Info News :
05
May

Dans son discours de clôture du 4è congrès extraordinaire de son parti, Alassane réitéré son appel aux partis membres du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) a soutenir son projet de parti unifié en promettant leur participation à son prochain gouvernement   

Merci à toutes et à tous pour votre présence depuis ce matin et pour cette grande mobilisation. Cela démontre votre engagement et votre détermination à toujours porter haut les valeurs de notre grand Parti. 

Je suis heureux de constater que le projet sur lequel nous travaillons depuis plusieurs années et qui a été acté par notre 3ème Congrès Ordinaire les 9 et 10 septembre 2017  est  en train de se traduire en acte.

Je voudrais donc adresser mes vives félicitations à Madame la Présidente du RDR, Professeure Henriette DAGRI DIABATÉ, pour toutes les orientations politiques qui ont été prises pour la mise en place du Parti unifié. 

J’associe à ces félicitations, Monsieur le Premier Vice-Président du RDR, Monsieur Amadou GON COULIBALY, pour l’excellent travail de coordination de l’action des Vice-Présidents et surtout pour la qualité des travaux du Comité de Haut Niveau.

J’adresse également mes félicitations à la Secrétaire Générale du RDR, Madame Kandia CAMARA et son équipe, les Secrétaires Délégués et les Secrétaires Généraux Adjoints, pour l’excellent travail de terrain accompli,  avec une grande efficacité.

Je félicite le Comité d’organisation et son dynamique Président, Monsieur le Vice-Président Adama BICTOGO qui, en si peu de temps, a  réussi  brillamment l’organisation  de deux grands événements.

J’adresse aussi mes vives  félicitations au Comité scientifique présidé par Monsieur le Vice-Président Ibrahim CISSÉ Bacongo, pour la qualité des documents de travail mis à notre disposition. 

Enfin, je  remercie tous les partis frères du RHDP et leurs dirigeants, qui ont effectué le déplacement et qui partagent avec nous le rêve de la création du parti unifié RHDP.

J’associe à ces remerciements, toutes les militantes et tous les militants de notre grand parti.

Mesdames et Messieurs, chères militantes, chers militants du RDR,

Notre Parti est à un autre grand rendez-vous de son histoire.

En effet, à l’occasion de ce 4ème Congrès Extraordinaire de notre Parti qui porte sur le thème : « Le RDR mobilisé pour le RHDP unifié », nous venons de concrétiser, au niveau du RDR, un vœu qui m’est très cher : celui de transformer notre alliance avec le PDCI, L’UDPCI, le MFA, le PIT et l’UPCI en un Parti unifié ; c’est à dire en un grand rassemblement politique qui favorisera l’épanouissement de chaque Ivoirienne et de chaque ivoirien pendant plusieurs décennies. 

Comme je l’ai indiqué ici-même, à l’occasion du 3ème Congrès Ordinaire de notre Parti, nous devons tous, mettre notre beau pays, au-dessus des intérêts partisans. 

Oui, la Côte d’Ivoire doit être au-dessus des intérêts personnels.

Comme mentionné ce matin par le Premier Vice-Président, l’idée de la mise en place du RHDP ne date pas d’aujourd’hui (il y a eu Accra en 2004,  Paris en 2005 et les élections présidentielles  de 2010 et de 2015). 

C’est ainsi que nous avons gouverné ensemble, dans le cadre du RHDP.

Depuis huit (8) ans, notre pays connaît des avancées remarquables, dans tous les domaines. Ces résultats, nous  les avons obtenus grâce au courage, à la solidarité et à la détermination de chacune et chacun d’entre nous.

Nous avons obtenu ces résultats aussi et surtout  parce que nous avons décidé, avec les partis frères du PDCI, de l’UDPCI, du MFA, du PIT et l’UPCI, de nous rassembler afin de bâtir une nation forte et prospère pour les générations futures.  

Chers frères, chères sœurs, 

Le parti unifié RHDP, est véritablement une chance pour nous et pour les générations à venir. C’est dans le Parti unifié que nous consoliderons la paix et que nous préserverons durablement les acquis de notre gouvernance, le développement de notre pays et l’unité nationale. 

Je sais que certains parmi vous ont encore des doutes. Je sais aussi que d’autres sont réticents. 

Mais je vous demande de me faire confiance.

