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28
May

Côte d’Ivoire : La police maritime baisse la garde et augmente l’indice d’insécurité sur les côtes ivoiriennes

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« Tant pis, on s’en fou ! » C’est à peine comme ça que l’on perçoit le comportement du ministère du transport et la Direction Générale dans les déclarations des agents de la Direction Générale des Affaires Maritimes et Portuaires face aux besoins du service qu’ils exigent pour une efficacité dans le travail de sécurisation des côtes maritimes.

Selon les syndicats, le Colonel Major TANO, Directeur Général des Affaires Maritimes et Portuaires (DGAMP) joue avec la sécurité du pays. Ce dernier, affirment-ils, ne se soucie pas du bon fonctionnement du service. Ce qui importe, c’est comment remplir ses poches. Il présente du matériel de travail acquis sur fonds de l’Etat, notamment achat de bateaux de patrouilles, et le lendemain ces engins disparaissent de la circulation. Un véritable deal que le DG passe toujours  avec un concessionnaire pour pomper les caisses de l’Etat. « Sous Messieurs GAOUSSOU TOURE et AMADOU KONÉ respectivement ancien et nouveau Ministre des Transports, des engins nautiques ont été remis officiellement par le DG. Malheureusement, ces engins ont par la suite été récupérés par les fournisseurs. Le zodiac qui avait été remis officiellement par le DG le 19 février dernier en présence du Ministre des Transports, a été récupéré par le fournisseur qui ne s’est même pas gêné de nous dire ceci : « pour la forme de la cérémonie ce prototype d’engin afin que vous puissiez après aller commander ce que vous voulez », a dénoncé ce lundi 28 mai TRAZIE Madison Guy, SG de FLAM lors d’un entretien qu’il nous a accordé au siège de la Police maritime sis à Cocody deux-plateaux les perles.

Ça pompe les caisses et rien !

Accusé par ses hommes de détournement de récurrent portant sur les droits de trafic maritime de navires, notamment les pétroliers et les navires de commerce dont le tonnage est moins élevé, le colonel Major TANO pèserait aujourd’hui plusieurs milliards FCFA. « Avant son arrivée à la tête de la DGAMP, les recettes annuelles s’élevaient à environ six (6) milliards de FCFA avec un droit de trafic maritime de 250 FCFA / tonne métrique. Depuis l’année 2009, le droit de trafic maritime est passé, de 250 à 500 FCFA/tonne métrique pour la plupart des marchandises. Exception faite à quelques  marchandises de grandes consommations telles que le blé, le riz pour ne citer que ceux-là, dont le droit de trafic maritime est resté inchangé. Malgré cette augmentation, les recettes annuelles générées par la DGAMP sous l’ère TANO varient entre quatre et six milliards par an. Malheureusement, cette situation dure depuis dix ans », dénonce Berté DOUGONA, Secrétaire Général du SYNAAMPCI, soulignant que le taux prévu par l'arrêté portant répartition du droit de trafic destiné au secteur maritime est estimé à plusieurs milliards de FCFA qui peut être vérifié à la Trésorerie principale des transports terrestres et maritimes. Cette situation, selon lui, ‘‘a poussé le Trésor public à s’accaparer ce pourcentage en s’octroyant désormais 60% contre 40% pour la DGAMP.

 

La sourde d’oreille du DG

Mais ce que ne comprend pas TRAZIE Madison de FLAM, c’est que, nonobstant les multiples injonctions du ministre Amadou KONE faites au DG, ce dernier s’obstine à ne pas s’exécuter et aucune mesure conservatoire n’est prise à son encontre pour le ramener à l’ordre.

« Le 3 février 2017 nous avons dû sursoir à notre mot d’ordre de grève lors que la veille, c’est-à-dire le 2 février, le Ministre Adama KONE qui venait de prendre ce département nous a reçu et exigé que nous soient remis les deux bateaux acquis selon le DG depuis 2015. Et jusque-là, aucun bateau n’est disponible alors que des milliards FCFA auraient service à leur acquisition selon les propos du DG lui-même», a souligné TRAZIE Madison très inquiet du danger que court le pays sans surveillance maritime. « Je ne sais pas si le DG a vraiment conscience de l’insécurité qui quête le pays dans de pareilles conditions de travail », s’est-il interrogé évoquant le code ISPS (mesures de sécurité internationale) arrêtée après les attaques du 11 septembre 2001 auxquelles sont invités les pays à s’y conformer. « Je ne suis pas concerné des injonctions dont on allusion » semble-t-il dire et personne pour tirer ses oreilles !

Bien qu’aucun service de la DGAMP ne dispose pour le moment d’engin nautique pour permettre des patrouilles en mer, la dotation de cinquante millions (50 000 000) FCFA de carburants par trimestre, par contre, est toujours décaissée à d’autres fin, affirment les agents.

