Info News :

23
February

Les handballeurs auront de nouveaux dirigeant ce  samedi 24 février 2018 lors de l’Assemblée Générale Elective prévue au siège du comité olympique sis au II Plateaux. On connaitra ainsi le successeur du président sortant de l’instance fédérale le Colonel Joseph OUEREGA.  L’annonce a été le mercredi 21 février par le président du comité électoral ZEHI Sébastien qui également communiqué la liste  des candidats éligibles  à la présidence de cette instance du sport ivoirien. Ils sont au nombre de 04 candidats. Il s’agit du juriste Jean Claude Boussou Ex international, gardien des buts de l’OMNESS de Dabou, de Guiriekpe Blesson Paul dit Paul Blesson, Vice Président de l’équipe sortante, ancien directeur Technique Nationale, de Ehouman Gilbert Blessou et de Karaboué Aboubacar. Ils s’affronteront dans les urnes ce samedi. Les différents candidats et leurs états-majors  sont déjà en campagne, une campagne qui se déroule pour l’instant dans un bel état d’esprit.

Les acteurs de ce sport ont tenté d’aller à un consensus sans y parvenir. D’où l’option des urnes pour départager les impétrants. Sur 77 clubs affiliés à la fédération, on aura 64 votants dont 21 clubs sur 22 en D1 qui disposent de 03 voix chacun. 8  Clubs de D2  sur  9 disposent de deux voix et 35 clubs sur 46 de ligue régionales, seniors et jeunes disposent d’une voix.

Au terme de cette élection, le vainqueur devra donc rassembler tous  pour que cette discipline retrouve ses lettres de noblesses et ce pour le bonheur des nombreux amoureux de ce sport.

Kouamé Blanchard

22
February

Le département de Communication institutionnelle de la téléphonie mobile MTN  et l’Union des Patrons de Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (UPL-CI) ont eu une importante séance de travail ce jeudi 22 février 2018 au siège de l’entreprise à Abidjan- Plateau. Au centre des échanges : comment établir un cadre de collaboration gagnant-gagnant entre les deux Structures.

« Nous sommes une organisation de promoteurs de site d’informations en ligne créée le 06 novembre 2015 qui a décidé de se mettre au service du développement. Nous sommes à ce jour, une trentaine de membre à jour de nos cotisations. Nous disposons d’une plate-forme qui est un portail hébergeant l’ensemble de nos sites. Nous voulons donc, dans le cadre d’un partenariat avec votre structure (MTN), mettre à votre disposition nos espaces d’annonce afin de contribuer au rayonnement de l’image de l’entreprise», a expliqué NANDO Dapa, président de l’UPL-CI à Mme Marie-Michelle Yao Yao et Pierre ASSABA tous deux, du département de la communication institutionnelle.

 « Nous vous remercions de cette visite dans nos locaux. MTN se réjouit de votre présence ici. Le département communication institutionnelle que nous avons la lourde tâche de conduire est prête, dans ses prérogatives, à faire chemin avec vous », a confié Mme Yao Yao promettant de mettre la délégation de l’UPL.CI en contact, avec les services marketings et Publicités de MTN pour échanger sur les sujets concernant ces départements. Toutefois, les deux hôtes ont estimé que la  démarche et les offres de l’UPL.CI sont appréciables.

Il convient de noter que hormis le Président Nando, la délégation de l’UPL.CI est composée de Cinq Membres dont le Secrétaire Général, Jules Eugène N’DA, du Secrétaire Général Adjoint, Adama BAKOYOKO, du Trésorier Général Benoît Kadjo et de la responsable adjoint de la communication, Hortense BENIE.

 

UPL-CI    

22
February

Dans sa politique de modernisation de l’Administration, le Ministère de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public a donné ce jeudi 22 février 2018, la parole à Isaac Yao GNAMBA à l’effet d’exposer sur les innovations ou révolutions en cours pour permettre à l’administration de connaitre une performance dans ses actes.

« La contribution de la Poste de Côte d’Ivoire à la modernisation de l’Administration ». Voilà le sujet soumis à sagacité de M. Yao GNAMBA qui dans son exposé s’est voulu très optimiste quant à l’avenir de la poste de Côte d’Ivoire qui était selon lui, dans un état ‘‘agonisant’’ parce qu’assailli par des produits concurrents dans le secteur. Mais la Poste a résisté et elle tient bon affirme-t-il. C’est désormais ce qu’il appelle la ‘‘Maison du Citoyen et des entreprises, coursier de l’Etat’’ afin que tous les citoyen s’approprient cette poste pour ne pas qu’elle meurt.

La Côte d’Ivoire qui veut inscrire ses services postaux aux standards internationaux, a décidé de porter son capital 5 Milliards FCFA contre 600 millions FCFA.

Désormais donc, souligne M. GNAMBA, ce nouveau statut lui donne la possibilité d’offrir trois prestations au public ; à savoir l’exploitation des activités postales, les activités numériques et la poste financières. La création en 2017 de la Banque d’Abidjan (BDA) obéit à l’exigence de l’évolution technologie qui permet donc à la poste de facilité les transactions financières qu’elle effectuait depuis toujours. «  S’étant inspirée  du modèle de réussite du Cap Vert, la Poste de Côte d’Ivoire est désormais prête à contribuer à la modernisation de l’Administration ivoirienne surtout après les différentes reformes » a expliqué le DG de la Poste soulignant que son institution est au service du peuple. « Nous sommes une machine à la disposition des Ministères ou mieux à la disposition du Ministère de la Modernisation pour accélérer le processus de modernisation », a-t-il indiqué.   

Pour M. GNAMBA, le rendez-vous de l’émergence ne saurait être une réalité si l’on n’embarque pas dans le bateau, son institution. A titre d’exemple, la poste facilite les démarches des candidats désireux de postuler à un concours. Les dossiers peuvent être acheminés depuis les lieux de résidence où existe un service postal jusqu’au lieu de dépôt (Deco) sans se déplacer. Une plate-forme de commande de pièces administratives en ligne, également mis en service, va être présentée au ministre en charge de la Modernisation de l’administration dans les prochains jours.  

Le Ministre de la Modernisation de l’Administration, selon Isaac Yao GNAMBA, peut désormais s’appuyer sur les Bureaux de Poste pour offrir les prestations aux citoyens en signifiant clair l’ensemble des prestations de l’Administration à exécuter par l’institution.

Devant Ministre en charge de la Modernisation de l’Administration, Abinan Kouakou Pascal, l’invité de cette deuxième édition de ‘‘La Matinale de l’Administration’’, a plus que convaincu son auditoire sur les chances de réussite de la Côte d’Ivoire dans son projet de faire de son Administration, un service moderne.

JEN

21
February

Le quartier DAFCI Cathédrale 2 était en fête le  mardi 20 février 2018. En effet, les femmes, jeunes, hommes, guides religieux ainsi que les chefs de communautés ont répondu présents à la cérémonie d’inauguration du centre de santé urbain dudit quartier.

C’est à 10 heures, que sonne le début de cette cérémonie d’inauguration sous l’air rythmé de la fanfare ‘’Sainte Fatima’’,  venue spécialement pour l’occasion. Après  l’arrivée des officiels,

C’est par une cérémonie de libation que le chef de terre, Kami Daniel a plaidé, auprès de mânes  pour la  bonne tenue de l’évènement. Mme Dan Epouse Koffi Dessi Brou, directrice exécutive de L’Association pour la promotion de santé, de la femme, de la mère, de l’enfant et de la famille (APROSAM), après le mot de bienvenu de Diarrassouba Brahima, 1er adjoint au maire, a indiqué que l’inauguration de ce nouveau centre de santé entre dans le cadre du  projet d’appui à la redynamisation du secteur de santé ivoirien(PARSSI). Elle s’est félicitée de l’ouverture de ce centre de  santé qui répond à un véritable besoin exprimé par la population.

