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Côte d’Ivoire : les producteurs de cacao pas content du gouvernement l’invitent au respect de leur droit à la manifestation

Publié dans Economie - Business

L’Union Syndicale des Paysans de Côte d’Ivoire (USYPA-CI) a appelé ce lundi 09 avril 2018, lors d’une conférence de presse qu’il a animée dans la commune de Yopougon, l’ensemble des organisations syndicales du monde agricole à la solidarité dans la lutte pour le bien-être des producteurs des matières premières agricoles. « J’en appelle à l’unité syndicale et invitons tous les planteurs à parler d’une même voix pour être entendu par les autorités », a plaidé son Secrétaire Général, Kouamé Kouadio Emmanuel, jugeant inacceptable que les décisions à l’endroit des paysans soient prises sans la moindre consultation des acteurs du secteur dont le fruit des durs labeurs tient le levier économique du pays.

« Nos organisations n’ont jamais été associées à la fixation des prix de nos produits. On nous les impose », a-t-il dénoncé, soulignant que le prix bord champ de 700 FCFA le Kg fixé par exemple pour le cacao est loin de permettre aux producteurs de cette matière première agricole de faire face aux charges d’entretien des plantations encore moins de faire face à la scolarité de leurs progénitures que leur impose l’école obligatoire.    

Pour le SG de l’USYPA-CI, bien que les gouvernants aient reconnu que le succès de ce pays repose sur l’agriculture, aucune politique de mécanisation du secteur, n’a toujours pas été engagée pour mettre un terme aux méthodes archaïques et rendre performant la production du cacao. Une situation qui maintiendrait les producteurs dans la misère la plus totale.

« Notre agriculture n’évolue pas pourtant, on a formé et continue de former des ingénieurs agronomes. Mais, par manque de politique de modernisation, leur science ne serve pas pour que prennent nos souffrances », a soutenu Emmanuel Kouamé, poursuivant d’égrainer le chapelet des difficultés auxquelles est confronté le monde paysan.

« Nous travaillons aussi dans un environnement non sécurisé posé par la question du foncier rural. Les conflits fonciers à l’origine des affrontements dans plusieurs villages et qui ont occasionné plusieurs morts sont des menaces à la tranquillité dans le monde paysan. Voilà que les conditions d’immatriculation proposées par le gouvernement, très coûteuses, pour les maigres revenus que nous procure la mévente de nos fèves, ne nous facilitent pas la tâche », explique Emmanuel Kouamé pour qui le gouvernement devrait revoir le coût de l’opération de bornage fixé à 400 mille FCFA le bloc, voire, renoncer totalement à un quelconque frais de l’opération.

Malgré ces difficultés auxquelles les paysans sont confrontés, ces derniers, à en croire le numéro un de l’USYPA-CI, les autorités ne veulent entendre de brouit  dans le secteur au risque de voir les meneurs derrière les barreaux. « Notre manifestation contre le prix inacceptable de 700 FCFA le Kg du cacao nous a valu une répression. Je voulais donc interpeller ici le gouvernement afin qu’il respecte nos droits à la manifestation parce que nous sommes aussi citoyens de ce pays », a-t-il conclu, juste après avoir prévenu des conséquences fâcheuses qui pourraient en découler d’une attitude méprisante persistante à l’endroit du monde paysan.

JEN  

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