonorités les plus en vogue du moment.

 Le directeur régional, Coulibaly Hamadou a dit sa joie de voir les enfants de ses collaborateurs joyeux en cette fête de noël. Il a alors félicité son équipe pour le travail abattu au cours de cette année 2017.

«C’est vraiment, un sentiment de satisfaction,  en tant que Directeur régional et en tant que père. Parce que, autant que moi votre Directeur et vous les collaborateurs, nous sommes tous contents de voir nos enfants partir avec les mains chargées de cadeaux. Pour moi, cet acte est un élément de considération et de motivation », a indiqué M. Coulibaly.

Selon l’agent Mono Kouassi Blaise, le sourire sur les lèvres de son fils est une motivation supplémentaire pour le travail.

«L’année dernière, mon fils a eu un vélo et cette année encore, il a reçu un bon jouet. Je suis  très content, et je dis merci à mes patrons pour ce geste qu’ils initient chaque année, pour mettre la joie dans le cœur de nos enfants nous rend fort», a t-il indiqué.

Zétia

22
December

Ils sont 415 fonctionnaires qui ont reçu ce vendredi 22 décembre 2017 la reconnaissance de l’Etat pour plusieurs années de loyaux services rendus. 67 faits commandeurs dans l’ordre du mérite de la Fonction Publique, 131 Officiers et 217 Chevaliers.

Parmi ces grands serviteurs de l’Etat, on retrouve le Président du Conseil Constitutionnel, KONE Mamadou p, le préfet Aliali Kouadio et Kabran Kouamé, Inspecteur d’Etat au ministère de la jeunesse et du service civique tous faits commandeurs dans l’ordre du mérite de la Fonction Publique et aussi le vaillant Commissaire Principal YAO BOITENIN Eugène qui recevait ce jour, sa 5è médaille pour sa loyauté dans le travail bien fait.

Rappelant les critères du choix des récipiendaires du jour, le Ministre ivoirien de la Fonction Publique, le Général ISSA Coulibaly invite à continuer sur cette voie afin de faire de ce département ministériel important, la vitrine d’une ‘‘Côte d’Ivoire transparente, moderne et efficace’’.

« Vous êtes à l’honneur pour avoir su porter les valeurs de la ponctualité, de discipline, de probité, de rigueur et d’efficacité dans le travail qui permettent à la Côte d’Ivoire d’avancer sûrement et sereinement vers l’émergence à l’horizon 2020 », a indiqué le Ministre ISSA Coulibaly pour qui ces qualités professionnelles ont un impact considérable sur l’action de l’Etat et de la Fonction Publique.

Estimant qu’un grand nombre de fonctionnaires et Agents de l’Etat méritent tous, au même titre que les récipiendaires du jour, le premier responsable des fonctionnaires, les a invités à ne pas baisser les bras, car affirme-t-il ‘‘leurs efforts dans le travail seront, tôt ou tard, reconnus et recevront, à leur tour, la reconnaissance de la Nation.  

Aussi pour épouser la vision du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara qui recommande l’avènement d’un ‘‘ivoirien nouveau’’, le Ministre de la Fonction Publique invite tous les fonctionnaires à œuvrer pour que cet ‘‘ivoirien nouveau’’ prenne racine effectivement dans l’Administration Publique ivoirienne.

Pour les récipiendaires, il faut accompagner ces distinctions par un certain nombre d’avantages qui pourraient être l’élément motivant à l’efficacité dans le travail.

« Nous souhaitons que des avantages soient associés à ces distinction pour plus de motivation chez le travailleur », a plaidé le préfet de région de Soubré Aliali Kouadio, porte-parole des récipiendaires après avoir traduit la reconnaissance de tous ses collègues au Chef de l’Etat Alassane Ouattara.

JEN      

21
December

Le mercredi 20 décembre 2017 un hommage a été rendu à Dia Djahi, qui fait valoir ses droits à la retraite après 36 ans de services. La triple cérémonie s’est déroulée dans la cours de la Direction Régionale du commerce de San-Pedro. Cette rencontre pleine d'émotion s’est déroulée, en présence du corps préfectoral et du Directeur régional, Guiragbou Séraphin. Ce dernier a saisi cette occasion pour remercier son collaborateur pour son implication dans la réalisation de certaines performances malgré les difficultés enregistrées.