« La construction de ce centre de santé dans la zone dite « de silence » dans le quartier DAFCI Cathédrale 2 de San-Pédro vient répondre à un besoin important d’offre de soins dans le quartier Bardot qui concentre à lui seul 90% de la population de San-Pedro estimé à 655 338 habitants selon le plan annuel santé 2014 », a indiqué Mme Bakoro Diarrassouba épse Kallo, chef d’unité à la cellule de coordination de la coopérative CI/UE. Elle a, alors, invité les autorités préfectorales et sanitaires ainsi que les élus, à soutenir d’avantage l’appui apporté par l’union européenne pour continuer à l’amélioration de l’état de santé des populations ivoirienne.

Le représentant de l’UE, Charles Raudot de Chatenay a invité l’ONG APROSAM  à bien gérer ce  centre de santé afin qu'il puisse être utilisé aux fins prévues notamment donner des soins de santé à la population. Ensuite, il a exhorté tout le personnel du centre à fournir des services de qualité à la communauté.

Il a aussi invité à la population à fréquenter ce centre construit pour elle afin qu’il serve ce à quoi, il a été construit. « Nous savons tous qu’un centre de santé est inutile s’il n’a pas de patients. Alors nous comptons sur vous pour le fréquenter comme il le mérite et être exemplaires dans vos pratiqués. Faites confiance au personnel médical », a-t-il plaidé.

Bâti sur une superficie de 8100 m² offert par la mairie, ce centre de santé comprenant un dispensaire et une maternité. Il a été construit par l’ONG  APROSAM, avec l’appui technique de la mairie et le soutien financier de l’Union Européenne. Le montant global du projet PARSSI, s’élève à 1.241 904 euros, soit 813 millions Fcfa. Pour la construction de ce bâtiment et son équipement, l’Union Européenne a investi à hauteur de 100 millions, de francs CFA.

Par  ailleurs, deux nouvelles ambulances équipées, d’une valeur de 50 millions de francs CFA ont été acquis pour faciliter l’évacuation des patients vers les hôpitaux de référence.

Zétia

21
February

La plate-forme de l’opposition ivoirienne et de la société civile a qualifié, ce mercredi 21 février 2018, la volonté du Chef de l’Etat d’organiser l’élection sénatoriale avec une Commission Electorale Indépendante (CEI) dépassée par les textes de ‘‘passage en force’’ intolérable.

« Le gouvernement, contre toute attente, de façon solitaire et unilatérale et au mépris de la Constitution, prend l’Ordonnance n°2018-143 du 14 février 2018 en vue d’organiser les élections des sénateurs. L’alinéa 3 de l’article 90 de la loi n°2016-886 portant Constitution ivoirienne du 8 novembre 2016, une loi organique fixe le nombre des membres de chaque chambre, les conditions d’éligibilité et de nomination, le régime des inéligibilités et incompatibilités, les modalités de scrutin ainsi que les conditions dans lesquelles il y a lieu d’organiser de nouvelles élections ou procéder à de nouvelles nominations, en cas de vacance de siège de député ou de sénateur », a rappelé AHIPAUD Martial, porte-parole de cette coalition de 17 membres de l’opposition et de la société civile avant d’ajouter qu’il revient dès lors ‘‘au législateur d’organiser le Sénat par l’effet d’une loi organique’’.

Pour l’opposition, Alassane Ouattara va au-delà des prérogatives que lui confère la Constitution. « Comment le Chef de l’Etat peut-il s’arroger un pouvoir qu’il n’a pas au regard de la Constitution et pour lequel, il n’a reçu aucune habilitation de l’Assemblée Nationale ? Pourquoi passer outre l’Assemblée Nationale alors qu’elle est bien en place ?», s’est-elle interrogée très inquiète des conséquences désastreuses que pourrait engendrer cette décision.

« Cette mesure du Gouvernement si elle prospère conduira le pays vers la catastrophe, voir le chaos », affirme-t-elle, invitant la communauté internationale à se saisir du dossier ivoirien pendant qu’il est encore temps.

JEN

21
February

                                   COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil a adopté six (06) décrets relatifs à l’élection des sénateurs :

 

  • le premier décret porte convocation du Collège électoral pour l’élection des sénateurs ;
  • le deuxième décret porte fixation de la durée de la campagne électorale pour l’élection des sénateurs ;

 

  • le troisième décret détermine le nombre de lieux et bureaux de vote pour l’élection des sénateurs ;

 

  • le quatrième décret porte définition des spécifications techniques des matériels et documents électoraux et détermine le nombre de bulletins de vote pour l’élection des sénateurs ;

 

  • le cinquième décret porte réquisition des fonctionnaires, agents de l’Etat et Assimilés en vue de l’élection des sénateurs ;

 

  • le sixième décret porte organisation et fonctionnement des bureaux de vote en vue de l’élection des sénateurs.

 

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de l’élection des sénateurs, membres du Senat, deuxième chambre du Parlement ivoirien, institué par la Constitution de la 3e République. Ainsi, sur proposition de la CEI, le Collège électoral pour l'élection des sénateurs est convoqué le samedi 24 mars 2018. Le scrutin sera ouvert à huit heures et clos à dix-sept heures.

La campagne électorale est ouverte le lundi 19 mars 2018 à zéro heure zéro minute et close le jeudi 22 mars 2018 à minuit.

L'élection des sénateurs a lieu dans chaque Région et dans chaque District Autonome, au suffrage universel indirect et au scrutin de liste majoritaire à un tour, sans vote préférentiel ni panachage. A cet effet, il est créé trente-trois (33) lieux de vote et trente-cinq (35) bureaux de vote sur toute l’étendue du territoire.

Aussi, les fonctionnaires et agents de l’Etat, les stagiaires et toute personne rémunérée par l’Etat ou l’un de ses démembrements dans les différents ressorts territoriaux de l’élection des sénateurs, sont réquisitionnés pour l’exécution des opérations électorales en qualité d’agents électoraux. Toutefois, cette obligation ne devient effective que pour les agents dument convoqués par la CEI.

20
February

La Tribune de la Jeunesse de Côte d’Ivoire (TJCI) a annoncé ce dimanche 18 février 2018 son adhésion et son engagement total pour ramener la paix en Côte d’Ivoire. C’était au cours du lancement de ses activités pour l’année 2018.

En s’appropriant cette citation du Président Félix Houphouët-Boigny, Père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, « la Paix n’est pas un vain mot, c’est un comportement», la TJCI, souligne son Jean-Baptiste Koffi, permettra au peuple ivoirien de marcher résolument vers la paix en adoptant un comportement qui favorise la réconciliation, le pardon, la non-violence et la cohésion sociale. Dès lors, estime-t-il, la violence doit être le premier ennemi de son organisation et partant de toute la jeunesse ivoirienne. 

Pour Jean-Baptiste Koffi le moment est donc venu pour la jeunesse de dire non à toute action entrainant la violence et éviter à la jeunesse d’en payer le lourd tribut. « Pour leurs intérêts, les acteurs politiques ivoiriens, n’hésitent pas un seul instant à sacrifier l’avenir de la jeunesse. Nous avons conscience de cela et nous voulons leur tourner le dos », a-t-il dénoncé, reconnaissant toutefois que la tâche ne sera pas du tout facile.

« La paix est une quête perpétuelle à rechercher chaque jour. Le Président Houphouët-Boigny en a fait son combat toute sa ville », a-t-il rappelé avant d’inviter la jeunesse à faire sien ce message du Président Houphouët ‘‘j’ai la haine de la haine et je désapprouve toute violence entre les hommes. Soyons unis dans la paix et non la violence humaine’’.    