Le RDR ne disparaîtra pas. Aucun parti ne disparaîtra. Tous les partis figureront dans le logo du RHDP. 

À travers le RHDP, ce sont les enfants d’Houphouët-Boigny qui se retrouvent pour continuer à bâtir  la Côte d’Ivoire dans la paix,  l’Union, la Discipline et le Travail, pour des décennies.

Notre objectif, c’est la stabilité politique de notre pays et le développement économique pour l’épanouissement de tous nos concitoyens.

L’un des partis n’a pas souhaité adopter l’accord politique pour la création du Parti unifié. 

Je voudrais cependant vous dire que le RHDP se constituera avec ceux qui le voudront bien. 

 Maintenant que nous avons les Textes fondateurs et l’Accord politique et conformément à la volonté exprimée par nos militants, je demande à la Direction du RHDP de procéder à leur dépôt au Ministère de l’Intérieur.

Pour la consolidation du RHDP, je propose l’organisation du Congrès Constitutif  du RHDP dans les meilleurs délais, pour nous permettre d’asseoir le RHDP dans toutes les régions de notre pays. 

Ce Congrès Constitutif devra poser les bases du choix de notre futur candidat à l’élection présidentielle de 2020. Ce choix sera démocratique.

Je l’ai toujours indiqué, tout le monde pourra être candidat en 2020.

Et le meilleur  d’entre nous sera désigné, par vous, comme candidat unique du RHDP en 2020.

Merci encore chères militantes et chers militants pour votre exceptionnelle mobilisation et pour la confiance que vous m’avez toujours témoignée.

 

Vive le RHDP unifié !

Vive la Côte d’Ivoire rassemblée !

Je vous remercie !

 

05
May

L’opération baptisée ‘’Un jeune, un permis de conduire’’ a été lancée, ce vendredi 04 mai 2018 à la salle de mariage de la mairie de  San-Pedro, une l’initiative du conseil municipal, en collaboration avec Panafricaine Auto-école. 

Objectif ? Donner la chance aux jeunes de San-Pedro d’obtenir un permis de conduire, en vue de se prendre en charge.

Selon le 1er adjoint au maire, Diarrassouba Brahima, le permis est indispensable pour toute personne en quête d’emploi. Mais, estime-t-il ce document permit d’initier des projets personnel. « Il s'agit également d'une action vers la construction d'un projet personnel », a-t-il souligné, avant d’exhorter les bénéficiaires à suivre avec assiduité la formation qui leur  sera offerte par le formateur notamment l'auto-école.
La responsable de Panafricaine auto-école, Bamba Ida, a dit, pour sa part, sa volonté d’accompagner ce projet en soulignant l’importance du permis de conduire dans la vie d’une personne.

Selon elle, le coût du permis de conduire est supporté à 100% par la mairie de San-Pedro  au profit des 100 jeunes bénéficiaire de ce programme de la commune. Cette formation couvre la période du 08 mai au 29 juin 2018.

Le RJR, le CNJCI, l’association des transporteurs, MAMA-SP, sont entre autres les structures de jeunesse qui ont bénéficié de ces bons pour cette première vague.

Zétia

04
May

 Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, a procédé, ce vendredi 04 mai 2018, à la signature d’un décret portant nomination d’un Ministre à la Présidence de la République. Ainsi, Monsieur Amadou SOUMAHORO est nommé Ministre auprès du Président de la République, chargé des Affaires Politiques.

Fait à Abidjan, le 04 mai 2018

Le Ministre, Secrétaire Général de la Présidence de la République

Patrick ACHI

C’est par ce communiqué laconique qu’Alassane Ouattara a promu l’ex Secrétaire Général du RDR qui a battu le record de l’intérimaire à ce poste, ministre auprès du Président de la République, chargé des Affaires Politiques. Depuis donc ce vendredi 04 mai 2018, M. Soumahoro, alias Tchomba est à nouveau ministre de la République de Côte d’Ivoire à un poste qui suscite interrogation. A quel besoin répond-il vraiment ce poste de ministre des affaires politique ? Puisque, pour des questions politiques, tous les ministres au gouvernement sont, pour la quasi-totalité, des militants de partis politiques. Un simple conseiller ne résoudrait-il pas le problème ?