En fonction depuis, le 1er juillet 1980, Dia Djahi, a servi à  Abidjan, Abengourou, Korogo et Sassandra avant d’être  affecté à San-Pedro le 1er juillet 2014, où il a passé tout le restant de sa vie professionnelle.  

Âgé de 60 ans, Dia Djahi, était un  inspecteur de prix à la Direction Régionale du commerce de San-Pedro.

Prenant la parole, M. Dia a adressé ses vifs remerciements au Directeur régional, d'avoir organisé cette cérémonie à son honneur. 

« Je voudrais adresser, mes sincères remerciements au directeur régional, pour cette marque d’amitié dorée. Nous avons passé deux ans ensemble dans de bonnes conditions avec tous les collaborateurs avec qui aujourd’hui nous formons une famille », a-t-il affirmé. Pour lui, cette collaboration  doit demeurer solide et plus forte, cependant, estime-t-il ceci passe par la volonté des agents encore en service. ‘‘Ils doivent se battre pour garder le cap’’ avance-t-il.

«C’est vrai, je fais valoir mes droits à la retraite, mais je suis-là et à tous moment, je peux apporter ma petite pierre », a-t-il conclu.

Bloadé Didier et Dahi David, (ex-contrôleurs de prix), ont ensuite été félicité pour leur admission au concours d’inspecteur de prix. Pour ce concours national, la Direction régionale de San-Pedro a eu ses deux agents admis sur les cinq places disponibles.

 

Pour cette période des fêtes de Noel, le directeur n’a pas fait dans la dentelle, dans sa quête de semer la joie dans le cœur des tout petits, il a permis à ses collaborateurs de rentrer chez eux, les mains chargées de présents.

Un verre d’amitié et un buffet bien garni a mis fin à ces trois temps forts célébrés.

Zétia

21
December

Désormais les journalistes ivoiriens s’octroyer un ordinateur à moindre coût. 120.000 FCFA le montant convenu entre les organisations professionnelles de la presse et l’ansut, structure en charge de la vulgarisation de l’opération ‘‘un citoyen, un ordinateur’’. L’annonce de ce programme a été faite ce jeudi par le président du Conseil National de la Presse (CNP) qui avait à ses côtés le président de l’Union National des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) et celui de la Commission d’Attribution de la Carte d’Identité de Journaliste Professionnel (CIJP). Pour parvenir un ce forfait, souligne Aboulaye Sanogo Villard les discussions ont démarré en avril 2017

Les caractéristiques de cet ordinateur de marque ‘‘acer’’ livré directement de la maison mère possède 15 puces qui peut s’étendre à 16 puces avec 4GO de RAM, 500 Giga de disque du dure. Le promoteur, ansut offre 12 mois de garanti, un service après-vente.

Pour l’avoir, les journalistes ont la possibilité de payer cash ou à selon leur possibilité financière par mensualité sur un semestre avant livraison qui dont se charge le CNP de le leur remettre.

« C’est une opportunité à saisir », a indiqué le président du CNP Raphael Lakpé en guise d’invitation faite aux journalistes à s’en procurer afin d’être efficace dans l’exercice du métier à l’ère du numérique où l’information court à la vitesse d’un éclair. « Car pour être efficace, il faut être outillé », a-t-il soutenu.   

Cette opération uniquement dédiée à 750 journalistes professionnels (548) et professionnels de la communication (257) a été rendue possible grâce à l’implication personnelle du Ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste, Bruno Koné Nabagné, a souligné le coordonnateur du programme ‘‘un citoyen, un ordinateur.

Ne peuvent effectivement bénéficier de cette offre exceptionnelle que les journalistes professionnels et professionnels de la Communication dont la liste validée pour cette session a déjà été transmise à l’ansut.

En attendant le lancement officiel des inscriptions qui se fera en ligne sur le site de l’ansut, l’UNJCI a entamé le recensement des intéressés.  

JEN

                                         

20
December

Le Groupe M6 est entré dans le capital de LIFE TV, groupe privé ivoirien ayant obtenu une licence d’exploitation de Télévision Numérique Terrestre (TNT) en Côte d’Ivoire avec pour mission principale le développement d’activités de production télévisuelle.