Pour ses actions sur le terrain, précise Hector Zadi, Secrétaire Général de l’organisation, les représentations nationales, notamment celles de Daloa, d’Issia, de Korhogo, de Bouaflé, de Dimbokro, de Yamoussokro et de Gagnoa seront investies afin de les mettre rapidement en mission pour une sensibilisation de leurs camarades sur la nécessité d’aller à une réconciliation ouvrant l’accès à l’emploi de la jeunesse. « Pour nous, celui qui ne sait pas pardonner, n’est pas humain. Il n’est pas loin de l’animal », a-t-il fait remarquer.

Pour la vie de la nation, avance Hector Zadi, ‘‘la TJCI se réserve le droit de donner son opinion et si nécessaire apporter son soutien à tout projet prenant en compte les préoccupations de la jeunesse.  

Aussi, a-t-il indiqué, la TJCI entend prendre une part active aux côtés de la Commission Electorale Indépendante (CEI) pour éviter d’éventuelles contestations des résultats.

Créée le 24 septembre 2016, la TJCI a participé à plusieurs activités notamment la journée africaine de la paix, au sommet UA-UE tenu à Abidjan. Les capacités d’une vingtaine de sa gente féminine ont été renforcées en outils informatique par l’Unesco. 

JEN       

20
February

Le Directeur de la Communication de la Primature Bakary Sanogo a reçu ce mardi 20 Février 2018, sur instruction du Chef du Gouvernement, une délégation du bureau exécutif de l’Union des Patrons de Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (UPL-CI). Cette structure avait sollicité une audience auprès du Premier Ministre, à l’effet de lui présenter l’Association et lui soumettre les préoccupations des acteurs de la presse en Ligne.

En pleine éclosion en Côte d’Ivoire, la Presse en Ligne a, aujourd’hui, plus que besoin, estime le président de l’UPL-CI, NANDO Dapa, d’un interlocuteur fiable pour discuter avec les autorités sur les préoccupations du secteur, en vue des décisions à prendre dans l’intérêt de tous.

« Nous avons créé cette organisation en novembre 2015 pour aider à organiser ce secteur et permettre aux autorités d’avoir un interlocuteur direct avec qui elles pourront échanger sur les préoccupations des acteurs de ce milieu. Nous nous sommes aussi donné pour mission de faire la promotion du développement et du bien-être social. Dès lors, il nous a semblé nécessaire de venir offrir nos services au Chef du Gouvernement, afin de l’aider dans sa tâche. Nous entendons le faire dans le strict respect des règles qui régissent notre métier », a expliqué NANDO Dapa, après avoir présenté les vœux de son organisation au Premier Ministre, à sa famille et à tous ses collaborateurs.

La nouvelle loi prenant désormais en compte la Presse en Ligne, les défis à relever s’annoncent importants. Ils ont pour noms: salaires et autres charges de fonctionnement, mais surtout la rentabilisation les entreprises de presse numérique. Ces préoccupations ont également été portées à la connaissance du premier responsable de la communication gouvernementale, afin d’envisager des ébauches de solutions. 

« Merci pour votre démarche. Nous vous souhaitons beaucoup de courage dans vos différentes initiatives. Au nom du Premier Ministre qui nous a instruit de vous recevoir, nous vous souhaitons la bienvenue. Nos objectifs étant  les mêmes, je pense que nous aurons beaucoup à partager en ce qui concerne les questions de développement que vous avez évoquées. Je voudrais donc que vous preniez attache avec nos collaborateurs pour réfléchir sur ce que nous pouvons faire ensemble dans ce sens. En ce qui concerne vos doléances, je souhaite qu’elles soient formalisées  et adressées au Premier Ministre », a indiqué Bakary SANOGO, promettant déjà de rendre compte au Chef du Gouvernement de cette séance de travail. Il était assisté de ses plus proches collaborateurs que sont Immaculée Kouassi du CICG,  Coulibaly Souleymane, Koné Issa et  Ahmed Daouda Coulibaly, tous de la Primature.

La délégation de l’UPL-CI quant à elle était composée, en plus de son Président, du Vice-président Gervais Djidji, du Secrétaire Général Jules Eugène N’DA, du Secrétaire Général Adjoint Adama Bakayoko et du Trésorier Général Benoît Kadjo.

UPL-CI      


     

19
February

Dans le cadre de la tournée de mobilisation et de sensibilisation des bases initiée par la Direction du parti des républicains (RDR), le vice-président de ce parti chargé des régions du haut Sassandra et de la Marahoué, Babo Darret, accompagné d’une forte délégation, était à  San-Pedro le samedi 17 février 2018.

L’objectif visait à exhorter les structures spécialisées du parti en appelant les militants de base à se tenir prêts pour les élections avenir.

Devant de nombreux militants qui ont pris d’assaut, le centre culturel municipal, l’émissaire de la présidente du parti, Dagri Diabaté, après avoir réitéré les vœux de la direction du parti, a invité les militants à s’engager fermement avec la nouvelle direction du parti. 

Pour Babo Darret, ce n’est qu’à travers la mobilisation des militants aux élections locales avenir que le RDR pourra, une fois encore,  démontrer qu’il demeure la première force politique en ce moment en Côte d’ivoire.

 « 2018 est une année importante pour notre parti, au regard des défis qui nous attendent.  2018 est aussi l’année des élections municipales, régionales et sénatoriales, à l’occasion desquelles le RDR doit consolider ses acquis de premier parti politique de Côte d’ivoire », a-t-il  expliqué à ses militants.

« Le RDR, poursuit-il, souhaite que ces élections se fassent dans le cadre du parti unifié. En attendant, le RDR doit se préparer pour relever tous les défis liés à ces élections municipales, régionales  et sénatoriales ».

C’est pourquoi, il invite tous les militants de la région de San-Pedro à la discipline, à l’occupation du terrain, à la formation au processus électoral mais surtout à s’inscrir massive sur les listes électorales notamment les nouveaux  majeurs.

Le secrétaire départemental RDR, Bamba Brahima, a assuré le chef de la délégation de l’implantation  du RDR dans la région de San-Pedro en affirmant l’engagement des militants  aux prochaines batailles.

Quant au délégué départemental RJR, Lago Décoster, il a exprimé sa reconnaissante à  la direction du parti pour la nomination du maire Bouéka Nabo Clément au poste de vice-président du RDR, chargé de la région de San-Pedro et de l’honorable Inago Tétiako, comme conseillère spéciale de la secrétaire générale adjointe du RDR.

«Nous faisons le pari d’ici d’amener au RDR tous les postes électifs avenir. Tous les jeunes doivent se ranger et unis comme un seul homme pour aller à la conquête de ces postes pourvus », a-t-il indiqué. 

 Zétia

19
February

Le président de CAIDP, KEBE Yacouba a échangé ce lundi avec le bureau de l’Union des Patrons de Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (UPL-CI) à l’effet de se faire une idée de sa mission.

« Nous sommes une organisation professionnelle des promoteurs de presse ayant pour support d’édition le numérique. Nous nous sommes mis ensemble pour permettre aux pouvoirs publics d’avoir un interlocuteur dans ce secteur. Nous nous sommes aussi assignés une mission républicaine, c’est-à-dire, nous mettre au service de nos concitoyens par la promotion des actions visant leur bien-être. Et pour nous il était important de présenter notre organisation à la CAIDP et à son président afin de bénéficier de ses conseils avisé dans l’exercice de notre tâche », a expliqué NANDO Dapa, président de l’UPL-CI qui avait à ses côtés son vice-président Gervais Djidji, son Secrétaire Général, Jules Eugène N’DA, son Secrétaire Génral Adjoint en charge des projets, Adama Bakayoko et Benoît Kadjo, le trésorier Général.

Remerciant l’UPL-CI pour sa démarche, le président de la CAIDP a indiqué qu’il n’avait pas connaissance auparavant de l’existence de cette organisation professionnelle à laquelle il souhaite la bienvenue.