En effet, en faisant de M. Soumahoro ministre de la République, non seulement, Alassane Ouattara officialise la fonction qu’occupe un ami auprès de lui afin de lui accorder tous les privilèges lien à cette fonction, mais surtout ramène l’homme, quelque effacé de la scène politique depuis le dernier congrès de son parti qui a consacré le renouvellement de la direction du Rassemblement Des Républicains. Encore une charge de plus pour le contribuable ivoirien !

JEN

04
May

Les journalistes ivoiriens, à l'instar de ceux du monde entier, ont célébré, ce jeudi 03 mai 2018 la journée mondiale de la liberté de la Presse décrétée par l'Unesco. Une marche, des conférences et des discours ont marqué ladite célébration à Abidjan.

 Rassemblés devant le siège de la RTI à Cocody, les journalistes ivoiriens qui ont célébré avec faste, la journée mondiale de la liberté de la presse, organisée par l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (Unjci ont débuté ladite journée par une marche dont l'itinéraire est RTI, ISTC, l'école Mermoz, la cité université Mermoz, la Maison du Pdci-Rda, le carrefour Saint Jean pour se retrouver à la fin sur le stade de la Haute fréquence de la RTI.

Le Président  de l''Unjci, Traoré Moussa qui a ouvert la série des allocutions a exhorté les journalistes à s'approprier cette journée  qui permet de présenter les problèmes de la corporation aux autorités. "Cette journée est la nôtre. Si nous ne la célébrons pas personne ne le fera à notre place"; a-t-il lancé à l'endroit des journalistes. Il a par ailleurs dénoncé la nouvelle attitude des populations à l'égard des journalistes. "Les journalistes sont comme des thermomètres qui servent à mesurer le dégré de la fièvre. Si vous cassez ce thermomètre cela ne fera pas tomber votre fièvre. Si vous cassez du journaliste, cela ne réglera pas votre problème", a-t-il lancé à l'endroit des populations. En soulignant les deux cas flagrant d'agression sur les journalistes à Bloléquin dans le grand Ouest de la Côte d'Ivoire et à Williamsville dans la commune d'Adjamé par des populations. "Maintenant ce ne sont plus les autorités des pouvoirs publics qui attaquent les journalistes mais ce sont les populations", a encore une fois déploré le Président de l'Unjci. Pour lui, les journalistes étant les protecteurs des populations, si ces dernières cassent leurs protecteurs ou leurs boucliers, ils seront en danger.

Traoré Moussa a par ailleurs remercié le ministre de la Communication, Koné Bruno qui a permis d'avoir une bonne loi sur la presse votée en décembre 2017. Parce que plus jamais, un journaliste ne sera mis en garde à vue.  Mais il a également indiqué que les journalistes continueront à demander plus de liberté. C'est pourquoi cette journée selon lui, est sacrée. Il a salué toutes les organisations professionnelles de la presse et les Ministères de la Communication et de l'Intérieur, les partenaires, l'Unesco, la RTI, Abidjan.net qui a permis aux journalistes d'avoir gratuitement des cartes-visas.

Guillaume Gbatto, Secrétaire général du Synappci a également dénoncé le fait selon lequel, les efforts restent à faire de la part des autorités ivoiriennes pour une presse ivoirienne beaucoup plus libre. Il a cité quelques exemples d'agression sur les journalistes qui ont fait que le classement de Reporter sans frontière a fait reculer la Côte d'Ivoire d'un pas cette année. Gbato a également demandé aux autorités gouvernementales de permettre à la presse dite publique d'être une presse inclusive à la disposition de toute la population en tant que médias d'Etat. 

Le représentant du ministre de la Communication, de l'Economie numérique et de la Poste, André Appetheid a salué les journalistes ivoiriens qui ont associé son Ministère à cette célébration. Pour l'envoyé de Koné Bruno, parler de liberté de la presse, c'est parler d'une presse exerçant dans une nation démocratique. Il a également appelé les journalistes à être professionnels et responsables.

 

Au cours de cette 29ème journée mondiale de la liberté de la presse dont le thème principal est: " Média, justice et Etat de droit: le contre-pied du pouvoir", trois grands thèmes dont deux consacrés à la presse numérique ont été animés par Alafé Wakili, fondateur du journal l'Intelligent d'Abidjan et Fernand Dédé, anciennement journaliste à RTI sport. Ces deux journalistes ont exposé sur la réglementation des médias numériques. Le dernier thème: "Quel système de sécurité pour un journalisme libre et responsable" a été prononcé par le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur. Toh Bi Vincent a indiqué que la question de sécurité est fondamentale pour les journalistes. Il a reconnu que beaucoup a été fait pour l'amélioration de la sécurité en Côte d'Ivoire. 

