Info News :

09
December

La délégation départementale du PDCI-RDA à San-Pedro a organisé le jeudi 7 décembre 2017 une cérémonie d’hommage à Félix Houphouet Boigny, président fondateur de ce parti. Cette journée marquant le 24ème anniversaire du décès du père fondateur de la Côte d’ivoire moderne a été marquée par une conférence publique animée par l’ex-secrétaire général du PDCI, Laurent Dona Fologo et d’une messe d’action de grâce à la cathédrale St Pierre de la cité portuaire.

« Félix Houphouet Boigny, de la création du PDCI à la Côte d’Ivoire moderne », thème qui aura permis au conférencier de rappeler les qualités du Président Félix Houphouët-Boigny qui, selon lui a tant aimé son pays, a toujours cultivé la paix et l’amour entre ses fils. « Je veux que vous reteniez, les traits caractéristiques de cet homme. Qui n’était pas ordinaire. Il était d’une grande simplicité et nous qui le fréquentions, qui le suivions, avons appris et bénéficié de ses qualités de grand rassembleur et d’homme de paix. Aujourd’hui, nous, les anciens, avons le devoir de transmettre à la jeunesse des valeurs que le Président Houphouët Boigny nous a léguées », a indiqué Laurent Dona Fologo. Selon lui, la principale de ces valeurs est la paix.

Saluant, l’initiative du député de la commune de San Pedro, Laurent Dona Fologo, a invité les jeunes à s’inspirer de la vie de Félix Houphouët-Boigny. « Nous comptons sur les jeunes pour prendre la relève demain. Il est important de dire aux jeunes ce que nous avons appris d’Houphouët-Boigny, ce sur quoi il a existé et comment il a fait pour réussir son œuvre en Côte d’Ivoire », a-t-il insisté. 

Selon le député Anoblé Félix pour qui cette journée hommage, vise à partager l’expérience d’un ancien avec la jeune génération afin que  le Président Houphouët demeure et reste dans l’histoire de la nation ivoirienne, il était important que les plus jeunes sachent ce que leurs ascendants ont fait et laissé pour eux. « Nous avons voulu la présence d’une personnalité qui a travaillé avec le président Félix Houphouët-Boigny pour parler à la jeune génération. Et vous remarquerez que 60% de la salle était donc composé de jeunes élèves. C’était donc l’occasion de faire en sorte pour que la jeune génération, la population et surtout les militants du PDCI-RDA, le parti qu’il a créé et qu’il nous a légué avant de partir, sachent qui est l’homme et ce qu’il a fait pour son peuple », a-t-il expliqué.

 

Zétia

09
December

La chargée d’affaire a expliqué ce samedi, à l’occasion de la journée internationale de la lutte contre la corruption, organisée par Open Africa Initiative (OAI) à Bingerville, deuxième capitale de la Côte d’Ivoire, les raisons qui n’attirent pas les investisseurs américains dans ce pays.

Selon Katherine Brucker, la mise en place de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance et la Commission d’Accès à l’Information d’intérêt public et au Document Public (CAIDP) avec le soutien de son pays, bien ayant contribué à l’éligibilité de la Côte d’Ivoire, Compact du Millenium Challenge Corporation, beaucoup reste à faire dans la lutte contre la corruption à Abidjan.

« Beaucoup reste à faire dans ce domaine (lutte contre la corruption, NDLR) », a déclaré Katherine Brucker pour qui la lutte contre ce fléau dans le secteur privé est le seul gage qui permettra aux entreprises américaines d’envisager la destination ivoirienne pour investissement. « L’Ambassade travaille avec les autorités ivoiriennes afin d’améliorer le climat des affaires, réduire la corruption et attirer les entreprises américaines en Côte d’Ivoire pour permettre au pays de réussir sur la voie de l’émergence », a-t-elle indiqué, annonçant également la disponibilité des USA à appuyer les efforts du gouvernement ivoirien dans ce combat qui, selon elle, doit aussi mettre l’accent sur le renforcement des capacités des tribunaux pour une plus grande transparence.

« Lorsque nous combattons la corruption, nous améliorons nos vies et les vies des personnes dans nos communautés, dans nos villes et dans le pays tout entier », a-t-elle conclu en félicitant l’Ong Open Africa Initiative pour avoir fait le choix d’engager le difficile et complexe combat contre la corruption.

Pour Sédric N’Gotta, président de Open Africa Initiative, la manifestation de ce samedi, marquée par une marche partie de l’entrée dans la ville de Bingerville et pris fin dans la cour de la Sous-préfecture de cette cité, ce n’est que le début de plusieurs actions similaires qui vont suivre sur l’ensemble du territoire national pour une grande sensibilisation des plus jeunes sur ce fléau et le danger qu’il présente dans la société.

Pour cette campagne à venir, une cinquantaine de jeunes issus des 31è régions de la Côte d’Ivoire ont été initiés à la détection du phénomène mais surtout comment le combattre. Ils ont été formé à l’utilisation de l’application baptisée ‘‘alerte corruption’’ qui est une arme de dénonciation de la corruption pour Open Africa Initiative.

JEN              

08
December

Le nouveau Bureau Exécutif de l’Union des Patrons de Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (UPL-CI) a été investi ce vendredi 08 décembre 2017 à la Maison de la Presse d’Abidjan-Plateau en présence de plusieurs ses partenaires, notamment le ministère de la Communication, de l’Economie et de la Poste, le ministère de la fonction publique, le ministère de la modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public et du Conseil National de la Presse (CNP).