« J’apprécie beaucoup votre démarche, car il ne serait pas intéressant de l’apprenne par les médias. Une chose est de créer une organisation, une autre est de pouvoir en faire un instrument crédible. Je vous souhaite donc bonne chance », a déclaré le Président KEBE invitant l’UPL-CI à relever le défi de l’éclosion du numérique en Côte d’Ivoire. « C’est aujourd’hui que le défi de la presse en ligne commence. La loi prenant désormais ce secteur qui est une révolution mondiale en compte, faites en sorte que l’on ne vous confonde pas aux acteurs des réseaux sociaux. Vous êtes des professionnels, obéissez donc à la rigueur du métier », a-t-il conseillé assurant de son soutien total à l’UPL-CI. « Pour ma part, je voudrais vous assurer que nous serons à votre disposition. Nous allons vous inviter à partager avec vous, sur nos missions », a-t-il conclu.

UPL-CI   

19
February

« Les directeurs de publication face au défi de la paix ». Voilà le thème qui a réuni les premiers responsables du contenu des publications ivoiriennes à Grand-Bassam les 17 et 18 février 2018 à l’initiative du Forum des Directeurs de Publication de Côte d’Ivoire (FORDPCI).

Situant le cadre de cet atelier à l’ouverture des travaux, Charles Lambert TRA BI, Président du FORDPCI a indiqué que les journalistes, mis en cause dans les différentes crises politico-militaires qu’a connu le pays, il était plus que crucial, à la veille des élections locales, de faire en sorte les médias aident à l’apaisement social.

« La Côte d’Ivoire s’apprête à vivre à nouveau des élections municipales et régionales. C’est moment donc de faire en sorte que nous ne vivions plus ces évènements cauchemardesques que le pays a connu », a-t-il soutenu.

« Vous avez vu juste, car cette formation peut nous mettre à l’abri d’éventuels troubles et violences », a répondu Traoré Ali, représentant le maire de Grand-Bassam remerciant les initiateurs d’avoir choisi sa cité pour marquer l’engagement des médias ivoiriens à contribuer à la réconciliation et la paix dans le pays.

Pour le président du Conseil National de la Presse (CNP), Raphael Lakpé qui est resté aux côtés des participants pendant les deux jours de cet atelier, son institution répondra présente à l’appel de toute initiative visant à apporter la quiétude au sein de la population.

« Le directeurs de Publications que vous êtes devront veiller au respect de la loi, de l’éthique et de la Déontologie, seul voie de consolidation de la Paix. Le président Bédié vous invite à cela », a déclaré Narcisse N’Dri Konan, représentant le Président Bédié avant d’ouvrir les travaux.

Pour le père Martial Boni Boni, conférencier du jour, il s’agit de voir comment les médias peuvent-ils aider à relever le défi de la paix étant donné qu’ils ont toujours été mis aux bancs des accusés dans les différentes violences qui ont secoué le pays. Selon lui, un journaliste au service de la paix, doit se libérer des pesanteurs économiques et politiques, avoir une bonne compréhension des sujets à traiter, se former constamment, s’imprégner de la loi, du code d’éthique et de déontologie du métier, respecter les institutions du pays. En un mot ; être professionnel.     

 JEN

19
February

Cela exactement plus d’un an et demi que l’Ambassadeur Mahamadou Zongo est en poste à Abidjan. Pour la première fois, le successeur de Justin Koutaba sur les bords de la lagune ébrié, le Sociologue diplomate et ancien Conseiller Spécial du Premier Ministre Paul KabaThiéba, a décidé de dire sa part de vérité à travers un entretien qui a porté sur plusieurs sujets qui fâchent : la désorganisation de la communauté burkinabè, le vote des Burkinabè de l’étranger à la présidentielle 2020, le difficile accouchement du Club des hommes d’affaires, l’épineuse question des cartes consulaires, ses absences remarquées aux cérémonies organisées par les associations, les conflits de chefferies, etc. C’était le mercredi 14 février 2018.

Vous avez présenté vos lettres de créance au Président de la République SEM Alassane Ouattara, il y a un peu plus d’un an. Comment vous sentez-vous dans vos habits de diplomate ?

En effet, j’ai présenté mes lettres de créance au Président de la République de Côte d’Ivoire, Son Excellence M. Alassane Ouattara le 21 juillet 2016 et,  bien avant, j’ai assuré des fonctions au niveau du Burkina. J’ai été chef du département de Sociologie, j’ai été le directeur de l’UFR des Sciences humaines de l’Université Ouaga 1 et,  en mars 2016, j’ai été nommé Conseiller Spécial du Premier Ministre. C’est donc une suite logique au niveau de l’Administration. Ce qui fait que je n’ai pas eu de difficultés particulières ici. L’accueil qui m’a été réservé par les Conseillers  qui assuraient la direction de la Représentation diplomatique m’a permis de rentrer très vite dans mes habits de diplomate. Je voudrais profiter de votre micro pour remercier du fond du cœur le ministre Conseiller Ouattara Kléna qui a assuré l’intérim à l’époque, il était le Chargé d’affaires. C’est avec lui que j’ai esquissé mes premiers pas dans le milieu diplomatique et son accompagnement et son expérience m’ont permis de l’aborder sans marcher sur les œufs. Je voudrais aussi remercier l’ensemble des Conseillers de la Représentation, les Consuls, celui d’Abidjan qui est rentré, de Bouaké, et le Consul Honoraire de Soubré. Ils m’ont tous permis de prendre mes fonctions de façon sereine.

En quoi consiste précisément votre mission en Côte d’Ivoire ? Votre nomination dans l’élan de la réactivation du Traité d’Amitié et de Coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire est-il intrinsèquement lié à ce traité d’intégration ?

Ma nomination n’est pas liée intrinsèquement à la réactivation du Traité d’Amitié et de Coopération Ivoiro-Burkinabè. Je pourrais me permettre de vous rappeler que l’Ambassade du Burkina en Côte d’Ivoire existe depuis 1960 et a toujours eu un ambassadeur de façon continue. C’est dans la suite logique des choses que j’ai été nommé en remplacement de mon prédécesseur, l’ambassadeur Justin Koutaba. La mission que son Excellence Roch Marc Christian Kaboré m’a confiée en me nommant en Côte d’Ivoire porte sur quatre points. Il s’agit, dans un premier temps,  de travailler à renforcer les relations d’amitié et de bon voisinage avec la Côte d’Ivoire. Un pays avec lequel nous avons des relations entremêlées ; il me plaît de rappeler qu’entre 1932 et 1947, la frontière nord de la Côte d’Ivoire allait jusqu’à Tenkodogo. Il faut donc travailler à renforcer cette relation de fraternité qui va au-delà de l’amitié. Deuxièmement, c’est travailler à organiser la communauté pour qu’elle puisse, de façon efficace,  participer aussi bien au renforcement de la cohésion en Côte d’Ivoire et qu’au développement du Burkina Faso. Le troisième point, c’est de travailler à ce que les Burkinabè entretiennent de bonnes relations avec ceux qui nous ont accueillis. C’est-à-dire nos tuteurs qui,  depuis longtemps, ont fait preuve d’hospitalité. C’est donc de travailler à ce que les relations entre les deux populations se réalisent dans la perfection. Et, enfin,  le quatrième point, c’est de travailler à ce que les Burkinabè de Côte d’Ivoire intensifient  leurs rapports avec le Burkina Faso.

Que vous a dit le Président du Faso, SEM Roch Marc Kaboré en vous nommant  en République de Côte d’Ivoire ?

Au-delà de cette mission,  le Président du Faso a été très ferme sur le rôle qu’un ambassadeur doit jouer. Il a beaucoup mis l’accent sur le comportement républicain de l’ambassadeur et, au-delà de l’ambassadeur, tous ceux qui travaillent à l’ambassade. Nous devrons travailler dans le respect des normes qui permettent aux Burkinabè de se retrouver dans ce que nous faisons sans aucune distinction.