L’accord de ce partenariat stratégique de prise de participation capitalistique a été signé le 14 décembre 2017 entre Fabrice SAWEGNON, Président Directeur Général de LIFE TV et Nicolas De TAVERNOST, Président du Directoire du Groupe M6.

Le Groupe M6, acteur majeur des médias en Europe, coté sur Euronext Paris, contrôle plusieurs chaines TNT nationales, dont la chaîne de télévision M6 gratuite en France. L’actionnaire de référence du Groupe M6 est RTL Group, majoritairement détenu par le Groupe BERTELSMAN, leader européen du secteur des médias. 

Ce partenariat permettra à LIFE TV de bénéficier de la grande expertise de son partenaire stratégique, le Groupe M6 en matière de diffusion télévisuelle. Il permettra également d’accélérer le développement de la production et de la valorisation des contenus ivoiriens.

Ce partenariat s’inscrit dans la mise en capacité de l’écosystème audiovisuel ivoirien avec la construction d’une plateforme de production intégrant un studio moderne de 1.000 m2.

Cette alliance est le signe positif d’une confiance forte dans l’esprit entrepreneurial ivoirien et dans l’attractivité de la Côte d’Ivoire en termes d’investissements.

Fabrice SAWEGNON, fondateur du GROUPE VOODOO, leader du secteur de la communication publicitaire en Côte d’Ivoire, marque ainsi son ambition de faire de LIFE TV l’acteur  le plus marquant et le plus engagé dans la révolution audiovisuelle, industrielle et culturelle en cours en Côte d’Ivoire.

LIFE TV est une initiative d’intérêt général, pensée pour l’avenir télévisuel de la Côte d’Ivoire et celui de toute la région Afrique francophone dans son ensemble. LIFE TV travaillera à l’éclosion de talents Africains.

JEN

16
December

Le journaliste-écrivain et analyste politique ivoirien André Silver Konan a été invité à prononcer une conférence inaugurale, le jeudi 14 décembre 2017, à l’Université catholique d’Afrique de l’ouest (UCAO) à l’occasion de la rentrée académique de l’Institut supérieur de la communication (Iscom). Ci-dessous sa déclaration liminaire.

Interrogé pour donner le nom de trois journalistes de télé publique, une étudiant n’a pu donner que le nom  que d’une journaliste et un autre celui d’un ancien journaliste. Dans un amphithéâtre de deux cent étudiants, nous n’avons pu avoir le nom d’un troisième journaliste de la RTI. Aucun étudiant parmi vous, n’a pu donner le nom d’un seul journaliste de télé privée en Côte d’Ivoire. Enfin, un étudiant a pu trouver le nom de trois journalistes de la presse publique, tous de la génération partie à la retraite dont deux sont d’ailleurs enseignants ici à l’UCAO. Cet exercice que je vous ai fait faire, à l’entame de cette conférence inaugurale n’est pas vain, vous saurez pourquoi tout  à l’heure.

Mon commentaire

Je vais vous faire part de mon propre commentaire, en rapport justement avec le thème qui nous réunit ici, à savoir « Etat de la liberté des médias en Côte d’Ivoire ». Etant entendu que, pour nous, il faut comprendre par médias, tout l’ensemble de la presse audio, visuelle, numérique et imprimée.

Si presque tous, vous ne connaissez pas le nom de nombreux journalistes de la télé publique, l’explication est simple. Vous ne regardez pas la RTI. Si vous n’avez pas pu donner un seul nom d’un journaliste de télé privée en Côte d’Ivoire, la raison est aussi toute simple : nous sommes dans un pays encore marqué par un monopole des médias publics. La Côte d’Ivoire est l’un des rares pays d’Afrique de l’ouest où la libéralisation de l’espace audiovisuel n’est pas encore une réalité, en dépit des déclarations publiques de bonnes intentions des dirigeants. La vérité est qu’au-delà de la transition vers le numérique brandie comme explication, les pouvoirs publics ont peur de l’émergence de télés politiques privées qui viendraient mettre un terme à la pensée unique prônée depuis toujours par et dans les médias d’Etat. Mais cette peur ne se justifie pas, pour deux raisons.

Première raison : les pays d’Afrique de l’ouest qui ont libéralisé leur espace audiovisuel depuis plusieurs années, ne subissent pas de révolution populaire (puisque c’est ce dont nos dirigeants ont le plus peur), depuis tout ce temps. Pour dire que le ciel de la démocratie n’est tombé sur la tête d’aucun dirigeant dans ces pays.