Situant le contexte de cette cérémonie, le Président de cette organisation professionnelle des promoteurs de presse numérique, Nando Dapa a qualifié ‘‘d’unique en son genre’’ dans le secteur de la presse en ligne. « Elle n’est pas une organisation professionnelle de trop et elle ne marche sur les plates-bandes d’aucune autre organisation professionnelle du secteur du numérique en Côte d’Ivoire. », a-t-il précisé avant d’ajouter qu’avant sa création en 2015 ‘‘Il y avait donc un vide criant quant à la presse numérique’’, car ‘‘il n’existait aucune autre organisation des patrons de  presse numérique’’. « C’était plutôt  la presse écrite dont les promoteurs s’étaient regroupés au saint du Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (GEPCI) », a-t-il indiqué avant de lancer un plaidoyer pour un soutien au secteur en direction des décideurs et partenaires.

« Tout comme la presse imprimée ou si vous préférez la presse papier, la presse numérique a également ses difficultés. Nous avons aussi bien des charges salariales que  matérielles ou techniques. Notamment, les frais d’hébergement, la connexion à internet à haut débit, le loyer, l’électricité, l’eau, les frais de déplacement des reporters, les outils de travails de nouvelle génération etc. », a-t-il égrené le chapelet des difficultés du secteur. « C’est pourquoi nous souhaitons vivement l’accompagnement  du fonds de soutien et d’aide à la presse (FSDP) », a-t-il plaidé.

Mais l’UPl-CI, selon son président, ne souhaite pas avoir le même critère d’éligibilité que celui de la presse imprimée. « Car, estime M. NANDO, les deux secteurs n’ont pas le même mode de publication et de diffusion des informations, ni les mêmes supports et canaux. «  Vous comprenez dès lors qu’il ne serait pas juste de nous loger dans le même registre », a-t-il souligné.

Une plaidoirie bien reçue par le représentant du ministre de la communication, de l’Economie Numérique et de la poste, BABA Kaboré qui a promis transmettre ces doléances au Ministre Koné Nabagné qui, selon lui, accorde beaucoup d’intérêt au développement de ce secteur. « Rassurez, une fois que je rendrai compte au Ministre, il donnera des instructions », a-t-il promis.

Le ministère de la modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public par la voix de son représentant, Gustave Kacou, transmettant les encouragements du Ministre Pascal Kouakou Abinan à l’UPL-CI et à son bureau, a réitéré l’engagement du ministère à nouer un partenariat avec cette structure pour une communication plus large sur ses activités.

Il en est de même pour le ministère de la fonction publique qui entend s’appuyer sur l’UPL-CI pour porter sa voix auprès de ses usagers. ‘Nous sommes un ministère où il faut toujours communiquer et permettre aux fonctionnaires d’être informés sur les dispositions à prendre pour toute démarche de dossier les concernant », a indiqué KOUADIO Koffi Bâh Stéphane, sous-directeur de la communication représentant le ministère à cette cérémonie.

Pour l’Oser, l’UPL-CI est le partenaire idéal pour la diffusion efficace de ses messages en temps réel. « Notre institution s’engage avec l’UPLCI dans un partenariat gagnant-gagnant pour l’atteinte de nos objectifs communs », a annoncé Konan Arsène, représentant Désiré Aka ECHUI DG de l’OSER, parrain de la cérémonie. « L’OSER, dans le cadres de ses misions saura vous apporter la formation nécessaire en vue de l’accompagner dans les préventions des accidents et la protection des usagers de la route », a-t-il promis avant de lancer un appel à la prudence de tous sur les routes en cette fin d’année, période festive.     

Une reconnaissance spéciale a été adressée à Raphaël Lakpé, Président du Conseil National de la Presse pour ses Conseils avisés.

Cette cérémonie d’investiture de haute importance pour l’UPL-CI, a été l’occasion pour elle d’initier une conférence les ramifications juridiques du secteur sur le thème : « Encadrement juridique des médias en ligne : quelle conciliation entre liberté de la presse et responsabilité ? ». Elle a été prononcée par Me Dossou Yovo Marius Janvier, Secrétaire général adjoint de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HAAC) du Bénin, également administrateur et doctorant d’Etat en droit juridique. Il est venu à l’invitation de l’UPL-CI pour partager l’expérience de son pays avec les acteurs du secteur du numérique en Côte d’Ivoire.

UPL-CI

07
December

DECLARATION SUR LE VOTE DU BUDGET MODIFICATIF 2017 PAR L’ASSEMBLEE NATIONALE

Ce mardi 05 décembre 2017, les députés de l’Assemblée nationale ont été invités à adopter sept (7) projets de loi dont le projet de loi de finances rectificatives portant Budget de l’Etat pour la gestion 2017.

A travers ce projet de loi, le gouvernement propose, à quelques jours de la fin de l’exercice budgétaire, de modifier et de rebâtir le budget 2017 car, selon lui, certaines hypothèses qui ont servi de bases à l’élaboration du budget initial ont été profondément modifiées. Le Gouvernement a indexé :

  • Les prévisions de croissance mondiale qui seraient ternes et en recul ;
  • Les cours du cacao en baisse de 35% ;
  • Les cours du pétrole brut en hausse.

Selon le gouvernement, ces variables ont une incidence majeure sur la performance de l’économie nationale à tel point qu’il conviendrait de revoir à la baisse le taux de croissance à 8,5% au lieu de 8,9% initialement prévu et de réduire le budget de 53.782.439.643 FCFA, le ramenant de 6501.421.152.075 FCFA initialement prévu à 6447.638.712.432 FCFA.

Au regard de ces évolutions négatives, le gouvernement a procédé à un certain nombre d’ajustements tant au niveau des ressources que des dépenses.

Avec six autres députés de l’Assemblée nationale membres des Groupes parlementaires ‘’ AGIR Pour le Peuple’’ et ‘’VOX Populi’’, j’ai voté contre ce projet de loi. Les raisons tiennent aux motifs du projet de modification du budget d’une part, et au contenu même du projet d’autre part.