Succéder à une personnalité si marquée et très politique comme  votre prédécesseur Justin Koutaba est-il un atout ou alors un obstacle dans l’exercice de votre fonction ?

L’Ambassadeur Justin Kouataba a été nommé à l’instar de tous les ambassadeurs. Il avait une lettre de mission et c’est  cette lettre qui a guidé son action. Avant lui, d’autres ambassadeurs sont arrivés en  Côte d’Ivoire et ont agi selon la lettre de mission qui leur était confiée. Ce n’est donc pas une question de succession d’une personne. Un ambassadeur a pour tâche de représenter son pays et la tâche de l’ambassadeur dépend de la nature des relations que son pays entretient avec le pays d’accueil. Je n’ai pas de difficultés particulières en Côte d’Ivoire depuis que je suis là. Je n’ai pas senti quoi que ce soit qui puisse me dire que dans les rapports entre la Côte d’Ivoire et le Burkina, il y a quelque chose qui mérite d’être signalée. Il faut donc aller au-delà des personnes.

Il se dit que vous et votre prédécesseur, Koutaba ne vous êtes jamais appelés au téléphone,  ni rencontrés depuis que vous avez pris fonction ?

Je trouve qu’on met beaucoup d’accent sur les questions individuelles mais ce n’est pas très important. Ce qui importe, c’est que quand un Ambassadeur arrive, il hérite de ce que ses prédécesseurs ont fait. Et dans ce qu’ils ont fait, il y a toujours quelque  chose de solide qu’il faut renforcer. Il y a aussi des aspects qu’il faut corriger. C’est ça qu’il faut prendre en considération et non les questions personnelles. Je n’ai pas de problèmes particuliers  avec l’ambassadeur Koutaba. Je me rappelle qu’il a été directeur de l’UFR des Sciences Humaines quand moi j’étais chef du département. Il n’y a pas de problème entre lui et moi et dans le cadre du travail que nous menons ici, il n’y a pas d’interférences entre les questions personnelles et les questions institutionnelles. Je ne trouve pas une pertinence particulière à cette question.

C’est un si haut cadre de la politique sinon de la diplomatie burkinabè et on se dit que vous ne pouvez pas faire abstraction de son avis, son opinion ou son regard. Vous pourriez l’intégrer en tant que sociologue plutôt que de l’ignorer ?

Je suis là en tant que diplomate et non en tant que sociologue. Ce que je voudrais dire c’est qu’il y a beaucoup de hauts cadres burkinabè en Côte d’Ivoire. Il y a beaucoup d’expertises et les portes de l’Ambassade restent toujours ouvertes à tous ceux qui ont un avis ou une opinion. Mais je voudrais quand même rappeler que le travail de la Représentation diplomatique est organisé selon un certain nombre de services qui,  au-delà des personnes,  impriment la marque déposée du pays. L’individualité des ambassadeurs contribue à donner un éclat à la Représentation mais le travail technique est fait par les diplomates de carrière qui sont là et dont l’avis permet d’assurer la continuité. Ce n’est donc pas une question de personnes. Et comme je l’ai dit,  les portes de la Représentation sont ouvertes.

Vous avez effectué des tournées auprès de vos compatriotes dans la Côte d’Ivoire profonde. Quel constat vous êtes-vous fait sur leur vie et leur niveau d’organisation ?

Après la présentation de mes lettres de créance en juillet, j’ai commencé mes premières tournées en octobre 2016, précisément à l’ouest dans les régions de la Nawa, de San Pedro. J’ai été dans les campagnes. L’objectif c’était de toucher du doigt ce qu’est le quotidien du Burkinabè, car très souvent on a l’impression que ceux qui sont à l’intérieur ne sont pas pris en compte. Et de ces tournées, il ressort que beaucoup de nos compatriotes évoluent dans le domaine de l’agriculture avec un degré de désorganisation assez marquée. Partout où on passe, on note des divisions au sein de la communauté. Des divisions aussi bien sur le plan de la chefferie que des associations. Ce qui ne permet pas à la communauté d’avoir une capacité d’actions bien structurée. Ce qui est encore frappant, c’est qu’à l’ouest, il y a des zones où presque 80% de la population n’ont pas d’actes de naissance. Je ne parle même pas de la scolarisation. L’autre constat,  c’est qu’au regard de ce que les Burkinabè pratiquaient beaucoup plus, c’est-à-dire l’agriculture, beaucoup de compatriotes  se retrouvent aujourd’hui désemparés parce que la forêt est finie. La fin de la forêt constitue un problème pour eux parce qu’ils n’ont pas d’autres activités que l’agriculture. Voilà,  en gros,  le constat que je peux faire de mes tournées.

Excellence, vous venez d’évoquer les questions de conflits de chefferie et de leadership qui minent la communauté burkinabè en Côte d’Ivoire. Ce qui est somme toute une réalité. Quelle thérapie proposez-vous du moment où le mal est diagnostiqué ?

Vous avez raison de poser la question parce que ce qui frappe ici, ce n’est pas la pluralité des associations mais c’est leur antagonisme. Ça c’est un, de deux, c’est la manière dont on devient chef ici. Au Burkina,  on sait comment on devient chef,  mais en Côte d’Ivoire,  on ne le sait pas. Ces deux aspects liés nous mettent dans une situation difficile. En tant qu’ambassadeur, on est tenu de recevoir tout le monde,  mais en même temps, on est très mal fondé de dire à qui que ce soit que selon les règles de préséance,  il est avant ou après. Ce qui fait que souvent on écoute, et on conseille en attendant de trouver une solution appropriée. Je voudrais rappeler que lorsque je suis arrivé avec les différents Conseillers de l’ambassade et les différends Consuls, nous avons adopté une méthode de travail qui consiste à se rencontrer une fois par trimestre pour évoquer les problèmes de la diaspora et voir comment apporter des solutions. En dehors de ça, il y a au sein de l’Ambassade une rencontre hebdomadaire qui a été instituée. Ce cadre vise à enlever le caractère individuel de la gestion de la communauté. La solution que nous envisageons actuellement après des rencontres avec les Consuls à Bouaké et à Soubré, c’est de mettre ensemble un cadre de concertation. Ce cadre de concertation consulaire va permettre aux différents Consuls d’ébaucher avec les membres de la communauté le traitement de certaines questions dont le problème de leadership. C’est un problème qui est un peu compliqué et délicat. Quand on dit Naaba au Burkina on sait qu’un Naaba a un terroir et que ceux qui sont dans ce terroir sont sous sa responsabilité. On sait aussi qu’un Naaba du Bulkiemdé  ne peut pas commander un ressortissant du Kourwéogo ou de Kaya. En Côte d’Ivoire, on a des Naaba dans des espaces où il n’y a pas que des Mossi. Il y a d’autres ethnies, des Samo, des Dioula, des Gourounsi. Ce qui fait qu’il faut même revoir l’appellation pour voir  comment qualifier les responsables de communauté. Il faudrait qu’on aboutisse dans les discussions que les Consuls vont mener à des règles consensuelles. Quand on va aboutir à ce consensus, les responsables choisis pourraient être considérés comme les responsables de la communauté. Tant que nous n’allons pas aboutir clairement à une situation où on sait la procédure pour être responsables de la communauté on ne s’en sortira jamais. Il y a tellement d’associations et, au-delà du nombre,  on ne sait même pas quels sont les objectifs visés. Pour vous donner un exemple assez illustratif, lorsqu’au mois d’août 2017, il y a eu l’attentat contre le restaurant Istanbul à Ouaga, nous avons ouvert un livre de condoléances. Il y a une délégation qui est venue signer le livre et en partant, elle  nous a dit qu’il y a une délégation qui est en train d’arriver mais de ne pas la laisser entrer. A la limite,  on se demande quel type d’amour ils ont pour le Burkina. Ce n’est pas un problème que nous allons régler en un mois ou en un an. C’est un processus.