Deuxième raison et je vais poser une autre question. Répondez sans avoir peur, nous sommes entre nous, d’abord entre intellectuels, ensuite entre communicateurs et/ou futurs journalistes. Un journaliste ne saurait avoir peur de sa propre opinion. Pour mettre tout le monde à l’aise, j’aimerais que ceux qui pensent que le pays marche comme ils le souhaitent, en matière de liberté et de démocratie, lèvent la main et que ceux qui pensent que le pays ne marche comme ils le souhaitent, toujours en matière de liberté et de démocratie ou qui n’ont pas d’opinion à exprimer sur la question, ne lèvent pas les mains.

J’ai posé cette question, ce n’est pas pour faire de la politique mais juste vous démontrer qu’en dépit du monopole total des médias d’Etat, en Côte d’Ivoire, l’opinion publique politique n’est pas totalement acquise aux autorités en place. A preuve : dans cet amphithéâtre, aussi surprenant que cela puisse paraître (parce que je m'attendais quand même à avoir des mains en l'air), personne n'a levé la main, pour marquer son adhésion à la politique conduite par le pouvoir, en matière de liberté et de démocratie. En clair, les reportages institutionnels de la RTI ne suffisent pas à former l’opinion politique du grand public en Côte d’Ivoire.

Pour ces deux raisons, il est à la fois vain et inconséquent de maintenir l’état actuel de caporalisation des médias. Surtout que cette caporalisation fait perdre des points, au pays, au classement mondial de la liberté de la presse.

En effet, quand bien même ce classement s’est nettement amélioré (et j’expliquerai pourquoi), ces dix dernières années, la Côte d’Ivoire fait toujours partie des pays qui n’offrent pas un libre accès aux médias.

2009 : la Côte d’Ivoire est classée 104è au tableau de la liberté de la presse, sur 170 pays.

2011 : 118è

2012 : 159è, un record ! Qui peut nous expliquer pourquoi ? Vous le comprendrez aisément, la crise postélectorale est passée par là.

2015 : 86e

2016 : 86è

2017 : 81è

Le champion africain en matière de liberté de la presse en 2017 est la Namibie. Classement mondial : 24è, soit 57 points entre elle et la Côte d’Ivoire. 57 points. La Namibie est suivie du Ghana 26è, du Cap Vert 27è, de l’Afrique du Sud 31è, du Burkina Faso 42è. Tenez-vous bien, le Burkina Faso est classé avant les Etats-Unis 43è, et après la France 39è et le Royaume-Uni, 40è. A la tête du classement mondial se trouve la Norvège et au bas de ce classement, la Corée du Nord, précédée de l’Érythrée. En Afrique, la Côte d’Ivoire vient après les pays que j’ai cités plus tôt, mais aussi après le Botswana, la Mauritanie, Madagascar, le Sénégal, le Niger, la Guinée-Bissau et le Bénin.

Mais pourquoi la Côte d’Ivoire a ce rang peu honorable ?

Bien sûr, j’ai relevé plus haut la caporalisation des médias publics qui est l’un des facteurs. Mais il y a aussi les violations qui touchent directement à la fois l’intégrité déontologique, physique et constitutionnelle du journaliste. Je vais donner juste trois faits récents qui vont accréditer ma position que je développerai.

12 février 2017 : six journalistes et directeurs de publication des journaux suivants : Notre Voie (proche du FPI – tendance Affi N’guessan), Le Temps (proche du FPI, tendance Aboudramane Sangaré), Soir Info et L’Inter (indépendants) sont arrêtés, détenus à la gendarmerie, puis libérés deux jours plus tard. Le parquet les accusait d’avoir divulgué de fausses informations et d’avoir incité des soldats à la révolte. Rappelez-vous, c’était l’époque des mutineries et ces médias avaient déclaré qu’un accord financier avait été trouvé entre les mutins et le gouvernement. Nous sommes tous dans ce pays, et chacun sait qu’en dépit des négations, de l’argent a été versé aux mutins.

23 avril 2017 : Un journaliste politique est suspendu de ses fonctions au quotidien L’Expression (proche du RDR) après un article paru à la « une » de son journal, qui avait pour titre : « Président l'heure est grave – Attention à la bombe sociale !»

