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24
August

Interview/Médecine traditionnelle : Ano Kouao : « Nous voulons la création d’un conseil national des praticiens de la médecine traditionnelle »

Publié dans Sociétés

Le président de la fédération nationale des tradi-praticiens de Côte d’Ivoire, Ano Kouao Daniel, dans cet entretien, plaide pour appui total de l’Etat afin de mieux organiser le secteur de la médecine traditionnelle en Côte d’Ivoire. Il souhaite pour cela la création d’un conseil national de la médecine traditionnelle.

Président, comment se porte aujourd’hui le secteur de la médecine traditionnelle après la décision du gouvernement d’interdire les annonces à caractère publicitaire dans les médias ?

La médecine et la pharmacopée traditionnelle connaissent un bon prodigieux ces deux décennies en Côte d’Ivoire et même dans la sous-région ouest africaine. L’Etat de Côte d’Ivoire vient de doter notre secteur depuis 2015, d’une loi après l’adoption en 2016 d’un code d’éthique et de déontologie. Avec ces acquis nous allons à la journée africaine de la médecine traditionnelle avec pour thème : « Intégration de la médecine traditionnelle dans les systèmes de santé… ». Ce thème nous invite à intensifier nos efforts afin d’améliorer l’état de santé de nos patients.

De quoi va-t-il être concrètement question au cours de cette journée ?

Comme, je le disais tantôt, la médecine traditionnelle a pris une ascension fulgurante dans les besoins de santé de nos concitoyens. Et cela est dû à son efficacité dans les soins offerts aux populations. Notre fédération qui en a conscience du rôle combien important que joue les acteurs de la médecine traditionnelle, œuvre à l’amélioration de la qualité des soins administrés aux populations. Cette 15è journée africaine de la médecine traditionnelle mettra l’accent sur la qualité des médicaments et des services. C’est pourquoi, pour nous il est important que tous les tradi-praticiens participent soient à ce rendez-vous pour faire connaitre les recettes de soins. Cela permettra de consolider notre apport aux  systèmes de santé mais surtout rassurer les populations de la qualité de soins que nous leur proposons. Ça sera donc une occasion pour nous de sensibiliser les populations sur le rôle des médicaments traditionnels dans les besoins de santé des patients. Ça sera également le lieu de rencontre et d’échange avec les populations sur leur problème de santé.

Comment avez-vous donc accueilli la décision du gouvernement de mettre un terme à la promotion de vos découvertes dans les médias avant la mise en place d’un cadre réglementaire du secteur ?

Je pense que cette décision vise à organiser, sinon à assainir notre secteur surtout qu’après cette décision, il y a eu l’adoption de la loi sur la médecine traditionnelle. Nous considérons cela comme une avancée positive puisqu’elle nous permet de retirer  de nos rangs les brebis galeuses. Maintenant, si cette perception de la décision visait à assainir le secteur, nous pensons qu’il est donc temps de lever cette restriction afin de permettre une véritable promotion de nos découvertes et aider à soulager nos populations qui ont vraiment besoins de nos services. Nous pensons qu’il ne faut pas, à cause de l’inconduite de certains, pénaliser tout un secteur d’activité. Si la médecine conventionnelle (médecine moderne, NDLR) a besoin de se faire toujours connaitre à travers des passages sur les chaines de la télévision nationale, ce n’est pas la médecine traditionnelle qui est moins connue qui n’aura pas besoin de promotion. Nous avons donc besoin de communiquer dans les médias sur nos activités à travers des annonces. Ce n’est pas normal que nous ne puissions pas faire la promotion de nos produits dans les médias. La fédération des tradi-praticiens de Côte d’Ivoire, qui a contribué à la mise en place du cadre juridique pour l’exercice de cette activité, pourrait veiller au respect du code d’éthique et de déontologie en vigueur.

A propos de cette loi, quelles sont les avantages qu’elle offre au tradi-praticiens ?