  1. DES MOTIFS FALLACIEUX POUR MASQUER LA MAUVAISE GOUVERNANCE ET L’ECHEC ECONOMIQUE DU GOUVERNEMENT

On distingue généralement deux catégories de raisons qui appellent à l’adoption de lois de finances rectificatives : soit la conjoncture économique évolue négativement au point de modifier les conditions d’exécution de la loi de finance initiale, soit une nouvelle orientation est donnée à la politique économique et budgétaire.

Ainsi, s’il sied de modifier la loi de finance initiale par un collectif budgétaire en cas de survenance de bouleversements profonds des équilibres antérieurs, force est de noter que les arguments proposés en l’occurrence par le gouvernement sont à l’opposé de la réalité et dénotent plutôt sa mauvaise gouvernance et son échec économique.

  • S’agissant de la tenue de l’économie mondiale

Le 18 Avril 2017, le Fonds monétaire international (FMI) prédit une croissance de l’économie mondiale à 3,5 % en 2017 contre 3,1 % en 2016, sur fond de reprise de l’investissement, de la production et du commerce. D’où le gouvernement tient- il ses statistiques pessimistes sur l’évolution de l’économie mondiale ?

  • La baisse des cours du cacao de 35%: Les cours ont effectivement baissé de 35% depuis novembre 2016. Mais cette chute était prévisible et ce depuis le mois de Septembre 2016 où les cours avaient amorcé leur dégringolade. Le gouvernement en a certainement tenu compte dans ses prévisions pour le budget 2017.
  • La hausse des cours du pétrole brut: L’analyse du marché du pétrole montre aussi que la hausse du prix du brut n’est pas une nouveauté. En effet depuis le mois de Novembre 2016, le prix du baril est monté à 46,95 dollar le baril, et il n’a plus baissé depuis cette date. Là aussi, il s’agit plutôt d’une évolution censée être connue du gouvernement.

 

Au total, les raisons invoquées par le gouvernement pour justifier le vote de ce collectif budgétaire nous paraissent fallacieuses.  Nous n’entérinerons pas l’injure que se fait le gouvernement lui-même en prétendant qu’il a été surpris par des évènements abondamment commentés. Non, le prétexte du collectif se trouve ailleurs. Le gouvernement n’a pas le courage de l’avouer. Pourtant il sait que la vérité ne peut pas échapper à un examen minutieux du projet de budget modificatif.

Nous estimons par ailleurs qu’à l’occasion de cet exercice budgétaire, les préoccupations immédiates de nos compatriotes auraient dues être prises en compte. En effet, à la cherté de la vie, est venue s’ajouter la dégénérescence des infrastructures routières et voiries révélée par les fortes pluies actuelles. Les voies d’accès des principales villes du pays sont impraticables. Presque tous les quartiers d’Abidjan (Riviera, Koumassi, Abobo, etc.) croulent sous les eaux de ruissellement, plusieurs décès ont été enregistrés.

Les dépenses publiques doivent être sérieusement réorientées pour tenir compte de la souffrance des ivoiriens.

 

  1. DU COLLECTIF BUDGETAIRE

Le collectif budgétaire proposé par le gouvernement appelle plusieurs remarques.

  1. S’agissant de certains postes de recettes de la DGI et de la DGD

Les recettes de la DGI sont estimées à 1664 milliards de FCFA, contre un niveau de 1 753 milliards de FCFA, soit une baisse de 89 milliards de FCFA (-5.34%).

Cette baisse est due principalement aux contreperformances annoncées des lignes d’impôts suivants :

  • Les droits d’enregistrement et de timbresenregistrent une baisse de 76 milliards de FCFA. Le gouvernement explique qu’il consent  cette annulation de droits d’enregistrement et de timbre sur le cacao pour soutenir le prix au paysan, suite à la baisse des cours. Cet argument n’est pas recevable dans la mesure où le dispositif de stabilisation des prix de la filière café et cacao a permis à l’Etat de récolter environ 468 milliards de FCFA selon plusieurs experts, avec la hausse continue des cours de 2011 à 2016. Il s’agit d’appliquer tout simplement ce dispositif. L’annulation des droits d’enregistrement et timbres constitue un manque à gagner pour l’Etat et nous semble être un congé fiscal destiné à certains ‘’amis et parents’’ exportateurs.

 

  • L’impôt BIC hors pétrole et gazaccuse une baisse de 7 milliards de FCFA prévue en raison de la contraction de l’économie dont le taux de croissance passe de 8.9% à 8.5%. Ceci marque la fragilité de l’économie ivoirienne avec une assise fiscale peu diversifiée où une poignée d’agents économiques sont pressés fiscalement pour tenir les engagements de l’Etat. Quelle a été la contribution de ce gouvernement à la diversification de l’économie depuis l’arrivée de Ouattara au pouvoir ?
  • La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) : Une baisse de 6 milliards de FCFA en lien avec la contraction de l’économie.
  • Les revenus du domaine baissent de 15 milliards de FCFA sans explication du gouvernement. Pourquoi une baisse aussi importante (-41%) par rapport au niveau prévu dans le budget initial ?

 

  • Les recettes de la DGD : Les recettes de la DGD sont estimées à 1 398 milliards de FCFA contre 1 584 milliards de FCFA, soit une baisse de 186 milliards de FCFA (-13.27%).

