Info News :
27
August

Nous sommes certainement nombreux à avoir lu et relu avec émotions les propos tenus ce weekend à Moossou, par l’ex Première Dame de Côte d’Ivoire, Madame Simone Ehivet GBAGBO. Ces propos emprunts de sagesse et d’humilité prouvent que la réconciliation totale des fils et filles de Côte d’Ivoire est possible.

Le premier constat que nous faisons, c’est qu’elle a l’honnêteté de dire la vérité sur ses sept (7) années de détention aussi bien à Odienné qu’à l’Ecole de Gendarmerie à Abidjan.

Prenant le contrepied de tous ceux qui ont prétendu que pendant son temps de détention elle a été régulièrement maltraitée, elle affirme au contraire qu’elle a été traitée avec respect et dignité. Alors, qui sont ces faiseurs de rumeurs fausses sur son état de santé et sur les conditions de sa détention ?

C’est le l’occasion pour nous d’inviter ces faiseurs de rumeurs à mettre fin à leurs manœuvres surtout que tôt ou tard la vérité finira par éclater comme c’est le cas présent concernant Madame GBAGBO.

Le deuxième constat, c’est que l’ex-Première Dame de Côte d’Ivoire affiche une confiance totale et renouvelée en Dieu qui a rendu possible sa libération et celle des autres. Car pour elle, c’est ce Dieu qui a incliné le cœur du Président Alassane OUATTARA afin qu’il prenne cette ordonnance d’amnistie.

Enfin, Madame Simone Ehivet GBAGBO, en dressant la typologie des différentes victimes de notre crise électorale a planté le décor du pardon indispensable à la réconciliation. Toutes les couches sociales ivoiriennes ont été touchées par notre crise. Au-delà de ce constat, nous devons nous dépasser pour nous projeter dans l’avenir en acceptant de nous pardonner mutuellement. Nous avons l’obligation de nous pardonner si nous voulons poser les bases d’une nouvelle Côte d’Ivoire bâtie sur des valeurs nouvelles. PLUS JAMAIS ÇA ! Cela doit être l’indispensable crédo de tout homme politique ivoirien. C’est pourquoi, une fois n’est pas coutume, il faut féliciter l’ex Première Dame de Côte d’Ivoire, Madame Simone Ehivet GBAGBO pour la profondeur de ses propos emprunts de sagesse et d’humilité.

Le Ministre Joël N’GUESSAN

Vice-Président du RDR chargé de la Région du Bélier et du District Autonome de Yamoussoukro

Le titre est de la rédaction

27
August

L'Eglise Evangélique de Réveil Internationale (EERI) a organisé du 20 au 27 août 2018, son camp international dédié aux femmes. La rencontre a eu lieu au lycée professionnel de Man. Les organisatrices en ont profité pour poser des actions sociales d'envergures. Des produits d'entretien et de la réhabilitation du dispensaire de Glole et bien d’autres matériels ont été offerts notamment des blouses, du savon en poudre, de l'eau de javel, du savon liquide, des seaux, des poubelles, des balais à manche, des raclettes, du talc pour bébé. Le tout d'une valeur de 5 millions de FCFA remis aux responsables du CHR de Man le vendredi 24 août 2018 en présence des autorités administratives et sanitaires.

Le samedi 25 août 2018, c'est le dispensaire de Glole de la Sous-Préfecture de Podiagouiné qui, après sa rehabilitation, a réceptionné des matériels médicaux, des produits d'entretiens et autres équipements médicaux d'une valeur de plus de 9 millions de francs CFA. A ces actions ont été précédées par des séances de consultations gratuites dépistages du diabète, de l'hypertension et de maladies pédiatriques, opération initiée par l'ONG "cœur et poumons".

Selon l'apôtre Kpan Rêne, président national de l'EERI, ces dons ont été rendus possibles grâce à la cotisation des fidèles et autres bonnes volontés. « Au-delà des prédications, l'église qui doit être la lumière du monde, se doit de sauver des âmes. Instruments de dieu, elle est chargée de consolider le bien-être des populations », a-t-il soutenu.