07 octobre 2017 : un journaliste du site d’informations ‘’ IMatin.net ‘’ est battu par des hommes en tenue militaire commis à la sécurisation du déguerpissement des environs de l’abattoir de Port-Bouët.

Que retenir de ces trois faits, qui ne sont pas exhaustifs ? Eh bien, que certaines personnes veulent réduire au silence des journalistes qui essayent soit de dévoiler des informations tenues secrètes et que le public a le droit de savoir (au nom du droit du public à l’information et au nom du devoir d’information du journaliste), soit d’interpeller le pouvoir sur des situations que vivent des Ivoiriens. C’est comme si on disait aux journalistes : « Circulez, il n’y a rien à voir ici, fermez vos grandes gueules, il n’y a rien à dire ici ».

En cela, le pouvoir du RHDP a juste changé de style, comparé à celui du FPI. Il y a dix ans, vous étiez encore très jeunes, c’était le déchirage des journaux, alors proches de l’opposition. C’était stupide, mais des partisans du pouvoir le faisaient quand même. Ils arrivaient dans un kiosque à journaux, ils arrachaient les journaux proches de l’opposition, les déchiraient et s’en allaient. Il y avait le saccage ou l’incendie des rédactions jugées non favorables au pouvoir de Laurent Gbagbo. C’étaient des méthodes violentes, voyantes. Aujourd’hui, les méthodes sont moins voyantes, donc plus sournoises. C’est une subtile chape de plomb qui pèse sur la presse, avec le pouvoir RHDP.

Et on en revient à notre exercice du départ. Pourquoi aucun parmi vous ne connait de journalistes presse célèbres de la nouvelle génération ? Parce que pour être célèbre dans la corporation des journalistes, il faut toucher du doigt les problèmes de la majorité, or la chape de plomb empêche bien de journalistes d’aller au fond des faits. Ils ont peur, comme de nombreux Ivoiriens d’ailleurs qui ne sauront pas dire pourquoi ils ont peur de parler, de qui ou de quoi ils ont peur. Les gens l’ignorent, mais plusieurs journalistes sont en exil depuis l’avènement du pouvoir RHDP et ce n’est pas un exil en rapport avec la crise postélectorale. Non, ces journalistes sont souvent issus de rédactions pourtant favorables au pouvoir, mais ils ont préféré partir à cause de la chape de plomb mais aussi de menaces directes qu’ils ont reçu. Qui menace les journalistes ? Qui les empêche de dire, d’écrire ce qu’ils voient ou entendent ? Très peu de journalistes exerçant dans une rédaction nationale pourront vous le dire avec précision, ils préfèrent se réfugier dans le silence de l’autocensure.

Menace sur la liberté d’expression

Mais plus grave encore, en mai dernier, le gouvernement a tenté d’étendre la sphère de l’autocensure à tout le monde. Je dis bien, tout le monde, c’est à dire, vous, vos enseignants, vos parents, vos amis, tout le monde.

En effet, une nouvelle loi que nous avons combattue et qui a d’ailleurs été retirée à l’assemblée nationale, disait : « Est puni d'un emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 300 000 à 3 000 000 de FCFA, quiconque par voie de presse ou par tout autre moyen de publication : incite au vol et au pillage, au meurtre, à l'incendie et à la destruction (...), à toutes formes de violences exercées à l'encontre de personnes physiques et morales (...) ; incite à la xénophobie, à la haine tribale, à la haine religieuse, à la haine raciale et à la haine sous toutes ses formes ».

Le postulat de protection des individus contre le vol, le meurtre, la haine, etc. est beau et juste, j’y suis favorable, mais quelque chose ne vous a pas échappé dans cette phrase ?

Ce petit amendement de quelques lignes s’il passe un jour, constituera un recul historique pas seulement de la liberté de la presse, mais surtout de la liberté d’expression. En effet, il pose trois problèmes. Un : il vise quiconque, donc tout le monde et pas seulement des journalistes. Deux : il vise « tout autre moyen de publication », donc vos murs, nos murs Facebook, les groupes Whatsapp, même vos affichages dans vos quartiers. Trois : le contenu qu’on donne « à la haine sous toutes ses formes » est malicieux. C’est un long serpent de mer juridique comme « l’offense au chef de l’Etat » qui fait partie des facteurs qui continue de plomber notre classement au tableau de la liberté de la presse. La justice a souvent arrêté des journalistes pour « offense au chef de l’Etat », mais ceci est une hérésie de droit.