Cette baisse est imputable au moins-values attendues sur les taxes et droit de douances suivants :

  • Les taxes à l’importation sur les produits pétroliers: Elles baissent de 146 milliards de FCFA. Le gouvernement prévoit une baisse de la taxation prévue sur le litre du super carburant et du gasoil qui passe respectivement de 256 FCFA/litre à 150 FCFA le litre et de 249 FCFA/litre à 150 FCFA/litre. Il est également prévu une baisse du taux de croissance des volumes de 16% à 15% pour le super et 8% à 7% pour le gasoil en lien avec la contraction de l’économie. Curieusement cette baisse de la taxation n’est pas répercutée sur les prix à la pompe. Au contraire les prix augmentent : le litre du super est passé de 570 F CFA /litre en mai 2017 à 595 F CFA /litre en décembre 2017 (+25 F). Qu’a t’on fait des ressources collectées à l’occasion de ces augmentations ?

 

En définitive, on constate une baisse généralisée des ressources fiscales. Les recettes non fiscales augmentent faiblement et ne peuvent pas compenser la chute des recettes fiscales. En d’autres termes la mauvaise gouvernance des sociétés à participation publique ne leur permet pas de participer à la mobilisation des ressources de l’Etat.

Au contraire les appuis budgétaires connaissent une hausse importante et se présentent avec les ressources d’’emprunts comme les principales sources de financement de ce collectif budgétaire. L’ensemble des ressources extérieures constituent 41% des ressources du budget et souligne une fois de plus la fragilité de l’économie nationale et la dépendance chronique du pays vis-à-vis de l’extérieur. En réalité les taux de croissance annoncés à grand renfort de publicité ont un impact dérisoire sur le tissu économique national.

 

  1. L’inadéquation ressources et dépenses

On constate très clairement que pendant que les ressources internes baissent, les dépenses ordinaires augmentent. Ce qui revient à creuser le déficit budgétaire qui passe de 3,1% à 4,5% et accentue le décalage de la Côte d’Ivoire vis-à-vis des règles de convergence de L’UEMOA. Le ratio masse salariale sur recettes fiscales est de 41,70% bien au-delà du critère requis de 35%. Il en est de même pour le taux de pression fiscale (recettes fiscales sur PIB) qui ressort à 15,4% contre la norme minimum de 17%.

Cette situation renforce aussi la dépendance vis-à-vis des appuis budgétaires et de l’endettement. En effet, c’est l’accroissement de ressources extérieures qui finance les dépenses ordinaires de l’Etat alors que les dépenses d’investissements baissent. Ce qui est une aberration. On peut bien accepter que les ressources extérieures financent l’investissement mais pas le fonctionnement courant de l’Etat.

Selon un rapport de l’ambassade de France de février 2017, la dette publique a atteint 48,3% du PIB (17,3 Mds USD) à fin 2016. Et pourtant le gouvernement continue de se féliciter de sa bonne gestion de cette dette prétextant que ce taux serait en dessous de 70% qui est la limite exigée par les règles de convergence de l’UEMOA. Ce que le gouvernement oublie de noter est que ce taux était de 36% au lendemain du point d’achèvement du PPTE en Juin 2012. En cinq ans d’exercice, le taux est remonté à 48%, soit une évolution de 2 points par an, pendant que la croissance du PIB est sur une pente décroissante. A cette allure, on risque d’atteindre le taux de 70% dans moins de 9 ans et de soumettre le pays à un infarctus économique et financier.

Par ailleurs, il convient de mentionner que le stock de la dette publique qui était de 8 383 milliards de FCFA à la veille du point d’achèvement du PPTE en mai 2012 a été pratiquement reconstitué au 30 juin 2016 avec un niveau de 8 156,6 milliards de FCFA, soit 97% du stock d’avant PPTE. Le drame est que cet endettement n’a eu aucun impact sur la santé et la diversification de l’économie nationale pour rembourser confortablement cette dette.

En définitive Monsieur Alassane Ouattara préfère la solution de facilité qui consiste à accumuler dettes sur dettes pour financer des opérations dont la pérennité est discutable ainsi que le démontre la fragilité révélée par les récentes pluies diluviennes. Cela confirme toutes les supputations sur le processus d’attribution des marchés publics marqué davantage par le népotisme que par les capacités professionnelles des entreprises.

 

  1. L’inversion des priorités

L’analyse détaillée du collectif fait apparaitre les faits marquants suivants

  • Les dépenses ordinaires de la Présidence de la République augmentent de 22.5% (+19 milliards de FCFA) passant de 86 milliards de FCFA à 105 milliards de FCFA ;
  • Les dépenses ordinaires et subventions du Ministère de la défense croissent de 76% (+ 8 milliards de FCFA) ;
  • Les dépenses ordinaires du Ministère du Budget et du portefeuille d’Etat augmentent de 21% (+74 milliards de FCFA).

Soit pour ces trois Institutions une augmentation budgétaire totale de 101 milliards FCFA correspondant curieusement au montant des sommes payées aux mutins.

A l’inverse :

  • Le budget d’investissement du Ministère de la santé de l’hygiène publique décroit de 6% (-10 milliards de FCFA), ce qui impacte l’offre de santé de publique ;
  • Le budget d’investissement du ministère des infrastructures économiques baisse de 8% (-51 milliards de FCFA) ;
  • Le budget d’investissement du Ministère de l’éducation nationale recule de 17% (-9 milliards de FCFA) ;
  • Le budget d’investissement de l’enseignement technique baisse de 61% (-12 milliards de FCFA) ;
  • Le budget d’investissement du ministère de promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes dégringole de 23% (-milliards de FCFA) ;
  • Les dotations des EPN baissent globalement de 11 milliards de FCFA.

 

En 6 mois, le gouvernement a changé radicalement ses priorités qui sont désormais les dépenses ordinaires de la présidence et les paiements camouflés aux mutins. Les infrastructures, la santé, l’éducation et la jeunesse sont les secteurs sacrifiés.