Le secrétaire général 1 de la préfecture de Man, Mouassiro Ernest Mathieu a salué le geste des responsables de cette Eglise. Selon lui, au-delà de la guérison qu’ils pourraient apporter aux populations, ces dons pourront aussi protéger les populations contre les maladies mosocomiases mais également contribuer à assainir les locaux de l'hôpital. Il a alors demandé au corps médical d'en prendre grand soins. Il a aussi invité tous les religieux à emboiter le pas à cette communauté en mettant aussi un accent sur la prière pour le retour de la paix dans le pays.

Quant à l'honorable Siki Blon Blaise, vice-président de l'Assemblée nationale et parrain de ce Camp, il a invité les fidèles à multiplier ce genre d'actions au bénéficie des populations. Aussi s'est-il engagé à toujours accompagner de telles actions en faveur des populations.

 

D.B.M

27
August

Plusieurs manifestants favorables au maire Samy Merhy se sont attroupés depuis les premières heures  de la matinée de ce lundi 27 août 2018, dans les quartiers de Lakota avec l’intention affichée de marcher une seconde fois, pour soutenir la candidature de leur ‘’champion’’ au prochain scrutin municipal du 13 octobre 2018. Son dossier de parrainage sollicité auprès du RHDP ayant été refusé, le PDCI-RDA l’a copté mais l’intéressé a décliné l’appel de pied et produit samedi 25 août un démenti formel. Cette manifestation vise à apporter un soutien indéfectible à maire sortant qui annonce sa candidature indépendante une fois encore pour briguer le conseil.  

Il y a une semaine les rues de la localité avaient été prises d’assaut par la population qui tenait à affirmer sa reconnaissance pour l’œuvre accompli en seulement cinq années par son premier magistrat et exprimer la volonté de lui accorder un second mandat, rappelle-ton. Nous y reviendrons   

26
August

Le Congrès Ivoirien pour le Développement et la Paix (CIDP a soufflé samedi 25 août sa 6ème bougie de sa présence sur la scène politique. La cérémonie s’est déroulée au siège de ce parti en présence des chefs traditionnels, des délégations du CIDP de l’intérieur du pays et de nombreux invités.

Après que la cérémonie soit confiée au mânes par le chef LATHE GASTON, la parole est revenue au président du CIDP, BABILY DEMBELE qui avant l’entame de ses propos a tenu à féliciter et remercier tous ceux qui ont sacrifié de leur temps pour prendre part à cette importante manifestation qu’organise sa formation politique.

Abordant l’actualité, BABILY DEMBELE estime que la politique telle que pratiquée par la classe politique de son pays dessert les populations pour lesquelles, elle est sensée être menée. « Je suis un homme politique et  non  un politicien », a précisé Babily Dembélé avant d’ajouter que « le politicien ne pense qu’a lui seul alors que l’homme politique, quant à lui, il pense à la famille et au bien-être d’autrui. »

Parlant de réconciliation, le président du CIDP pense qu’elle viendra d’une justice équitable. « C’est à partir de la justice qu’on peut se réconcilier », a-t-il souligné, invitant les populations à ‘‘Ne pas suivre les vendeurs d’illusions’’. Pour lui, une réconciliation sincère et réussie viendrait par la libération de l’ex président Laurent Gbagbo et la réforme de la CEI  

Dans son programme social, BABILY révèle ce qu’il a fait à l’intention de la jeunesse. « Nous avons installé plusieurs jeunes et les échos nous sont très favorable », s’est-il réjoui.

Bien avant, DOSSO MASSAMBA, directeur de cabinet du président du CIDP a insisté sur l’un des fondamentaux de son parti qui est ‘‘le rassemblement de tous les ivoiriens’’.

Le président des jeunes de ce parti, DESSE ARTHUR a profité de cette cérémonie pour remercier le président de son parti qui leur donne la place leur revient afin d’être de véritables artisans de la côte d’ivoire. « Nous voulons du CIDP, un parti de la jeunesse », a-t-il souhaité quand la présidente des femmes de ce parti, madame KABORE, elle, saluait le président BABILY DEMBELE de leur donner une opportunité de s’affirmer ».