Cependant, a-t-il dit que la meilleure sécurité pour les journalistes c'est la consécration de la démocratie. Parce que dans les pays où il n'y a pas de démocratie, les journalistes sont bâillonnés, emprisonnés voire tués.

 

Quant au représentant de l'Unesco en Côte d'Ivoire, qui a livré le message de Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco, il a fait savoir que "Cette Journée est également l’occasion de mettre en lumière le rôle crucial que joue cette profession dans la défense et la préservation d’un État de droit démocratique'. Il a par ailleurs indiqué que ce sont 79 journalistes qui ont été assassinés à travers le monde dans l’exercice de leur métier en 2017. "L’UNESCO s’engage pour défendre leur sécurité et lutter contre l’impunité des crimes commis contre eux. Elle contribue également à leur formation et aide les autorités judiciaires de différents pays à adapter leur législation en matière de liberté d’expression aux normes internationales", a précisé le représentant d’Audrey Azoulay.

Au cours de cette célébration, des cartes visas du partenaire de l'Unjci ont symboliquement été distribuées aux journalistes.

Benoît Kadjo

03
May

Le Procureur de la République a fait ce jeudi 3 mai 2018, le point des personnes interpelées et le préjudice subi par l’Etat dans l’affaire de fraude sur l’immatriculation des véhicules importés découverte par les services des douanes ivoiriennes.

Selon ADOU Richard, ‘‘le pot aux roses’’ a été découvert par la douane qui a décelé ‘‘la mise en place d’un mécanisme frauduleux permettant de contourner la Douane’’ afin de servir uniquement l’intérêt de ses auteurs de non de l’Etat. « L’argent, souligne-t-il, qui devrait servir à renflouer les caisses de l’État, s’est malencontreusement retrouvé dans les poches ou dans les comptes bancaires de certaines personnes qui animent les structures tant étatiques que privées ou sémi-privées ».

Les enquêtes, indique le Procureur, ont permis de mettre la main sur 3 personnes mis sous mandat de dépôt à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) et 15 autres placées en garde à vue. Pour le préjudice, il est estimé à près de 3 milliards F CFA pour environ un millier de véhicules concernés.

Seraient impliqués, dans ce mécanisme frauduleux mis en place, les agents de toute la chaine du Guichet Unique Automobile où siègent les agents du ministère des Transports, celui du Commerce mais aussi des partenaires techniques comme Côte d’Ivoire-Logistique, la Société Ivoirienne de Contrôle Technique Automobile (SICTA), Quipux et la Douane elle-même.

Pour ADOU Richard ‘’ces faits d’une extrême gravité’’ qualifiés de faux et usage de faux en écriture privée de banque ou de commerce, de faux et usage de faux dans certains documents administratifs, d’importations sans déclarations douanières, de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux’’ ne sauraient restés impunis. 

Dans une menace à peine voilée, ADOU prévient les élus, notamment les députés dont la rumeur pointe du doigt bon nombre d’entre eux dans ce crime économique. « Tous ceux qui ont participé à cette fraude répondront devant la loi conformément à notre constitution », a-t-il prévenu.
« Le juge d’instruction a été saisi, il a déjà commencé ses investigations. Il va au cours des jours à venir les poursuivre pour qu’on puisse savoir exactement ce qui s’est passé’’, a-t-il annoncé les couleurs. 
Mi-avril 2018, un contrôle de routine au Guichet Unique Automobile permet aux services des douanes du port d’Abidjan de déceler des incompatibilités entre leurs fichiers informatiques et physiques dans l’immatriculation des véhicules importés. L’Inspection Générale des Douanes saisit, découvre l’impressionnant dispositif de fraude des malfrats et engage une enquête qui met, pour l’instant, 18 personnes en cause. Les enquêtes se poursuivent.

JEN

02
May

La journée du 3 mai constitue pour le milieu de la presse, un rituel au cours duquel les journalistes du monde entier marquent un arrêt, non pas pour une quelconque célébration, mais plutôt pour un état des lieux sur les acquis en matière de liberté dans l’exercice de leur métier. S’il est vrai que cet exercice n’est pas aisé, il faut cependant reconnaitre qu’il demeure indispensable pour la survie des médias et leurs principaux acteurs. L’Association de la Presse Etrangère en Côte d’Ivoire (APE-CI), à l’instar des autres organisations regroupant les journalistes et professionnels des médias, observe bien évidemment cette tradition.