  1. Absence d’une doctrine de gestion budgétaire 

Les augmentations et réductions budgétaires faites de manière hasardeuse ainsi que nous l’avons présenté, montre bien l’absence d’une boussole pour la conduite de la politique budgétaire. La politique de gestion budgétaire est conduite au gré des circonstances.

Il n’y a pas de vent favorable pour qui ne sait pas où il va.

  1. Absence d’état d’exécution du budget

Comment apprécier les réductions budgétaires proposées, notamment au niveau des ministères des infrastructures économiques (-51 milliards FCFA soit 8%), de l’enseignement technique (-12 milliards FCFA soit 61%), de la jeunesse et de l’emploi (-23%) si elles ne sont pas accompagnées d’un état d’exécution du budget initial, d’autant que nous sommes pratiquement en fin d’exercice. Au demeurant, les ministères et institutions concernés par ces augmentations budgétaires sont-ils en mesure de consommer en  moins d’un mois (d’engager et de liquider) tous ces crédits alloués ?

Qui a financé les paiements faits aux mutins ? Par ‘’avance de trésorerie’’ ou en puisant dans les ressources de la filière café-cacao ? Dans cette dernière hypothèse, qu’est-ce qui garantit que ces sommes seront remboursées à la filière étant donné le caractère suspect de leur localisation ?

 

 

CONCLUSION

Au total, à travers ce budget modificatif, le gouvernement invite les députés à avaliser ses erreurs d’appréciation et ses insuffisances, et particulièrement des engagements qu’il a pris sans les consulter alors qu’il savait que la satisfaction de ces engagements bouleverserait totalement les priorités et le budget de l’Etat. Non seulement le gouvernement ne fait pas ce qu’il a sollicité et pour lequel il a obtenu l’accord du parlement, mais plus grave il fait ce qui n’était pas prévu et demande aux députés d’en prendre acte.

Voter ce collectif serait abdiquer les prérogatives du parlement et le rabaisser à une chambre d’enregistrement. La République et l’histoire ne le pardonneront pas. Voter ce budget modificatif serait encourager l’incompétence, l’inconséquence et la mauvaise gouvernance. C’est pourquoi, l’Assemblée nationale aurait dû rejeter le projet de loi de finances rectificatives portant Budget de l’Etat pour la gestion 2017. J’ai voté contre.

 

L’Honorable Pascal AFFI N’Guessan

Député des Sous-Préfectures et Commune

d’Andé, d’Assié-Koumassi et de N’Guessankro, et de la Sous-préfecture de Bongouanou

 

07
December

DECLARATION DE SOUTIEN À MONSIEUR CHEICK TIDIANE GADIO

Le Comité Exécutif de l’ONG BANDAM AFRICA réuni en session extraordinaire, le 22 novembre 2017 pour analyser les motifs de l’arrestation aux USA, de son Président d’honneur, le Ministre Cheick Tidiane Gadio décide :
- Le Comité Exécutif apporte son soutien indéfectible à son Président d’honneur, le Ministre Cheick Tidiane Gadio.
- Le Comité Exécutif de l’ONG BANDAM AFRICA salue la relaxe provisoire du Ministre Cheick Tidiane Gadio par la justice américaine, ceci dans  l’attente de son jugement le 18 décembre 2017.
- Le Comité Exécutif de l’ONG BANDAM AFRICA réaffirme sa confiance en la justice américaine qui, nous l’espérons prononcera la relaxe pure et simple de Monsieur Cheick Tidiane Gadio, ceci dans l’attente de la conférence annuelle de notre organisation prévue à  Abidjan du 20 au 21 décembre 2017.
BANDAM AFRICA est une Organisation Non Gouvernementale (ONG) qui, prône la valorisation du patrimoine culturel africain, et entend faire du développement de notre continent, le résultat de ses propres valeurs. Son siège social est à Abidjan, en Côte d’Ivoire.


Le Président,
DEMBA Diallo

07
December

Une cinquantaine d’enseignants membres de la Coordination des Enseignants de Second degré de Côte d’ivoire (CES-CI), section San-Pedro, étaient dans la soirée du lundi 04 décembre 2017 dans la cours de la préfecture. Ces enseignants  ont  décidé ce jour, d’un arrêt de cours pour protester contre la bastonnade d’un des leurs par la gendarmerie.  

« Nous sommes là ce soir pour protester contre une situation. Le samedi 02 décembre, nous avons un camarade enseignant en la personne de Yéo Nababin, professeur de SVT au Lycée Inagohi qui a été violemment molesté par des gendarmes de la brigade du port», a vigoureusement dénoncé Gogbeu Adolphe, fédéral de la CES-CI.

Selon lui, les faits se sont passés dans la soirée au quartier ‘‘cité’’ (situé non loin du maquis ‘’le baoulé’’), alors son collègue s’y était rendu faire réparer sa voiture  dans un garage. Impressionné par une voiture qu’il avait trouvée sur les lieux, le propriétaire du véhicule, l’adjudant  Konan de la brigade du port qui n’a pas apprécié ce geste, l’a pris pour un voleur. Ne lui ayant pas donné l’occasion de s’expliquer, l’adjudant a demandé du renfort en faisant appel à trois de ses éléments pour administrer une correction proportionnelle au ‘‘crime du toucher’’ commis par l’infortuné Yéo. 

« Malgré l’intervention du mécanicien, qui témoignait que le camarade Yéo était son client et qu’il était surtout enseignant, les gendarmes n’ont pas suivi. Ils ont décidé d’aller jusqu’au bout de leur action », a dénoncé Gogbeu Adolphe. 

Par cet arrêt de travail, la coordination entend témoigner sa solidarité à son collègue battu afin de protester et mettre fin, selon eux, à ces agissements répétés,  des forces de l’ordres contre les enseignants dans la commune.