Affirmant son rapprochement avec la CIDP, le porte-parole de l’ONG ‘‘arche de la paix’’, GASSAND CAMILLE a indiqué que « la paix doit être le quotidien » des ivoiriens. Même de ‘‘paix avec les lois et les institutions de la République, prôné par le secrétaire général de CIDP.

KOUAME BLANCHARD

26
August

Les journalistes de Côte d’Ivoire se sont réunis le samedi 25 août 2018 à Abidjan dans la commune de Cocody, en assemblée générale constitutive pour la mise en place d’un Réseau Ivoirien des Experts des Médias pour les forêts, l’Agriculture et les Changements Climatiques en abrégé (RIMEFACC). Aux termes des travaux, AKA Aka Marius, a été élu président pour conduire la destinée de ce réseau.

L’objectif de ce réseau est d’apporter un appui éditorial tacite aux initiatives liées à la sauvegarde des Forêts, de l’Agriculture et du Changement Climatique, la promotion des actions liées à la recherche, l’éducation, la sensibilisation et la vulgarisation sur les changements climatiques, la coopération régionale et internationale axées sur le changement climatique. Contribuer également à l’amélioration du cadre législatif et de la gouvernance du changement climatique dans les pays africains et l’intégration des impératifs des changements climatiques dans les politiques de budgétisation.

Le nouveau président a alors indiqué que le réseau doit accompagner les acteurs dans la gestion efficiente des ressources naturelles, du Mix énergétique, de l’Économies circulaires en Côte d’Ivoire mais aussi apporter son appui à la défense des droits des populations et communautés sur les questions liées à la forêt, l'Agriculture et aux effets des Changements climatiques.

Dans le cadre de l’accomplissement de sa mission, le RIMEFACC s’est doté d’un bureau de 17 membres, tous des femmes et hommes des médias et de trois organes : l’Assemblée Générale, le Bureau Exécutif National et le Commissariat aux Comptes. 

Abordant en quelque minute son plan d’action à communiquer dans les prochains jours, Marius Aka a indiqué que la formation des journalistes sera une véritable priorité pour faire d’eux, des journalistes spécialistes des questions environnementales. Il a conclu que tout Homme des médias, exerçant sur le territoire ivoirien peut   adhérer au RIMEFACC en s’acquittant de son droit d’adhésion fixé à dix milles (10 000) FCFA.

Rimefacc

25
August

Ouattara Bakary, le chef du village parle « du massacre des populations de Kong par Samory Touré à l’accession de son fils Alassane Ouattara au pouvoir… »

Dans le cadre de la caravane dite « Découverte » qu’elle a initiée, l’Union des Patrons de Presse en ligne de Côte d’Ivoire (UPLCI) a séjourné dans la ville de Kong du 19 au 22 juillet 2018. À cette occasion, le chef du village a accordé une interview synchronisée à l’ensemble des journalistes de l’Uplci. Sa Majesté Ouattara Bakary a retracé la riche et triste histoire de cette ville mythique depuis le massacre de ses populations par Samory Touré à l’accession au pouvoir d’Etat de son fils Alassane Ouattara.

Les souffrances, les satisfactions, les rêves et les attentes des populations de la région d’origine de l’actuel chef de l’Etat ivoirien n’ont pas été occultés par le garant de la tradition de Kong. Mais à la fin le garant de la tradition a lancé un message de paix et de réconciliation. Lisez plutôt.  

Chef, comment Kong a vécu les événements au cours de la crise que la Côte d’Ivoire a connue et comment se présente Kong aujourd’hui, quand on sait que Alassane Ouattara est le fils de Kong, et qui luttait pratiquement avec Laurent Gbagbo ? Est-ce que Kong a été particulièrement éprouvé, attaqué et visé parce que Ouattara vient d’ici ?