En effet, ce qui serait offensant pour moi, n’est pas forcément offensant pour le chef d’Etat et pire, un procureur ne peut pas décréter qu’un article est offensant pour le chef de l’Etat, puisque le sentiment d’offense est personnel.

Pour conclure, je dirais que nous sommes au 21è siècle, la Côte d’Ivoire est classée 81è au tableau mondial de la liberté de la presse, c’est un bon prodigieux comparé à notre classement, il y dix ans. Certaines personnes peuvent en être fières, eh bien moi non. Parce que je suis de ceux qui pensent que l’Africain de notre génération doit radicalement se défaire de son art de se contenter de peu !

16
December

Le ministre Zémogo Fofana, cadre du Rassemblement des républicains (Rdr), était ce vendredi 15 décembre 2017 à Abongoua, dans la sous-préfecture de Kotobi. Il y a représenté le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly qui était le parrain de la cérémonie de la fête des ignames dans cette localité.

Cette cérémonie culturelle qui est un moment de retrouvaille et de réjouissance, a été l’occasion pour l’émissaire du Premier ministre de prendre part à un moment d’intense prière avec les communautés musulmanes et l’ensemble des populations.  Ces sujets de prières ont porté sur le règne d’une paix durable en Côte d’Ivoire. Mais elles ont été aussi adressées en faveur du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, pour ses actions de développement.

Le professeur Ayé Ayé Alexandre a d’abord présenté les civilités à l’hôte de marque au domicile du chef du village d’Abongoua, Nanan Kanga Eba Louis Serge. Ensuite, Zémogo Fofana et sa délégation composée de son épouse, Camara Mamadou, Kamara  Mohamed, Fofana Ibrahim et Ouattara Appia , se sont rendus à Eminkpasso, le lieu du meeting en présence du député Boni Siméon, des autorités coutumières et les populations venues des départements d’Arrah , Bongouanou et de M’batto pour ce moment festif.

A en croire  Zémogo Fofana, le Premier ministre a accepté sans hésitation d’associer son image à cette cérémonie parce qu’il estime qu’il est aussi fils d’Abongoua. Aussi, il existe un lien historique entre la famille Gon  et le chef du village. Cette invitation a donc permis à Amadou Gon Coulibaly de revenir sur ses terres. Le représentant du Premier ministre a vanté les mérites du Chef de l’Etat et a rappelé ses actions de développement.

En ce qui concerne les doléances des populations qui se résument à la construction d’une école maternelle, le bitumage des routes, l’adduction en eau potable et la construction d’un centre culturel qui va porter le nom du Premier ministre, Zémogo Fofana a rassuré ses hôtes que tout sera fait.

Au cours de cette cérémonie, Zémogo Fofana a fait des dons au nom du Chef de l’Etat, du Premier ministre et en son propre nom. C’est sur une note de satisfaction que les populations ont regagné leurs domiciles.

Boubacar Fall

16
December

Le Responsable des sociétés coopératives simplifiées de pêche maritime (SCOOPS-PEMA)  de San-Pedro,  Arthur Ebenezer a affirmé mardi 12 décembre 2017 face à la presse  que le prix du kilogramme du poisson "va connaitre une hausse à partir du 05 janvier 2018" au port de pêche de la ville. 

"Le prix du kilogramme du poisson va connaitre une hausse à partir du 05 janvier 2018. Dans les jours à venir, nous allons nous réunir pour décider combien, sera ajouté  au kilogramme du poisson",  a annoncé M. Ebenezer.

Il a, par ailleurs, fait savoir que, le prix du kilogramme du poisson est resté  inchangé sur la période du mardi 7 novembre au vendredi 8 décembre 2017 dans le même port de pêche. Mais, ces prix connaîtront, insiste-t-il ‘‘une hausse à cause de la cherté du matériel de pêche.’’

Le  kilogramme du capitaine, du brochet et du sol est vendu à 1.600 FCFA.

Quant au thon, il est à 1.100 FCFA le kilogramme, la daurade à 800 FCFA, le pageot à 1.000 FCFA et la bonite à 600 FCFA.