D’abord, elle nous rend crédible. Elle fait de nous des auxiliaires de la santé. Elle nous intègre aux systèmes de santé. Il nous faut une véritable organisation. Comme, l’Etat a doté des Rois et Chefs traditionnels d’une Chambre Nationale, le secteur de la médecine traditionnelle a, lui aussi besoin d’une Chambre ou d’un conseil des praticiens de la médecine traditionnelle de sorte à sortir ce secteur totalement de l’informel. Et cela nous permettra d’avoir un siège digne de ce nom afin de mieux organiser notre secteur et former nos membres. C’est un plaidoyer que nous lançons à l’endroit de l’Etat de Côte d’Ivoire car la fédération fait beaucoup pour le développement de la médecine traditionnelle dans le pays et dans la sous-région.

De quoi souffrent aujourd’hui pour la plupart de vos patients qui viennent en consultation dans vos cabinets ?

 Le pays vient de traverser une crise qui a laissé beaucoup d’impacts au niveau de la santé des populations. Elles ont été traumatisées et cela a entrainé des maladies comme l’hypertension artérielle, la malnutrition etc. On note aussi le diabète chez pas mal de nos patients consécutif à la transe ou qu’ils ont reçu de façon héréditaire. Des cas d’hypertrophie de la prostate sont enregistrés par notre cabinet (AKD), des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST), les cas de stérilité chez l’homme comme chez la femme, de fibromes chez les femmes et d’autres maladies dites incurables. Ces maladies sont traitées avec beaucoup d’efficacité.

Disposez-vous aujourd’hui, d’une base de données de tous les praticiens de la médecine traditionnelle ? 

Nous avons aujourd’hui à la fédération dans notre base de données plus de 10.500 praticiens de la médecine traditionnelle. Nous n’avons pas encore fini le travail de recensement. Nous devons retourner encore sur le terrain pour poursuivre ce travail. Notre nombre est estimé à plus de 25.000 personnes. Ce travail est difficile et c’est pourquoi, nous sollicitons l’appui de l’Etat de Côte d’Ivoire afin de parvenir à identifier tous ceux qui exercent ce métier sur l’ensemble du territoire national et sortir de nos rangs toutes les brebis galeuses. Le faisant, il aide à organiser totalement ce secteur important dans la prise en charge sanitaire de nos concitoyens. Nous tenons à dire merci au Président Alassane Ouattara qui a bien voulu doter notre secteur de cette loi. Egalement à la ministre de la santé et de l’hygiène publique qui a bataillé pour que cette loi voit le jour.

A la 15è journée de la médecine africaine qui ouvre le 31 août 2017, quels appels lancez-vous en direction des praticiens aux populations ?

J’invite la population à venir massivement à cette journée qui se déroulera le 31 août prochain à la bibliothèque nationale au plateau afin de faire connaissance avec cette pratique ancestrale que nous avons reçus de nos aïeuls et du bien que cela nous fait dans notre santé. A tous les praticiens, je leur demande ne pas manquer ce grand rendez-vous qui est le leur. Ils doivent venir faire connaitre leurs découvertes et les cas qu’ils traitent. Nous avons des médicaments qui ont été analysés après plusieurs années d’étude et certifiés par des brevets. Au cours de cette journée, nous ferons une exposition qui courra jusqu’au 8 septembre 2017. Les consultations seront gratuites. Nous invitons donc les populations à venir massivement se faire consulté.

JEN                  

02
November

Côte d’Ivoire : Le plus grand barrage du pays d’une puissance de 275 MW inauguré par Alassane Ouattara

Publié dans Economie - Business

Alassane Ouattara a procédé ce jeudi 02 novembre 2017 à l’inauguration du barrage de Soubré d’une puissance de 275 Mw, le plus grand du pays qui aura coûté plus de 331 Milliards de FCFA. Les travaux auront duré plus de 4 années.