Justement, comme vous le dites, on a été vraiment visés. Il faut avoir le courage de le dire, on a été visés directement par le président Gbagbo. Son adversaire était notre frère et nous aussi en son temps on avait bien dit et précisé qu’Alassane Ouattara était le choix de Kong ou rien. Dès le départ même, quand sa candidature avait été refusée à la magistrature suprême en 2000 nous, à Kong ici, nous nous étions réunis au grand foyer, avions pris la   décision avec tous les chefs de villages et notables du département de Kong pour qu’il soit le député de Kong. Cette candidature avait été aussi rejetée. C’est à ce moment que nous avons décidé à l’unanimité de faire le boycott actif. Et ça été vraiment actif. Kong est resté cinq ans sans avoir un seul siège à l’Assemblée nationale.

Et pendant ce temps comment l’administration fonctionnait-elle ?

On n’avait qu’un seul sous-préfet à l’époque ici. C’est avec lui qu’on se débrouillait et qu’on faisait tout. Et, comme nous savions bien que ce que nous avons fait ne plaisait pas au pouvoir, nous étions prêts à assumer parce qu’on ne peut pas faire d’omelettes sans casser des œufs.

Est-ce à dire que Kong a été marginalisé, lésé dans le développement de la Côte d’Ivoire à cause de cette situation que le fils de Kong a vécue ?

Oui, le terme même est moins dit. J’allais dire même que Kong a été mis aux oubliettes. Personne ne parlait de Kong. Même les quelques fonctionnaires qu’on affectait à l’époque à Kong ici venaient très très difficilement. Puisque dans votre ministère, dès qu’on dit que vous êtes affectés à Kong, vos collègues qui sont aux alentours, tout le monde pleure et vous dit ‘’Yako’’. Sur le plan administratif, on a vraiment souffert.

Sur le plan médical même, c’était encore pire. La ville n’avait ni médecin ni infirmier. À l’époque, on était considéré comme des hommes contre le pouvoir et donc des gens à bannir. Le pouvoir refusait de nous affecter une ambulance. Les gens, à l’époque, étaient obligés de transporter les malades et les femmes enceintes dans des camions de trois tonnes chargés de maniocs ou d’ignames pour les emmener à Ferké (Ndlr/ Ferkessedougou).

Comment Kong a vécu la crise entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara ?

Nous avons vécu cette crise plus que les autres ivoiriens, puisque l’adversaire clé même de Laurent Gbagbo était Alassane Ouattara, originaire et digne fils de Kong. Laurent Gbagbo aussi, en son temps, a fait ce qu’il pouvait faire à Kong. Durant le règne de Gbagbo, nous sommes restés à Kong ici 90 jours sans électricité. Durant trois bons mois. Et pourtant, Il n’y avait pas de panne. Et c’était dans le mois de carême.  On jeûnait. Toutes les démarches entreprises dans ce sens à Ferké et Korhogo sont restées vaines. Pendant trois mois, on ne pouvait pas boire d’eau glacée et quand on partait à la prière on n’avait pas de lumière. Nous étions des laissés- pour-compte.

Ont-ils donné les raisons à ces cas de coupure ?

Nous-mêmes savions les raisons. Sinon comment on peut priver une population d’électricité sans avoir une raison ? Ils avaient leurs raisons. On le comprenait, mais ça, c’est la politique africaine. Sinon ils n’avaient pas le droit de faire ça. L’électricité, c’est une compagnie commerciale où nous payons nos factures. Ce n’était pas une panne et c’était fait exprès. Et comme le pouvoir était le plus fort à ce moment, il a fait ce qu’il pouvait faire. Nous en avions énormément souffert. Hélas !

Alors chef, on nous parlait d’insécurité, d’attaques de coupeurs de route et d’assassinat à un moment donné à Kong. Aujourd’hui, qu’est-ce qu’il en est ?

Aujourd’hui, on peut se frotter les mains. On peut même pousser un ouf de soulagement. Il faut reconnaître que le commandant de brigade qui est présentement à Kong, M. Ouattara Fangama, fait l’essentiel au plan sécuritaire. Depuis que moi-même je suis né à Kong jusqu’à présent (j’ai plus de 50 ans) je n’ai jamais vu un CB aussi compétent, efficace et travailleur que ce monsieur. Avant son arrivée ici, il ne se passait pas deux jours sans qu’il n’y ait mort d’homme. Et ces coupeurs de route faisaient le tour de la région.