La langouste se vend à 5.000 FCFA le kilogramme tandis que l'Aran (magne) se vend à 10.000 FCFA les 27 kilogrammes.

Ces prix sont ceux obtenus auprès des pêcheurs. Pour les détaillants, une marge de "100 à 200" FCFA est ajoutée sur le kilogramme.

Zétia

16
December

Grand-Béréby, ville de l'ouest de la Côte d'Ivoire, proche du Liberia, dans le département de San-Pedro est en ébullition depuis ce samedi matin.  Jeunes, femmes et hommes  du village Gbowé, village situé en plein cœur de la commune de Grand-Béréby sont descendus dans la rue pour protester contre les actions de leur maire.

En effet, la population de ce village exige de la mairie de Grand-Béréby, le paiement de la purge des droits coutumiers sur des terres qu’elles ont cédé pour l’expansion de la jeune ville balnéaire.

Selon, Gnossoa César, fils du dit village,  lors de la marche qu’ils avaient initiés la veille (vendredià),  le secrétaire général adjoint de la jeunesse dudit village, Sarré Batity  s’est fait ‘’arrête et bastonné’’, par les agents de la mairie, un acte que les administrés jugent impardonnable.

« Le maire ne respecte pas notre droit coutumier.  On veut revendiquer, il arrête nos enfants et il les séquestre. Lui-même, dans un de ses discours  a bien dit que la terre est l’héritage de la population autochtone et qu’Abidjan les Ebrié se nourrissant de leur terre, il a alors fait la promesse de faire autant pour ses administrés que nous sommes», a déclaré l’un des protestataires.

Dans cette affaire qu'elles qualifient d'expropriation de leurs terres, les populations villageoises munis de gourdins, pierres et d'autres armes,  ont décidé d’en découdre avec le premier magistrat de la commune. " Trop c'est trop, aujourd'hui c'est aujourd'hui, nous les femmes, avec Gosso Yabayou on meurt ensemble", a laché une dame en colère.

Informé, le corps préfectoral conduit par le préfet de région de San-Pédro ; Coulibaly Ousmane alias Ben Laden est sur les lieux pour tenter désamorcer la bombe

Nous y reviendrons

Zétia 

15
December

Le député de san-pédro a ramené ce vendredi 15 décembre 2017, lors de l’examen du projet de budget 2018 en Commission, le gouvernement à une relecture de du budget qui selon lui comporte des points sombres à la compréhension. En effet, l’annexe fiscale 2018 en son article 42 prévoit une taxe de 5% applicable sur le chiffre d’affaire des entreprises du secteur bois. Une réforme incompréhensible puisqu’il fait perdre plus de 800 Milliards FCFA à l’Etat.   

« L’annexe fiscale 2018 propose en son article 42 la suppression de la taxe d’abattage calculée sur le volume de bois par mètre cube et propose une taxe sur les ventes de bois dont le taux serait de 5% applicable sur le chiffre d’affaire des entreprises du secteur bois. Cette réforme fait une prévision de 548.300.080 FCFA pour 2018. En lieu et place d’une recette fiscale de 1.354.000.000 FCFA pour 2017 faisant ressortir une perte de recette de 805.699.920 FCFA. Vu l’absence d’incidence réelle sur les recettes fiscales, je propose sa suppression de l’annexe fiscale 2018 », a-t-il insisté.

Les réponses de l’émissaire n’ayant pas convaincu le député Anoblé soutenu par certains députés, une suspension de séance a été demandée pour une concertation afin d’harmoniser les angles. 10 Minutes auront suffi pour reprendre les travaux pour avancer.

JEN

15
December

Les Alladian, Aizi et Akouri regroupés au sein des 3A, dans la région des 3 ponts, ont depuis le 14 décembre 2017 donné naissance à une semaine culturelle baptisée ‘’la semaine culturelle des 3a’’ à l’instar des fils et filles des autres régions de côte d’ivoire à savoir Grand-Bassam avec sa fête de l’’’Abissa’’, Bonoua et son Popo-Carnaval et tout récemment la région de Man qui vient de célébrer son  festival culturel.