A Abidjan précisément, des voix s’élèvent contre vos absences à des cérémonies auxquelles vous êtes invité, sans de surcroit vous y faire représenter. Que répondez-vous ?

Merci de me poser cette question parce qu’elle est récurrente. Je précise d’emblée que ce n’est pas par manque de temps que je ne participe pas aux activités menées par la communauté. Indexer le temps serait vouloir cacher le soleil avec la main. Je vous ai expliqué comment la Représentation diplomatique est organisée en Côte d’Ivoire. Le rôle de l’ambassadeur est d’entretenir les rapports avec le pays d’accueil et les Représentations diplomatiques qui sont dans le pays. Ensuite, il y a les Consulats qui sont chargés de gérer les rapports avec la communauté. Ce qui fait qu’au regard de notre nombre en Côte d’Ivoire on a le Consulat Général d’Abidjan, le Consulat Général de Bouaké et le Consulat honoraire de Soubré qui deviendra bientôt un Consulat Général. On attend seulement que le Consul Général de Soubré soit nommé. C’est donc aux Consuls que les associations doivent adresser leurs demandes de parrainage et en fonction de l’appréciation que les Consuls font, ils peuvent participer ou se faire représenter. C’est comme ça que ça se passe  dans une situation normale où il y a pas de dissension ni de division au sein de la communauté. Les diplomates ont un programme de travail et il y a tellement de sollicitations parfois contradictoires. Ce qui fait que si vous commencez à aller sans être sûr de pouvoir continuer, vous allez dresser la communauté contre vous. Je préfère donc essuyer les critiques de mon absence que de semer  les germes de la division et de la confrontation à l’intérieur de la communauté. J’ai vu sur les réseaux sociaux beaucoup de gens se préoccuper de la réussite de ma mission en Côte d’Ivoire et je les remercie. Mais j’aurais souhaité que ceux qui émettent ces préoccupations puissent interpeller aussi les responsables des associations qui, de par leurs antagonismes, ne favorisent pas l’organisation de la communauté. J’entends des présidents des associations prétendre être des présidents de tous les Burkinabè de la Côte d’Ivoire. Et une fois qu’ils ont parlé, ils interdisent aux autres de parler. On a reçu des associations ici dont les chefs se sont présentés comme les chefs suprêmes de tous les Burkinabè. Je voudrais profiter ici pour dire qu’aucune association burkinabè n’est au-dessus d’une autre en Côte d’Ivoire. Les associations se valent. Ça c’est d’un et de deux, aucun président d’association ne peut se prévaloir du titre de président de tous les Burkinabè. Ça c’est une tentative d’hégémonie qu’il faut dénoncer. Que tous ceux qui sont confrontés à cette situation viennent nous l’expliquer. Pour revenir à votre question, nous restons ouverts dans l’accompagnement quand il y a des activités aussi bien à l’Ambassade qu’au Consulat. Mais nous voulons éviter d’ajouter du désordre au désordre. Du reste, ceux qui comparent la présence de certains ambassadeurs lors des manifestations de leurs ressortissants et l’absence de l’ambassadeur du Burkina, je voudrais qu’ils essaient de voir chez les autres s’il y a autant de divisions comme chez eux.

A Gagnoa,  en avril 2017,  vous auriez soutenu l’installation d’une dame en remplacement du délégué Consulaire, suspendu par le Consul honoraire de Soubré. Ce qui avait créé quelques tensions. Qu’est ce qui s’est réellement passé ?

Je me rappelle du titre de l’article de Informateur.info : «Le premier faux pas de l’Ambassadeur Zongo». Je voudrais vous rassurer que ce n’était pas un faux pas. C’est un acte assumé. Je confirme que j’ai soutenu le Consul honoraire de Soubré, notre doyen, Zoundi Jean de Dieu, dans la suspension du délégué consulaire de Gagnoa, M. Tiendrébéogo Michel. Je vous explique un peu comment ça s’est passé. C’était lors de ma première tournée en octobre 2016 lorsque le Consul a été saisi par d’autres délégués de sa circonscription d’un document qui circulait signé du délégué Consulaire de Gagnoa Michel Tiendrébéogo pour solliciter sur invitation du Consul Honoraire la contribution de la communauté de Gagnoa pour l’accueil de l’ambassadeur qui devrait passer là bas le 20 octobre. Et la nuit que j’allais passer à Gagnoa était budgétisée à 1.705.000FCFA. Je vous laisse le document. Le Consul ayant eu vent de ça m’en a parlé et on a décidé de ne pas dormir à Gagnoa mais à Guibéroua. Le lendemain quand on est arrivé à Gagnoa, il y avait à peine 30 personnes dans la salle. On a tenu la rencontre et on a continué. A la sortie de Gagnoa, il y avait une foule qui nous attendait mais nous ne nous sommes pas arrêtés parce qu’on ne savait pas. C’est le soir que j’ai été informé que la rencontre a été boycottée par la population de Gagnoa parce qu’ils avaient des choses à reprocher au délégué. Je rappelle que le délégué est élu et non nommé par le Consul. Je ne m’immisce pas dans ce processus. Mais le Consul m’a demandé de recevoir la délégation qui souhaitait m’entretenir sur leur situation. C’est en les recevant qu’ils m’ont demandé s’il était vrai que je voulais nommer Tiendrébéogo Michel Consul honoraire. Parce que c’est ce qu’il serait venu dire lorsqu’il était revenu de Ouaga. J’ai dit à la délégation que je n’avais aucun pouvoir de nommer un Consul. Ce sont les prérogatives du Président du Faso. Ils  semblaient soulager et sont repartis. J’ai donc demandé au Consul de gérer la question. Il a convoqué le délégué pour comprendre pourquoi c’est la seule zone où il n’y avait pas eu de mobilisation. Les explications du délégué étaient décousues et,  automatiquement, après il y a eu des lettres de la communauté, le chef de la communauté et le responsable des jeunes et le responsable des femmes,  qui dénonçaient son comportement et proposaient sa destitution. Le Consul les a convoqués pour une réunion de conciliation étant donné qu’un délégué consulaire qui a sa base contre lui, pose problème. Le Consul lui a alors demandé de réaménager ses rapports avec la communauté. Il a refusé. Le Consul a alors proposé de le suspendre. Je lui ai dit qu’il était dans ses droits. Il a alors été suspendu et remplacé par une dame dans l’attente d’organiser des élections pour élire un nouveau délégué. C’est ainsi que M. Michel Tiendréogo a saisi la presse et s’est même rendu à Ouaga. Il a même accusé le Consul honoraire de lui avoir demandé un million FCFA et que c’est suite à son refus qu’il a été suspendu. Ce qui est évidemment  faux. J’ai encore la correspondance qui m’a été adressée par l’ancienne Ministre Déléguée me demandant de lui rendre compte de cette situation. Sa suspension ayant donné lieu à une tension, on ne pouvait pas organiser des élections dans une telle situation. Je voudrais préciser que Michel n’est pas le seul. Il y a un autre dont je ne vais pas citer le nom qui  a reçu un avertissement. Pour moi, c’est la tolérance zéro avec ceux qui servent d’intermédiaires entre l’administration et la communauté. On ne peut pas permettre que des comportements inappropriés prospèrent. Si quelqu’un a des récriminations contre des délégués qu’il nous informe. Nous vérifierons et prendrons les mesures appropriées. Un délégué est l’interface entre l’administration et la communauté, ce n’est pas un roitelet.

Le salut aux couleurs les premiers lundis de mois est l’occasion d’une relative affluence au Consulat général du Burkina Faso à Abidjan, malgré les embouteillages et les contraintes de travail. Pourquoi,  pour des raisons pratiques et de commodité, vous ne le faites pas uniquement à l’intention du personnel de la Chancellerie ?