Quand on apprend le matin qu’ils ont coupé la route de Dabakala à deux kilomètres d’ici, en moins d’une heure, vous allez apprendre encore qu’ils ont coupé la route de Ferké. En moins de 40 minutes, on apprend encore qu’ils ont coupé la route de Bouna. Ils ne sévissaient pas sur une seule route.  Ils faisaient le tour de la région en un seul jour sans être inquiétés. Ils s’attaquaient aux véhicules en provenance d’Abidjan et de Bouaké. Il ne se passait pas deux jours sans qu’on ait un mort parmi les passagers.

Aujourd’hui on peut dire merci à ce vaillant commandant. À l’époque, même pour aller dans son propre champ, le fait de voir un homme devant toi, tu ne pouvais plus avancer. Tu reculais. Et effectivement, ces gens-là ont vraiment sévi ici. Ces bourreaux n’hésitaient pas à dire ouvertement aux passagers que depuis que le président Alassane Ouattara a eu le pouvoir, il les a oubliés.  Donc, ils vont prendre ‘’pour eux’’ (Ndlr : leurs salaires ou leur récompense) dans les mains de ses parents (Ndlr : les parents du chef de l’Etat). Ils disaient ça aux passagers. Avec l’arrivée du CB Fangama Ouattara, aujourd’hui, on peut circuler tranquillement dans le département de Kong sans du tout s’inquiéter. Oui, il faut le dire honnêtement, la région de Kong est totalement en sécurité, actuellement.

Qui étaient réellement ceux qui agressaient ainsi ?

Ce sont les ex-combattants qui agressaient. Ils n’acceptaient pas que les gens regardent droit dans leurs yeux. Ils ont toujours leurs cagoules. Ils n’attaquaient pas à visage découvert.

Vous étiez le point de mire des adversaires de votre fils. Depuis 2011 que votre fils est au pouvoir, est-ce qu’il vous a rendu l’ascenseur pour les efforts que vous avez consentis pour lui ?

Il faut avoir le courage de le dire. Il nous a rendu largement l’ascenseur. Aujourd’hui, au niveau du département de Kong, je peux dire que tout le monde est satisfait. Comme un être humain n’est jamais totalement satisfait, même si on l’envoie au ciel, il demandera toujours quelque chose. En sept ans, ce qu’il a fait pour nous, si on avait eu ça depuis l’indépendance jusqu’à ce qu’il accède au pouvoir, Kong serait aujourd’hui un petit Paris.

Qu’est-ce que vous avez reçu concrètement ?

Il a renforcé l’administration. Ce vaste territoire de 78 villages n’avait qu’un seul sous-préfet à l’époque. Imaginez-vous quand on doit quitter Kong pour aller à kilimouno, ça fait 69 kilomètres. Quitter Kong pour aller à Kaclopa, ça fait 65 kilomètres. Appréciez vous-mêmes les difficultés.  Il a renforcé l’administration et a érigé plusieurs villages en chefs-lieux de sous-préfectures. Nous sommes devenus un département, l’électricité a été renforcée au niveau de la ville et les villages de plus de 500 habitants sont de 55% à 65% électrifiés. 

Il a pensé à la santé. Il y a un hôpital en construction. Cet hôpital arrangera toute la sous-région. La ville est aujourd’hui bitumée. Avec lui, on a eu un peu de bitume. Nous sommes satisfaits.  Sinon, avant, surtout en saison pluvieuse, il était difficile de faire venir des véhicules à Kong. On ne pouvait pas circuler à cause de l’état de dégradation des voies. Avec lui, nous avons eu du bitume. C’est déjà un grand soulagement pour ses parents que nous sommes.

Avant, dans les régions du Nord, certains parents partaient chercher leurs enfants des salles de classe pour les conduire au champ. Cela se poursuit-il encore ?