SINOHYDRO, principal acteur dans la construction de ce grand ouvrage hydroélectrique qui permet ainsi à la Côte d’Ivoire de doubler sa capacité de production en électricité, de couvrir le besoin national et d’en exporter a reçu les encouragements des autorités ivoiriennes. « Je félicite l’entreprise SINOHYDRO, principal acteur dans la construction de ce grand ouvrage hydroélectrique », s’est réjoui Alassane Ouattara qui selon lui l’ouvrage ‘‘permettra à la Côte d’Ivoire de produire une électricité abondante et bon marché’’.  

Les 1200 GWh qui seront produits chaque année par ce barrage souligne Alassane Ouattara, va permettre de doubler la part de l’hydroélectricité et d’améliorer ainsi le mix-énergétique actuellement dominé par l’énergie d’origine thermique. Le barrage de Soubré, va porter la capacité hydraulique de 30 à 40%.

JEN

18
November

Côte d’Ivoire : le SARA est le rendez-vous qui donne de réelles opportunités pour une croissance durable de l’Agriculture en Afrique selon Alassane Ouattara

Publié dans Economie - Business

La 4ème édition du Salon Internationale de l’Agriculture et des Ressources Animales (SARA), qui enregistre la participation de plus de 100 entreprises, a ouvert ses portes ce vendredi 17 novembre à Abidjan en présence du chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara qui a saisi cette tribune pour réaffirmer l’engagement de la Côte d’Ivoire à respecter ‘‘ses obligations prises dans le cadre de l’Accord de Paris sur le Climat – la COP21’’. « Nous continuerons à contribuer aux initiatives visant à la mise en œuvre totale de cet important Accord par tous les pays », a-t-il promis dans son allocution d’ouverture.    

Pour Alassane Ouattara, ce salon offre une réelle opportunité d’affaires pouvant contribuer à une croissance durable de l’agriculture sur le continent africain. « Le SARA est un instrument de coopération sud-sud et nord-sud. C’est tout le sens des efforts déployés pour assurer la participation effective des pays  des cinq continents.  Je suis convaincu que la plateforme qu’il offre, favorisera les échanges d’expériences, la concertation et la mise en relation d’affaires afin de contribuer à  une croissance durable de l’agriculture en Afrique », a-t-il expliqué.

Selon le chef de l’Etat ivoirien, le secteur agricole en Afrique, ‘‘confronté’’ à d’importants défis d’ordre structurel liés notamment à la volatilité des marchés des produits agricoles et aux changements climatiques, défis qui nécessitent, toujours selon lui, des réponses visant à rendre la production agricole plus résiliente aux changements climatiques, et moins vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux.

Dès lors, le thème : « transformation structurelle de l’économie agricole face au changement climatique », doit être perçu comme une interpellation de tous les pays africains.

Pour le ministre ivoirien de l’Agriculture, Mamadou Sagafowa, le SARA n’est pas un rendez-vous d’une simple foire, mais un rendez-vous d’échanges d’expérience et d’affaires.   

Pays à l’honneur de cette 4ème édition, l’Afrique du Sud, est fortement représentée par une délégation conduite par son Ministre de l’Agriculture.

Bâti sur une superficie de 3000 M2, le SARA, véritable marché de matériels et des produits agricoles permet aux acteurs du monde agricole de faire des affaires. Cette 4ème édition attend plus de 212697 visiteurs selon les organisateurs.

JEN

28
October

Présidentielle 2015 : Alassane Ouattara réélu avec 83,66% des suffrages exprimés selon les résultats provisoires de la CEI

Publié dans Politique

72 heures après le scrutin présidentiel du 25 octobre, les résultats provisoires sont connus. Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante (CEI) a déclaré, ce mercredi 28 octobre à 4 heures 40 minutes, le candidat Alassane Ouattara vainqueur de l’élection présidentielle de 2015 avec 2 118 229 voix soit 83,66% des suffrages exprimés selon les résultats provisoires de la CEI. Ces données seront transmises, ce mercredi même, au Conseil constitutionnel en charge de proclamer les résultats définitifs.

Ils étaient au total 3 330 928 ivoiriens à ce rendre aux urnes ce dimanche 25 octobre pour choisir le président ivoirien sur 6 301 189 inscrits sur la liste électorale.

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