C’est une question surprenante  parce que le salut aux couleurs est un acte fort. C’est le seul moment  où  on invite la communauté à venir honorer le pays. On n’a jamais contraint quelqu’un à venir. On ne s’est jamais plaint  non plus que quelqu’un ne soit pas venu. L’amour de la patrie peut surmonter les embouteillages une fois par mois. Ceux qui viennent, on les remercie et ceux qui ne viennent pas,  on ne les blâme pas.

Parlons de la Maison du Burkina. Qu’est ce qui coince encore et encore l’avancement et  l’achèvement des travaux ?

Ce n’est  pas que j’ai un certain nombre d’informations, j’ai les informations. Le problème de la maison du Burkina est simple. Pour faire la genèse, l’idée de la construction de la Maison du Burkina a commencé dans les années 90. Le plan a aussi été dressé dans les années 90. Quand en 2014 on a lancé le chantier on n’a pas tenu compte du fait que la configuration de la zone a changé. Entre la conception du plan et le début de la construction, il y a eu des bâtiments qui ont poussé, notamment le siège de la CRAE-UMOA.  L’entrée principale de la Maison du Burkina donnait sur une rue qui s’est avérée,  selon les documents que nous avons reçus,  être une rue privée appartenant à la CRAE-UMOA. Quand le chantier a commencé, ils ont manifesté leurs inquiétudes. Et dans ces manifestations, les investigations faites par les autorités ont fait ressortir le constat que nous avons commencé la construction avec les autorisations mais nous n’avons pas un permis de construire. Le chantier a été arrêté pour défaut de permis de construire. Ce n’est pas seulement la Maison du Burkina qu’on arrête pour défaut de permis de construire. Les gens ont alors spéculé. Certains estiment que ça ne devrait pas être plus haut que la BCEAO. Certains disent que le plan était à 5 étages et nous avons décidé de passer à 10 ou 15. D’autres encore ont évoqué des problèmes d’argent. C’est fondamentalement faux. On a rencontré la BCEAO, la CRAE-UMOA, les responsables de l’urbanisme et je peux vous assurer qu’il y a aucune objection à la construction de la Maison du Burkina. Pour tenir compte du caractère privé de la rue qui nous sépare de la CRAE-UMOA, nous avons fait des réaménagements au niveau de l’entrée. Nous allons introduire dans les jours à venir le dossier pour le permis de construire. Je peux dire à ce jour que tous les malentendus ont été  levés.

Quels sont les critères de choix des personnalités qui reçoivent les décorations ?

Ceux qui reçoivent les décorations ici en Côte d’Ivoire peuvent être proposés, soit par l’Ambassade, soit par le Consulat, ou sont décorés directement sur proposition des autorités au pays. Vous savez très bien qu’on a des compatriotes qui font le lien entre la Côte d’Ivoire et le Burkina. Pour ce qui concerne les critères,  lorsque nous recevons les notifications,  les critères sont les services rendus à la nation ou à la communauté. Il y a le service politique qui apprécie et qui discute avec le Consulat, et,  au regard du nombre de places qu’on nous demande, propose.

Pourquoi,  parmi les personnalités élevées dans l’ordre du Mérite du Faso,  parmi les compatriotes en Côte d’Ivoire,  ne figure jamais un acteur ou professionnel des médias, contrairement à ce qu’on voit au Burkina Faso ?

Vous avez raison,  mais nous n’avons généralement que deux noms à proposer. Dans ces conditions,  vous voyez bien que toutes les professions peuvent réclamer. Ce n’est pas qu’on a décidé d’écarter les hommes de médias, c’est parce que le nombre de décoration ne permet pas de prendre tout le monde en compte. On a des agents locaux qui ont servi et sont partis à la retraite sans recevoir de décoration. On aurait aimé qu’ils soient décorés. Quand vous prenez Soubré et Bouaké, il va être difficile de satisfaire tout le monde.

Excellence, il y a la structure des hommes d’affaires qui est en gestation depuis 2012 et dont l’accouchement semble difficile. Qu’en est-il des difficultés liées à son avènement et est-ce que vous avez soutenu ce club ?

C’est une question qui est très importante parce qu’elle est à l’image de ce qui se passe dans la communauté et mérite que l’on aille à la source pour comprendre et situer  les enjeux. La question du Club des hommes d’affaires m’a été signifiée  par la Chambre du Commerce en décembre 2016 avec la mise en place d’un bureau provisoire chargé de conduire le processus. Et la Chambre du Commerce m’a invité en janvier 2017 à Marcory pour une présentation du bureau provisoire. Comme vous l’avez dit,  c’est une idée qui date de depuis 2012, qui est rentrée en hibernation et qui a été ressuscitée. Nous avons applaudi en les encourageant. Mais comme je l’ai dit,  notre défaut d’organisation fait qu’on ne peut pas capitaliser  nos compétences et nos acquis. Ce qui fait qu’on agit de façon dispersée. A la limite, on ne peut même pas montrer ce que nous apportons à l’économie ivoirienne encore moins au Burkina Faso. Régulièrement, compte rendu m’en a été fait par le représentant de la Chambre du Commerce, M. Tou Seydou jusqu’en décembre où il y a eu un problème à San Pedro. J’ai discuté avec lui au regard de ce qui se profilait et essayé de comprendre davantage. J’ai invité le président du bureau provisoire pour m’entretenir avec lui. C’est là que je me suis rendu compte qu’il y a des divergences au sein du Club des hommes d’affaires. Au delà des problèmes de personnes, il y a deux conceptions différentes de ce club. Ces deux conceptions se sont côtoyées jusque pratiquement à l’accouchement. La première conception, celle qui est portée par la Chambre du Commerce, c’est qu’il faut créer un Club large des hommes d’affaires, des opérateurs économiques sans distinction. C’est-à-dire, un Club de solidarité. La deuxième conception prône une certaine catégorie d’hommes d’affaires, c’est-à-dire, des opérateurs économiques ayant tous les documents requis. Les acteurs de cette conception ne dépasseraient pas  les 200 et 300 en Côte d’Ivoire. Alors que la conception voulue par la Chambre du commerce prend en compte près de 2000 acteurs. L’objectif, c’est de les amener à discuter pour clarifier les choses. Il faut qu’ils s’entendent sur qui peut adhérer et qui ne le peut  pas. Ils devraient aussi s’entendre sur le rôle que le Club doit jouer. Cette clarification permettra aux uns et aux autres de se positionner pour éviter qu’on se retrouve dans un consensus mou où les gens vont se mettre ensemble sans partager les mêmes idéaux. Nous ne souhaitons pas que ce Club naisse avec des malentendus ; qu’il y ait une déflagration dans ce Club.

A deux ans des échéances électorales, pouvez-vous donner l’assurance que cette fois-ci le droit de vote du Burkinabè de l’étranger sera consommé. Vu que le Gouvernement a été remanié et que le Ministre Alpha Barry dont la tête a été mise à prix dans le cadre de l’effectivité de ce vote ne s’occupe plus des Burkinabè de l’Extérieur ?

Le dernier remaniement a consacré la naissance d’un Ministère plein chargé des Burkinabè de l’Etranger. Je m’attendais plutôt à ce que cela soit perçu positivement. Avant c’était un Ministère délégué. Ce n’est donc pas un retro pédalage. C’est un signe qui montre tout l’intérêt que la diaspora a aux yeux du Président du Faso. A toutes les occasions,  quand il prend la parole, il réaffirme la place importante que la diaspora a jouée dans la construction du Burkina Faso. De ce point de vue, je voudrais vous inviter à réécouter le message de fin d’année du Président du Faso. Il a dit que la politique étrangère du Burkina Faso n’est pas modifiée. La question du vote est essentielle mais ce ne sont pas des questions structurantes. Le vote du Burkinabè de l’Extérieur est un acquis constitutionnel. C’est une fois tous les cinq ans. Mais entre les cinq ans, il faut s’occuper des Burkinabè de la diaspora. Et le travail qu’il nous a demandé,  c’est de faire en sorte que les Burkinabè de l’Extérieur puissent solidifier leur position économique, professionnelle, pour pouvoir se prendre en charge. C’est cette capacité à se prendre en charge qui va leur permettre de contribuer au développement du Burkina. Mais si on focalise uniquement le débat sur le vote, c’est comme si après le vote on les oublie. Il y a une cohérence dans ce que le  Président du Faso fait. J’entends souvent dire que le Burkina a oublié ses enfants qui sont à l’extérieur. Ça peut se discuter et ça se discute d’ailleurs.