Avec l’arrivée de notre frère au pouvoir, qui nous a dit que l’école est obligatoire, cela a vraiment cessé. Aujourd’hui, dans tout le département de Kong, le préfet et les sous-préfets font une campagne dans tous les villages pour dire aux parents que   ‘’l’école est obligatoire’’ pour tous les enfants qui ont l’âge d’aller à l’école. Et que tous ceux qui se dérobent à cette décision sont punis par la gendarmerie. Quand on parle de prison à un Africain, il a peur. Aujourd’hui, tout le monde envoie son enfant à l’école.

À combien peut-on estimer le pourcentage des jeunes scolarisés dans votre région ?

Aujourd’hui, on peut l’évaluer à 70%.

Vous en tant que chef de Kong, Pouvez-vous nous raconter un peu l’histoire de la ville de Kong ?

Il faut dire que la ville de kong a été créée entre le Xème et le XIème siècle. La petite moquée est plus âgée que la grande mosquée que vous avez visitée tout à l’heure. Cette grande mosquée a marqué l’histoire de Kong, c’est par rapport à la guerre que Samory Touré a déclarée à Kong.  On ne peut pas parler de Kong sans parler de cette grande mosquée. Quand la population a su qu’elle ne pouvait pas échapper à cette guerre, tous ceux qui étaient de grands marabouts se sont habillés en blanc pour aller dans cette mosquée. Et c’est cette mosquée qu’il a fait tomber sur les gens et beaucoup d’entre eux sont morts sous les décombres. 

Tous les trois ans, les quatre ans, nous apportons des retouches à la mosquée. Cette façade a été reprise. C’est de Dabakala que Samory est entré à Kong pour venir massacrer les populations de Kong. À ce moment-là, Sékou Ouattara qui est le grand père du président actuel (Ndlr : Alassane Ouattara) était déjà là. Il est le fondateur de l’empire de Kong. Il avait une armée très organisée. Mais Kong existait déjà avant l’arrivée de Sékou Ouattara. C’est pourquoi il y a une différence entre la chefferie du chef de village et celle du chef de canton. Un chef de village est toujours plus âgé dans la tradition que le chef de canton.  S’il n’y avait pas de village, il n’y aurait pas de canton. Quand il n’y a pas de village, il n’y a pas de canton. Sékou Ouattara est le fondateur de l’empire de Kong.

Mais Kong existait déjà avec un chef. Les deux chefs collaboraient en parfaite harmonie. A l’époque Kong était un ‘’État’’ très avancé. Sékou Ouattara avait aussi une armée composée de sofas. On pouvait trouver tout ici. La civilisation est venue trouver que Kong était déjà civilisé. Nos parents étaient instruits   en arabe, ils écrivaient déjà des lettres. Il y avait des tisserands, ils habillaient des forgeons, etc. Mais c’est la guerre de Samory qui a détruit l’empire de Kong et qui a fait éclater la population de Kong. Chacun est parti de son côté. Certains sont partis au Ghana, au Burkina et au Mali. On peut trouver partout aujourd’hui des gens de Kong. Et c’est ce que les gens n’ont pas compris et font exprès de ne pas chercher à comprendre. C’est ce qui a fait que la réception de la candidature de notre frère qui est au pouvoir a été dure. Alassane Ouattara est purement et authentiquement fils de kong.

Il n’est pas un Burkinabé Comme certains, par calcul politicien, veulent le faire croire. Ses grands parents viennent de la famille de Sékou Ouattara. A l’époque, Sékou Ouattara avait fait partager ses enfants dans les différentes zones.  L’un de ses fils était installé à Folon un autre installé à Limono et un autre encore qu’on appelait Somaoulé était installé à Linguékro qui est le village natal de l’actuel président. Sékou Ouattara lui-même, en tant que ‘’préfet’’ était installé à Kong ici. Ses enfants qui étaient installés dans ces différentes zones lui apportaient des nouvelles au fur et à mesure. Tout cela pour se préparer contre les ennemis. 

À l’époque, il n’y avait pas de cultivateurs à Kong. Tout Kong était commerçants. Ses sofas accompagnaient les commerçant pour aller acheter le sel et la cola. L’histoire de coupeurs de route n’a pas démarré aujourd’hui. C’est par rapport à ces coupeurs de route que Sékou Ouattara faisait accompagner les commerçants pour aller acheter le sel et la cola avec les sofas et les escorter aussi à leur retour.