Loin de nous l’idée de faire un procès à qui que ce soit, cette commémoration est pour nous l’occasion de présenter en toute objectivité la situation sécuritaire réelle des journalistes. Pour sa 25ème édition, le thème retenu, « Média, Justice et état de droit : les contrepoids du pouvoir » nous interpelle particulièrement en Côte d’Ivoire.

L’APE-CI salut et encourage les efforts du gouvernement en matière de liberté de la presse, pour preuve, à ce jour, nous ne dénombrons aucun journaliste emprisonné. Cependant, beaucoup reste encore à faire au vu de la situation très peu reluisante à laquelle nous assistons tous les jours. Il est à noter des cas graves d’atteinte à la liberté de la presse sur la période 2017 – 2018. Cette situation est d’autant plus préoccupante quand ces atteintes sont l’œuvre des populations, premières bénéficiaires de l’information que le journaliste recherche. L’agression de notre confrère de SIKA TV, Chris Paterne Assémien qui a manqué de se faire lyncher le 17 février 2018 à Bloléquin dans l’exercice de son métier en est la parfaite illustration.

L’APE-CI condamne ce genre d’agissement regrettable de la part des populations dans un monde relativement subordonné aux médias et aux journalistes. Il est plus qu’urgent que nos valeureuses populations soient véritablement sensibilisées sur le rôle du journaliste afin qu’elles comprennent qu’il n’est ni leur ennemi, ni la cible à éliminer, loin s’en faut. Le journaliste doit plutôt être cet allié qu’il faut aider et même protéger tout en lui facilitant les accès aux sources afin qu’il traite et publie l’information juste et vraie.

L’APE-CI exhorte nos dirigeants à poursuivre dans le sens de la facilitation des conditions de travail des journalistes. Des cas flagrants d’entrave à l’exercice de leur métier apparaissent toujours au registre. Au cours de l’année 2017, nous avons relevé des intimidations, des bastonnades ou encore la détention provisoire dont ont été victimes, six de nos confrères (Coulibaly Vamara, Directeur de publication de Soir Info et de L’Inter, Yacouba Gbané, Directeur de publication de Le Temps et LG Infos, Bamba Franck Mamadou, Directeur de publication de Notre Voie, Hamadou Ziao, Rédacteur en chef de L’Inter, Ferdinand Bailly, Journaliste à Le Temps, Jean Bédel Gnaoré, Correspondant de Soir Info à Aboisso). L’APE-CI reste préoccupée par cette situation récurrente en Côte d’Ivoire. L’image des confrères Landry Beugré et Daouda Coulibaly, violentés en mars dernier par la police nationale n’honore ni la presse ni la police, cette prestigieuse institution chargée de veiller à la quiétude des populations et de leurs biens.

Le dernier classement de Reporter sans Frontière, comme pour condamner ces états de fait, a fait perdre une place à notre pays, passant ainsi du 81e rang au 82e, derrière de nombreux pays africains.

En cette journée mondiale de la liberté de la presse, l’APE-CI engage le gouvernement et toute la société ivoirienne à mettre un point d’honneur au respect de ce droit fondamental qui constitue un point cardinal dans le processus de l’émergence de notre cher pays, invite le gouvernement ivoirien à privilégier la voie du dialogue et appelle les autorités ivoiriennes à « créer un environnement favorable à l’exercice du métier de journaliste qui, du reste, doit se faire dans les règles de l’art avec professionnalisme ».

L’APE-CI demande une fois de plus à Monsieur le Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara et au ministre de la Communication Bruno Nabagné Koné de garder un œil vigilant sur les abus qui peuvent constituer un obstacle à l’épanouissement professionnel des hommes et femmes de médias dans l’exercice de leur métier.

Nous ne pouvons pas terminer cette déclaration sans une pensée pour nos confrères décédés dans l’exercice de leurs métiers et ceux encore portés disparus à travers le monde. Le monde des médias a une fois de plus été éprouvé ce mois d’Avril. Un mois d’Avril certes, sombre mais qui ne retire pas en nous l’Amour de notre profession.

La Présidente

M’ma Camara

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