Est-ce que vous avez des canaux à l’approche de 2020 pour leur dire cela ?

Nous n’attendons pas 2020, parce que pour nous 2020 fait partie  de l’ensemble des actes que nous posons. Nous n’avons pas  un calendrier électoral ici à l’Ambassade. Pour nous,  2020 fera partie  des étapes de la vie de la diaspora. Il faut travailler à ce qu’après les élections on ne dit pas qu’on attend 2025. C’est dans ce cadre que j’ai parlé de la création du cadre de concertation consulaire. Les objectifs que la Représentation vise vont se discuter avec la communauté. Les Burkinabè d’Abidjan ont tendance à croire que le Consulat ne joue pas un rôle important et viennent vers l’Ambassade. Et ceux qui sont à l’intérieur que diront-ils? C’est normal qu’il y ait des incompréhensions mais notre devoir c’est d’expliquer et de sensibiliser pour lever ces incompréhensions.

Au lancement de la carte consulaire format carte de crédit, l’objectif fixé était d’atteindre l’enrôlement de 3,5 millions de Burkinabè en 2020. Quelles sont aujourd’hui, les statistiques à mi-parcours ?

Je voudrais préciser que ce n’étaient pas 3.500.000 mais 3.050.000 Burkinabè à enrôler de façon intensive entre 2013 et 2015. Selon les informations dont on dispose à la date du 31 décembre 2017, on était à 952.454. Voilà le chiffre exact du nombre de Burkinabè enrôlés.

Au coût de l’établissement de cette carte se greffe une contribution de 1.500 FCFA pour l’érection de la Maison du Burkina, une disposition qui semble aujourd’hui impopulaire, de sorte que certains  demandent sa suspension. Cette requête a-t-elle des chances d’être satisfaite ?

C’est un décret interministériel qui a fixé le coût de la carte consulaire. Ce décret a été signé par le Ministère des Affaires étrangères, le Ministère de l’Economie et des Finances et le Ministère de l’Administration Territoriale. Ce n’est pas nous qui fixons le coût. Mais pour la petite histoire, cette contribution a été initiée dans le cadre de la construction de la Maison du Burkina. Au regard des récriminations qui ont été faites, lors de la rencontre de la communauté avec le Président du Faso lors du TAC en 2016 à Yamoussoukro, une sollicitation a été faite pour davantage comprendre l’état de cette contribution. Et au mois de décembre 2016, nous avons reçu une mission de l’ASCE-LC qui devrait auditer les «1500». Nous attendons jusqu’à ce jour le rapport de cette structure. J’espère que ce rapport va permettre de clarifier la situation et permettre à chacun de comprendre. Je ne peux donc pas dire si les «1500» vont être supprimés ou pas dans la mesure où c’est un décret interministériel qui fixe le coût de la carte consulaire.

Il y a aussi le délai de délivrance de la carte censée se faire en  72 heures. Il se trouve que l’attente dure une semaine voire plus pour les requérants. Qu’est ce qui explique cela et quand est-ce que ce délai sera respecté !

Il faut situer ici les 72 heures dans leur contexte et dans le processus d’établissement de la carte consulaire. Il faut faire la part des choses entre ceux qui sont enrôlés directement dans les locaux des Consulats et ceux qui sont enrôlés par des équipes mobiles. Une fois que l’enrôlement est fait, SNEDAI attend que la validation soit faite par le Consul et ce n’est qu’après la validation que le processus est déclenché. Lorsque le problème de retard a été posé,  j’ai pris attache avec SNEDAI qui a effectivement reconnu qu’entre l’enrôlement, le traitement et l’attente de la validation, il peut y avoir des délais auxquels il faut ajouter des capacités de connexions. Ils sont là, vous pouvez leur demander, SNEDAI est dans un processus d’acquisition de matériel performant pour résoudre ce problème. Au delà du problème du délai, il y a eu aussi le problème de la qualité de la carte. Quand ce problème a été posé, nous avons pris attache avec la structure qui a reconnu qu’il y a eu un lot de papier qui était défectueux. Ils ont même pris l’engament, en demandant à tous ceux qui avaient des cartes défectueuses,  de les ramener pour qu’ils procèdent au changement sans coût supplémentaire. Il y a aussi eu d’autres problèmes,  notamment le fait que certains aient payé sans pour autant recevoir leur carte. C’est une association, notamment le CAMJBCI, qui est venue un jour ici nous voir avec 150 ou 160 récépissés de personnes qui ont payé mais qui n’avaient pas reçu leur carte. J’ai pris les documents et j’ai convoqué l’opérateur qui après vérification s’est rendu compte que le nombre était bien plus, autour de 500 cas. Aussitôt, l’opérateur a procédé à la délivrance des cartes. Nous avons voulu situer les responsabilités pour savoir si c’étaient les agents consulaires ou l’opérateur. Il s’est avéré que c’étaient les agents de l’opérateur qui étaient à la base de ce problème. Je profite pour saluer la démarche du CAMJBCI parce que ce que nous souhaitons,  c’est  que quand il y a des problèmes, on nous apporte les preuves.

La carte consulaire va t- elle ou peut-elle servir au recensement des Burkinabè en Côte d’Ivoire ?

Ce n’est pas la finalité de la carte. La carte consulaire est un document exigé par la Côte d’Ivoire pour les non-nationaux qui résident en Côte d’ Ivoire et qui sont de l’espace CEDEAO. Le recensement de la population  ne fait pas partie de ce qu’on attend de l’opérateur de la carte consulaire. Il s’agit ici d’être en conformité avec les règles de la CEDEAO. Cette réglementation est appelée  à évoluer avec l’entrée en vigueur de la carte d’identité CEDEAO.

Le caractère non biométrique de la carte consulaire revient constamment lors de certaines opérations et pose des désagréments  à ses détenteurs. Pouvez-vous nous rassurer  sur ce point ?

Je vais vous répondre et l’équipe de SNEDAI ici présente vous fera la démonstration. Je réaffirme que la carte est biométrique. La biométrie, ce n’est pas la puce. C’est être capable d’intégrer des informations sur la personne dans la carte. Si vous allez par exemple dans les supermarchés, il y a des codes-barres. La biométrie c’est quand il y a des informations codées qui peuvent être lues par des logiciels. La carte consulaire est donc biométrique et sécurisée. Je mets au défi quiconque d’apporter la preuve d’une personne ayant deux cartes  produites par l’opérateur avec des informations différentes. Ou encore une pièce utilisée pour produire des cartes différentes. Ce n’est pas possible. S’il y a des personnes qui possèdent ce genre de preuves,  je leur suggère de passer par vous (les journalistes, ndlr) pour qu’on procède aux vérifications. J’ai invité l’opérateur pour qu’il vous fasse la démonstration que la carte est bel et bien biométrique.

                                                                                                                                                                                                           Entretien réalisée par  Emile et Alexandre ILBOUDO

Page 4 of 16

Calendrier évènement

April 2018
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30

Video du jour

Photo du jours

A propos

L'ARTCI est une agence de communication basée en Côte d'Ivoire et a pour but de donner une information fiable et complète au publique. Lire la suite ...

 

Contactez-nous

Suivez-nous ...