Où les commerçants partaient-ils acheter la cola et le sel ?

À l’époque, on appelait ça le Soudan (Ndlr : Mali actuel). On venait vendre ça ici. Kong était un grand centre commercial.  Les commerçants partaient prendre la cola au Soudan. Avant la destruction de Kong, Kong abritait cette grande mosquée (Ndlr : les membres de l’UPLCI ont eu l’occasion de la visiter).

L’Etat de Côte d’Ivoire existait-il déjà ?

L’État de Côte d’Ivoire n’existait pas à ce moment.

Kong qui était une grande agglomération a été secouée par la guerre de Samory Touré. Il y a eu un leader qui était le grand-père du président Alassane Ouattara. Kong qui renait de ses cendres est-elle alors une ville martyre ?

Oui, Kong a été une ville martyre. Les Kongois ont été colonisés avant la colonisation. Avant même l’arrivée des Blancs en Côte d’Ivoire, les populations de Kong étaient déjà colonisées. Les Kongois étaient déjà des intellectuels parce qu’ils savaient lire et écrire des lettres en arabe. Kong était déjà une ville civilisée avant même la naissance de Ouattara.  Kong était déjà une ville bien organisée les différents chefs qui la géraient. Après la destruction de Kong par Samory, on nous avait dit que 100 ans après, Kong allait renaître. On avait tout ça en mémoire. Mais on ne savait pas comment.

Donc c’est la prophétie qui est en train de se réaliser sous Alassane Ouattara ?

Oui, justement ça été dit. À l’époque, celui qui est venu avant Alassane, c’était son grand frère Gaoussou Ouattara (Ndlr : décédé, paix à son âme) qui a été élu premier député de Kong. On avait aussi dit à l’époque qu’un descendant de Sékou Ouattara allait plus régner que lui à Kong. Donc, quand son grand-frère Gaoussou Ouattara était arrivé ici, chacun de nous avait pensé que c’était lui.  On ne savait pas que derrière lui se cachait encore un autre baobab. Effectivement, le président Ouattara a accédé au pouvoir. Cela a été précédé par la souffrance du président lui-même et de la population de Kong, en général. Mais c’était peut-être là le passage obligé que Dieu nous a réservé.

Comment expliquez-vous la guerre entre Samory et Kong ?

 Il y a deux versions sur la destruction de la ville de Kong. Certains disent que c’est pour pouvoir islamiser la ville de Kong que Samory a détruit la ville de Kong. D’autres disent que c’est par rapport à l’alliance que les Ouattara de Kong ont signé avec les Blancs que Samory a détruit Kong. Ceux qui ont dit que c’est l’alliance signée entre les Ouattara et les Blancs ont raison parce qu’avant l’arrivée des Blancs, Kong avait sa mosquée, et Kong était islamisé. Mais Samory était contre les Blancs. Or, tout le monde sait que Binger a fait un moment ici avant de partir au Sud (Ndlr : Bingerville). C’est ce qui a fait que Kong a été détruit par Samory ?

Est-ce qu’en réalité cette alliance avait été effectivement signée ?

Oui, cette alliance avait été bel et bien signée. En partant, Binger avait dit aux parents qu’il reviendrait, qu’il ne mettrait pas trop temps à revenir.  C’est après avoir quitté Kong qu’il est parti à Bingerville. Mais il n’est plus jamais revenu.

Quelle est la composition de la population de Kong aujourd’hui ?

Aujourd’hui, il y a un peu de tout. Nous à notre temps quand on était encore petit, on pouvait dire à cette époque que Kong était à 100% musulman. Mais aujourd’hui, avec l’arrivée de nos frères Mossi et Lobi, on rencontre différentes religions à Kong. Il y a des musulmans et des chrétiens ici. La cohabitation est pacifique. 