Zétia

06
December

Le gouvernement ivoirien a annoncé ce mercredi 06 le départ à la retraite anticipée volontaire de d’un millier de militaires dans le cadre de la mise en œuvre de son plan de réforme de l’armée.

Cette mesure qui concerne 991 candidatures retenues sur 1067 dossiers enregistrés, selon le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné Nabagné, prend effet le 31 décembre 2017 et donne droit à un accompagnement financier dont le montant n’a pas été communiqué.

Mais selon une source militaire, un montant consensuel de 15 millions FCFA a été arrêté par les autorités sans tenir compte des grades et du nombre d’année restant pour le départ à la retraite des candidats à ce programme. Ce montant, souligne-t-il, aurait pu être calculé en fonction du nombre d’année restant en y ajoutant le bail dont bénéficient les personnes intéressées pour qu’il soit juste. Ce qui n’a pas été le cas.

Cette mesure vise, selon Koné Nabagné Bruno, à rendre l’effectif de ses Forces Armées conforme aux normes admises en termes d’encadrement dans les armées modernes qui recommande 25% de sous-officiers et 70% de militaires du rang. « Afin de garantir le respect de la pyramide des grades et de rajeunir les effectifs, le Gouvernement a décidé de mettre en œuvre une politique de départ volontaire des militaires », a expliqué M. Nabagné annonçant sans précision le nombre de plusieurs milliers de départ pour que cette pyramide soit respectée.

Les 03 Officiers, 634 Sous-officiers  et 354 Militaires du rang concernés par ce premier départ seront rayés des effectifs des Forces Armées de Côte d’Ivoire et seront admis à faire valoir leurs droits à pension de retraite à compter du 1er  janvier 2018.

L’effet de l’armée ivoirienne

Mais toujours selon notre source militaire, l’effectif actuel de l’armée ivoirienne qui est estimée à 22.396 hommes répond plutôt à un losange. C’est-à-dire 23,75% de militaires du rang, 70% de sous-officiers et 6,25% d’officiers. Alors que cet effectif, pour une armée moderne, prévoit, souligne-t-il, 5% d’officiers, 25% de sous-officiers et 70% de militaires du rang.

L’intégration en 2014 de 8400 caporaux issus des ex-forces nouvelles aux grades de sous-officiers sans avoir subi de test ni de formation comme le recommande toute armée normale, est à l’origine de cette nouvelle configuration qui enlève à l’armée ivoirienne toute son efficacité dans sa réaction face à des situations.

JEN

06
December

« Le Conseil a adopté un décret portant limitation de l’âge des véhicules d’occasion importés en Côte d’Ivoire », a annoncé ce mercredi 06 décembre Bruno Koné après un conseil des ministres.

Ce décret, précise-t-il, fixe l’âge limite des véhicules d’occasion importés en Côte d’Ivoire en fonction du type de véhicule et de l’activité à laquelle il est affecté.

Ainsi pour importer un véhicule automobile d’occasion, affectés au transport public de personnes ou de marchandises, il doit avoir l’âge de mis en circulation cinq (05) ans pour les taxis, sept (07) ans pour les minicars de 09 à 34 places, sept (07) ans pour les camionnettes jusqu’à 5 tonnes, dix (10) ans pour les cars de plus de 34 places, dix (10) ans pour les camions de 05 à 10 tonnes et dix (10) ans pour les camions de plus de 10 tonnes.

« Ce dispositif vise à réduire significativement le nombre croissant d’accidents de la route ainsi que les gaz polluants qui induisent de graves problèmes de santé et nuisent considérablement à l’environnement », a expliqué M. Nabagné.

 

Aussi, le Conseil a-t-il adopté un décret portant fixation des durées d’exploitation de ces véhicules.

 

Les durées d’exploitation des véhicules affectés au transport public ou privé de personnes ou de marchandises, à compter de la date de leur première mise en circulation, sont fixées comme suit : sept (07) ans pour les taxis, dix (10) ans  pour les minicars de 09 à 34 places, dix (10) ans  pour les camionnettes de moins de 5 tonnes, quinze (15) ans pour les cars de plus de 34 places, vingt (20) ans pour les camions de 05 à 10 tonnes et vingt (20) ans pour les camions de plus de 10 tonnes.

Toute fois le gouvernement se donne 10 ans pour la mise en œuvre effective de ces mesures.

« Une période transitoire de dix (10) ans est accordée aux propriétaires des véhicules déjà en circulation, affectés au transport public ou privé de personnes ou de marchandises, bénéficiant d’une autorisation de transport, en vue de leur permettre de se mettre en conformité avec la nouvelle réglementation. Pendant cette période transitoire, le contrôle technique automobile sera renforcé et des opérations de retrait de la circulation des véhicules de transport les plus âgés auront lieu. Un arrêté interministériel fixera les tranches d’âge des véhicules concernés », a-t-il indiqué.

JEN

 

05
December

La Coalition des hommes, femmes d’affaires et décideurs chrétiens africains, structure de la Communauté catholique mère du divin amour (Cmda), a organisé sa 2è édition de rencontre d’affaires, les 2 et 3 décembre 2017, au Palais de l’Hôtel Ivoire d’Abidjan avec pour thème « Par la foi vous déplacerez des montagnes ».

Au cours de ces deux jours de rencontre d’échange et de partage, des chefs d’entreprises et décideurs africains, notamment Talibi Haïdara, administrateur d’entreprise immobilière, Jean Luc Konan, directeur d’une structure bancaire et le Père François Kaboré, directeur du Centre d’action pour la paix (Cerap) d’Abidjan, ont présenté leurs structures et les potentialités qu’elles offrent aux usagers. Cet échange sur les motivations, les écueils, les potentialités, les ressources, de création d’entreprise a eu pour modératrice la journaliste Agnès Kraidi.