 Les festivités qui se dérouleront sur une période de 3 jours allant du jeudi 14 au 16 décembre prochain, à la place mythique Philippe Grégoire Yacé de la ville, sont placées sous le haut patronage de la Grande Chancelière de Côte d’Ivoire Mme Henriette Dagri Diabaté, représentée pour la circonstance par Mme Tinnin Diabaté, sous la présence du ministre de la Culture et de la Francophonie, M. Maurice Kouakou Bandaman qui était représenté par son sous-directeur de la Promotion au Centre National des arts et de la Culture M. Dongo Kouadio Marius et sous le parrainage du ministre du Tourisme M. Fofana Sindou. M. Fossou François représentait Mme la ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, Kandia Camara à cette toute première édition de la semaine culturelle des 3A.

 On notait également la présence effective des autorités administratives et politiques locales, notamment Mme le préfet de Jacqueville, le 2ème adjoint au maire et les chefs traditionnels, coutumiers et les guides religieux qui sont venus massivement des quatre coins de la région.

La cérémonie proprement dite à démarré par une série d’allocutions. D’abord celle du chef de terre qui a fait une libation pour confier les festivités aux mannes pour accorder leur protection aux festivaliers afin que tout se passe dans de bonnes conditions. Ensuite, le 2ème adjoint au maire qui a juste souhaité la bienvenue à toutes les autorités qui ont effectué le déplacement pour avoir  honoré de leur présence cette cérémonie tout en leur présentant ses excuses pour les anomalies et difficultés constatées qui n’échappent à la naissance d’un bébé qui a un avenir radieux et promoteur qui voit le jour ce 14 décembre 2017 sur les bords la cité balnéaire de Jacqueville.

 L’adjoint au maire a indiqué que cette volonté d’initier une semaine culturelle à Jacqueville répond à un objectif. Celui de faire la promotion du riche patrimoine culturel des peuples Alladian, Aïzi et Akouri à l’échelle nationale et internationale et surtout ne pas perdre leurs repères culturels qui constituent leur identité pour les générations futures. « Pour le moment, c’est une petite semaine culturelle des 3A parce qu’elle ne durera que 3 jours. Les éditions prochaines vont respecter les normes de 7 jours pleins qui seront riches en couleurs sur tous les plans», a-t-il promis.

 Quant à Mme le préfet, elle a tout simplement dit toute sa joie pour l’initiative et a lancé un appel solennel aux peuples des 3A de s’approprier ce grand festival comme c’est le cas dans les autres régions du pays. Le représentant du chef du département ministériel de la Culture en Côte d’Ivoire, a au nom du ministre Maurice Bandaman remercié les initiateurs de ce festival qui manquait véritablement à Jacqueville et saisi l’occasion pour leur dire ses encouragement tout en leur exprimant sa disponibilité pour l’organisation des éditions à venir.

 La présidente fondatrice de l’ONG ‘’N’klo Bakan’’ Mme Géneviève Dagri dit être satisfaite pour cette 1ère édition. « Je remercie sincèrement toutes les autorités qui ont fait le déplacement. Voir des hautes personnalités du pays se déplacer est une marque de considération. C’est une grâce pour moi Je souhaite faire de Jacqueville un pôle d’attraction culturelle de dimension internationale. Grâce aux prières et soutien des uns et des autres, l’ONG N’klo Bakan va organiser un arbre de Noël pour les tout-petits cette année. L’ONG N’klo Bakan a un projet pour les enfants. Il s’agit de la Construction d’un centre d’accueil, d’éducation et de formation aux métiers des arts et culture », a-t-elle indiqué.  L’honneur est revenu à la représentante de la Grande Chancelière Henriette Dagri Diabaté, qui a adressé ses félicitations aux peuples des 3A pour avoir pris cette lourde responsabilité de mettre sur pied une semaine culturelle. «Je voudrais demander à tous de vous unir comme un seul homme pour construire un Ivoirien Nouveau par le canal de la culture qui constitue l’âme forte d’un peuple. Sur ce, je déclare ouvertes les festivités», a-t-elle conclu.

Il faut rappeler que les festivités de la semaine culturelle des 3A auxquelles participent de nombreux artistes nationaux, ceux venus d’Europe et  de la sous régions sont meublées par de nombreux concours (danse du terroir ‘’Mapouka’’, culinaire et sportif). Ce sera l’apothéose  de la 5ème édition anniversaire du festival ‘’Les 24 Heures du Reggae’’.

UPL-CI

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