Avec l’arrivée des Mossi et des Lobis, on trouve toutes les religions à Kong, mais c’est la religion musulmane qui domine. Il y a des chrétiens parmi nous. Kong a été toujours une population pacifique. En face de la gendarmerie, il y a une église en construction. Les Lobis sont avec nous il y a plus de 30 ans. On ne peut pas les empêcher de pratiquer leur religion. Même dans leurs  campements, certains ont transformé leurs cases en églises. Donc, il n’y a pas de problème de religion ici à Kong. L’entente entre chrétiens et musulmans est parfaite.

Quelle sont les grandes familles de Kong ?

La population de Kong est dominée par les Ouattara. Il y a quatre grandes familles à Kong. Le chef de canton de Kong est Ouattara. Le chef du village est Ouattara. Donc c’est une ville des Ouattara.   Kéléhou, Djagninanso, Kombisso et Somanso sont les quatre grandes familles de Kong.

Vous avez dit que Ouattara a beaucoup fait pour ses parents de Kong et qu’on ne peut pas être totalement satisfait, la satisfaction n’est pas ici-bas. Mais aujourd’hui, quels sont les autres besoins des populations de Kong en dehors de ce que Ouattara a déjà réalisé et qu’il continue de réaliser. Qu’est-ce que vous rêvez d’avoir encore ici à Kong ?

Au niveau de la ville de Kong, nous sommes à plus de 50% satisfaits. Avec l’accroissement de la population, il y a certains villages qui étaient à l’époque à 100 ou à 150 habitants qui sont passés aujourd’hui 500 âmes. Nous avons besoin de deux choses importantes qui sont les routes et l’eau. On a toujours dit que la route précède le développement.

Vous qui avez connu la Côte d’Ivoire sous Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié, Guéi Robert et Laurent Gbagbo, comment appréciez-vous la gestion de votre fils ? Êtes-vous fiers de votre fils Alassane Ouattara ?

Nous sommes très fiers de sa gestion. Vous savez, quand vous êtes président de la République, vous avez un gâteau qui appartient à toute une nation. Où y-a-t-il ‘’palabre en mangeant’’ ? C’est quand tu prends le plus gros morceau de viande et que tu me donnes le plus petit morceau qui entraine la bagarre. Mais quand le chef de famille sait partager, il n’y a pas de palabre. Nous sommes très contents de sa gestion.

On ne peut pas trouver aujourd’hui un département ou une sous-préfecture en Côte d’Ivoire où le chef de l’Etat n’a rien fait, n’a pas travaillé.  C’est vrai que l’être humain ne peut pas être satisfait à 100%, mais avec ce qu’il a réalisé et continue de réaliser, nous ne pouvons que le remercier. Nous demandons à ceux qui viendront après lui de ne pas privilégier un département et délaisser les autres. Tous ceux qui sont morts à cause de lui ne sont pas des Kongois. Quand tu viens au pouvoir, il faut quand même partager. Que Dieu l’assiste à réussir sa mission dans l’intérêt de tous les Ivoiriens.

Quel message avez-vous à lancer à l’endroit des populations ivoiriennes ?

J’invite tous les Ivoiriens à faire vraiment la paix. Sans paix, il n’y a pas de développement. Ce que nous avons connu dans le passé doit être une leçon pour chacun. Même quand on n’a rien en poche et qu’on vit tranquillement, on sait où mettre la main pour avoir quelque chose à mettre sous la dent. Après 10 ans de guerre la Côte d’Ivoire a pu se réveiller. On ne trouve plus les séquelles de cette guerre à Abidjan. Préservons ce beau pays.

Nous avons un intérêt commun qui est la Côte d’Ivoire. Préservons ce beau pays qui fait notre fierté. Aimons-nous surtout les uns les autres. Qu’Allah bénisse tous les Ivoiriens. Merci surtout à vous les journalistes de la presse en ligne qui, malgré la distance, avez décidé de venir jusqu’ici pour comprendre l’histoire et connaître la vérité. Je vous encourage aussi dans votre noble mission d’information et d’éclairage pour toute la nation ivoirienne. Je vous souhaite un bon retour à Abidjan et dans vos familles.

Interview réalisée par l’Uplci

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