Les intervenants ont expliqué comment ils ont quitté les hautes responsabilités à l’échelle continentale qu’ils occupaient pour se mettre à leur propre compte. « Il faut partir par moment lorsque vous pensez être utile pour vous et créer votre propre entreprise pour employer d’autres personnes », ont-ils indiqué avant de prévenir que tout début est difficile. « Lorsque vous voulez créer une entreprise, certes le début ne sera pas facile, mais mettez votre confiance en Dieu, il fera le reste », confie Haïdara.

Jean-Luc Konan, part de son cas spécifique pour expliquer le désert que l’on souvent traverser. Mais, estime-t-il, avec le concours du Seigneur, on arrive toujours. « Il faut croire en ses potentialités et se donner les moyens d’y arriver  en faisant confiance au Seigneur », a-t-il affirmé.

Les enjeux

Pour Mariam Dao Gabala, présidente de la Coalition, par ce séminaire, les chefs d’entreprises et décideurs devraient se résoudre à changer et transformer positivement les économies de leurs nations. « Les chrétiens ont intérêt à se révéler et à s’engager avec l’Esprit en bouleversant la donne afin de développer pour créer de la richesse et la redistribuer », a-t-elle expliqué.

Ce séminaire international a donné lieu à des enseignements basés sur la foi qui ont portés sur comment les hommes, femmes d’affaires et décideurs africains peuvent développer leur business en mettant Dieu cœur de leurs actions afin d’aider l’Afrique. Cet exercice spirituel a été fait par le Frère Jean Emmanuel Akobé, fondateur de la Cmda et initiateur de cette rencontre. Il invite à placer Dieu au centre de tout afin de bénéficier de ses bienfaits. « Je vous exhorte à mettre Dieu au cœur de la politique et de toute action que vous entreprenez. Que la vie soit un sacrifice, c’est-à-dire, vous devez travailler à l’avènement de l’Afrique pour que les jeunes aient de l’emploi et ne soient plus dépendants des autres », a-t-il souhaité.

Abordant la question des de l’immigration clandestine des jeunes africains, il pointe du doigt les dirigeants des pays. « Les jeunes africains, qui traversent au péril de leur vie la méditerranée en Libye pour rejoindre l’Europe, à la recherche d’un mieux-être ne, sont pas responsables. Ce sont plutôt les dirigeants », a-t-il dénoncé.

Cette 2è édition du séminaire international d’hommes d’affaires chrétiens a mobilisé 11 délégations venues des pays de la sous-région et plus de 1200 participants.

Toussaint Ouaoua

05
December

Un séminaire sous régional, organisé par l’Institut de Sécurité Maritime Interrégional (ISMI) sur le terrorisme dans le Golf de Guinée a ouvert ce mardi 05 décembre 2017 à Abidjan avec des Etats du Golfe de Guinée.

Il s’agit au cours de ce séminaire d’identifier les menaces et risques liés au terrorisme maritime spécifiques au golfe de Guinée; d’identifier les dispositifs de lutte contre le terrorisme maritime, le cadre juridique en place et les structures existantes en matière de partage d’information et de coordination de l’action des services dans la sous-région afin de dresser un lien avec le terrorisme qui sévit dans la bande sahélo-saharienne, notamment les connections entre piraterie – brigandage  maritime et groupes armés terroristes pour envisager une réponse appropriée en cas de situation.

« L’intérêt de cette formation est de favoriser le partage d’expérience et d’informations entre Etats de la sous-région afin d’anticiper par des réponses appropriées (moyens juridiques et généraux) aux menaces ou attaques terroristes », a déclaré Abroulaye Fofana, Secrétaire permanent du comité interministériel chargé de l’action de l’Etat en mer, représentant le premier ministre à ce séminaire. « Pour la Côte d’Ivoire, répondre efficacement à la menace terroriste, requiert d’une stratégie globale des pays de la sous-région », a-t-il ajouté.    

Pour LABARA Shuaibu Magaki du Nigéria, les pays africains paient aujourd’hui, le lourd tribut de leur négligence. « Avant qui aurait cru qu’un africain pouvait se faire exploser à la bombe pour donner la mort à plusieurs personnes ? », interroge M. LABARA sur l’importance de la menace de ce fléau sur le continent africain. « Nous (Nigéria) avons négligé l’aspect prévention, voilà pourquoi le Nigéria est aujourd’hui confronté au terrorisme auquel il éprouve des difficultés à donner une réponse efficace », a-t-il expliqué l’ampleur du phénomène dans son pays empêchant aujourd’hui toute activité champêtre et maritime.    

Prennent part à cette formation qui prend fin le 07 décembre 2017, cadres des administrations, militaires et cadres d’entreprises implantées en Afrique de l’Ouest et Centrale.

L’Institut de Sécurité Maritime Interrégional (ISMI) délivre des enseignements répondant aux besoins des Etats du golfe de Guinée dans le domaine de la sécurité et sûreté maritime et de l’action de l’Etat en mer. Son siège est situé en Côte d’Ivoire, au sein de l’Académie régionale des Sciences et Techniques de la Mer (ARSTM).

JEN

05
December

Le député de San-Pedro commune, Miézan Anoblé Félix a déploré la déshumanisation des noirs en Libye, le jeudi 29 novembre 2017, à l’occasion  de la célébration du Mahoulid qui s’est déroulée à la place ‘‘Terre Rouge’’ de la commune.

« Nous avons constaté que dans une partie de l’Afrique, où principalement des jeunes qui n’ont rien demandé que de chercher le bonheur pour leur mieux être, se retrouvent dans une  situation qu’on pensait avoir oubliée  depuis plus de 50 ans. On nous dit, et cela est confirmé, que les jeunes sont vendus aujourd’hui, mais pire, des femmes sont violées et les hommes traités en femmes en Libye », s’est indigné Félix Anoblé qui a fait cette sortie suite aux  propos tenus par le Président Français, Emmanuel Macron lors de sa récente visite au Burkina-Faso. 

En effet, le Président français,  lors de sa récente visite au  Burkina-Faso,  se prononçant sur le sujet a décliné toute responsable de son pays dans cette tragédie. Emmanuel Macron invitait alors les chefs d’état africains à prendre leur  part de responsabilité.

Mais pour l’honorable Anoblé Félix cela ne fait l’ombre d’aucun doute. La France est entièrement responsable de ce qui se passe en terre libienne. « C'est la France qui est responsable de ce qui se passe en Libye. Parce que le premier responsable de ce qui se passe là-bas, c’est celui qui a tué  Mouammar Kadhafi. Donc c’est la France qui est responsable de cela », affirme-t-il. Selon le député de la cité balnéaire, au temps de l'ex président Libyen, ce pays était un des pays les plus paisibles d’Afrique où ceux qui ne travaillaient pas,  avaient même un salaire.

S’adressant à la jeunesse ivoirienne, Félix Anoublé estimant que la Côte d’Ivoire regorgeant de nombreuses potentialités économiques, il les a invité se détourner du chemin libien qui est, selon lui, une issue dangereuse.  « Je lance un appel aux jeunes pour leur dire que notre pays a eu la chance d’avoir de la bonne terre et une bonne pluviométrie pour nous nourrir. Alors, j’invite mes jeunes frères à faire l’effort de s’investir ici, chez nous afin d’avoir une vie meilleure », a-t-il exhorté.

Aux Imams, il leur a demandé de continuer à prodiguer des conseils aux jeunes.  «Je sais chaque jour que Dieu fait, vous prodiguez des conseils à tous. Que Dieu fasse qu’en ce jour où nous nous rappelons de la naissance d’un grand homme, cela soit un jour de bonheur pour nous tous mais surtout qu’il soit un début de bénédiction  pour toute la jeunesse de la Côte d’ivoire et en particulier celle de San-Pedro»,  a indiqué le député Anoblé Félix, avant de faire don de plusieurs nattes et bouloirs à l’association Ançar-Dine.

Un geste hautement salué par l’Imam Koné Mamadou, disciple du guide Spirituel Chérif Ousmane Madani Haidara.

Zétia

04
December

C’est décidé ! Le PDCI veut aller à la reconquête du pouvoir d’Etat perdu par un coup d’Etat en 1999. Mais comment réussir à résoudre l’équation de la mobilisation de la jeunesse, qui représente plus de 75% de la population ? Comment séduire et attirer les jeunes alors vers un parti ancien certes, mais qui porte en son sein l'histoire de la Côte d’Ivoire? Comment amener les dirigeants et les décideurs du parti d’Houphouët-Boigny à se laisser séduire par ce que la communication et ses nouveaux instruments offrent à leurs adeptes ? Comment se doter alors d’instruments et de moyens susceptibles de capter, d’analyser les attentes des potentiels électeurs en amenant à découvrir les propositions et orientations du PDCI?

Voilà quelques équations soumises par la direction de la communication à la sagacité des militants PDCI-RDA entrés en séminaire ce lundi 4 décembre 2017 afin de permettre à ce parti d’aborder la présidentielle de 2020 avec sérénité.

Dans son discours introductif, la directrice de la Communication, Mme Diomandé Djénébou rappelant le cadre du présent séminaire, une recommandation de celui de Bingerville, qui ne veut pas décevoir son mandant a promis ‘‘s’évertuer à fixer les bons jalons et à travailler de concert avec toutes les personnes ressources nécessaires pour la mise en œuvre de la stratégie de communication’’ qui sortira de ce cadre de réflexion.

« Il s’agira donc pour nous, précise-t-elle, pendant ce séminaire,  de penser les stratégies,  de définir les supports et les moyens  pour donner sens à la confiance et à la foi du Président BEDIE  dans les potentialités de sa jeunesse ».

Prenant la pleine mesure du rôle crucial que joue la communication dans les actions politique, le Ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, Secrétaire Exécutif chargé de la Communication en même temps qu’il estime qu’elle doit être au cœur des actions de son parti, invite cependant à la prudence dans son usage. « Aujourd’hui la communication est devenue un couteau à double tranchant, une arme redoutable dont il faut savoir s’en servir. Le PDCI doit placer la communication au cœur de sa stratégie pour bien communiquer et pour cela, il doit avoir une seul corde vocale», a-t-il souhaité.

En phase avec sa direction de la communication, le président du PDCI, Henri Konan BEDIE « Le thème de votre rencontre:" La Communication du PDCI-RDA, face aux défis et enjeux " et les différents sous-thèmes proposés cadrent parfaitement avec la mutation de la société. En effet, les technologies de l'information et de la communication se sont diversifiées ces dernières décennies par de nouveaux outils. A la presse écrite "presse papier" et audiovisuelle se sont ajoutés la communication en ligne et le développement des réseaux sociaux qui véhiculent une information en temps réel, manipulent l’opinion ; transformant ainsi notre monde en un véritable village planétaire. C'est dans cet environnement du numérique que vous avez décidé de mener une réflexion pour permettre à notre Parti d'épouser l’air du temps » a indiqué Henri Konan Bédié renouvelant ses ‘‘encouragements à tous ceux et toutes celles qui œuvrent à la redynamisation du PDCI amorcé par le séminaire de cadrage de Bingerville’’ lors de son allocution d’ouverture.

JEN

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