Ce débrayage auquel ont répondu tous les 7 arrondissements de la police maritime (Tabou, San-Pédro, Grand-Lahou, Jacqueville,  Abidjan, Grand-Bassam et Adiaké) présente un réel danger pour les bateaux aux larges des côtes ivoiriennes parce que privés de tout avitaillement mais aussi de tout contrôle des slops.      

Interrogé dans la soirée de ce lundi 28 mai 2018 sur ce mouvement de grève illimité qui a court, le Directeur de la communication du Ministre du Transport, Ministère de tutelle, Samou Diawara a affirmé que le Ministre est au parfum de tout ce qui se passe en ce moment dans ce département. Il avait promis nous revenir avec plus amples informations sans donner suite au moment où nous mettions sous presse cet article.

De son côté, l’homme de main du DG, CISSE Mohamed Lamine soutient, quant à lui, que les agents sont simplement de mauvaises foi parce que les engins nautiques dont ils parlent existent bel et bien. « Les pilotes sont en formation. Le Ministre a demandé au DG d’accélérer la formation », a indiqué le bras droit du DG pour qui ce mouvement de grève a été suscité pour voir simplement couler son patron.

Un argument aussitôt battu en brèche par les agents qui soutiennent, à leur tour, que c’est un raccourci que prend le DG pour se donner encore des marges de manœuvres. « Pour cette formation, nous sommes six agents et elle était prévue pour durer un mois et demi, soit 45 jours. Et elle date depuis février 2017 », a précisé l’Adjudant Antoine DJEHE retenu pour cette formation.

JEN

02
June

Côte d’Ivoire : Il se passe des choses étranges aux affaires maritimes sous les yeux du Ministère du transport

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On pourrait le dire net : incroyable mais vrai ! Il se passe des choses étranges à la Direction Générale des Affaires Maritimes et Portuaires (DGAMP). Un scandale financier portant sur plus d’un Milliard FCFA et demi (1 445 971 751 FCFA) qui aurait servi à l’achat de 2 vedettes in-bord (bateau) de surveillance maritime et qui n’auraient jamais existé dans la logistique de la police maritime. Une révélation faite par les agents qui, pour réclamer cet outil de travail, ont entamé une grève de 72 heures, aussitôt reconduite pour n’avoir pas eu une oreille attentive auprès de leur ministère de tutelle ; celui du transport.

En effet, le 1er octobre 2014, la direction du patrimoine de l’Etat ordonne le règlement du mandat de paiement de la facture n°00000066, acompte émis le 21 mars 2014 portant sur la somme de 66 148 557 FCFA pour l’acquisition d’une vedette de mer in bord dont le coût est estimé à 224 150 796 FCFA. Le 17 mars 2014 une autre facture, n°EX-14002-S portant sur 82 582 EURO virés sur un compte logé à la Banque BELFUIS en Belgique indiquait l’achat de 2 vedettes out-bord. En 2016, le trésor public ordonnance le paiement par échelonnement portant sur la somme de 768 419 907 FCFA au fournisseur qui percevra cette année-là (2016) le montant de 37 500 000 FCFA.   

 

Quel alchimiste !

Combien de vedettes la direction générale des affaires maritimes a acquis au juste depuis 2014 ? Et quelles en sont les caractéristiques ? Véritable alchimiste, le Directeur Général des Affaires Maritimes et Portuaires, TONO Koffi Bertin parvient toujours à ses fins. Le bon de livraison n°00001/14 du 14 mars 2014 indique : une vedette out-bord avec un moteur Mercury Verado 200HP XL pour le premier et le pour second une vedette Arvor 215 avec un moteur Cummins 115 HP Diesel QSD trolling valve. Dans l’acte d’engagement conclu entre les parties prenant part à ce contrat, il est indiqué que ce sont deux vedettes in-bord sans donner plus de détails sur les caractéristiques des moteurs.  

Aussi, dans une correspondance de l’Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics, saisie par les affaires maritimes sur l’attribution du marché de fourniture de ces vedettes de surveillance après appel d’offre, l’ANRMP invite cette dernière à lui transmettre les pièces fiscale et sociale comme l’exige l’article 50.2 nouveau du code des marchés publics au risque du retrait de ce marché en vue de sa réattribution. Que faut-il donc comprendre par là ? En effet, en ne joignant pas ces pièces au procès-verbal d’ouverture, au rapport d’analyse des offres et au procès-verbal de jugement des offres, alors que les responsables de cette direction savent que ces documents sont obligatoires pour la transparence de l’opération, il y a lieu de s’interroger sur le mobile de leur attitude.

Nonobstant ces importantes sommes d’argent sorties des caisses de l’Etat et les graves accusations portées par les travailleurs contre leur DG, le Ministère du transport, la tutelle, bien qu’au parfum de tout ce qui se passe dans ce département, en observant le silence, mais surtout en brandissant le bâton contre les grévistes, laisse entrevoir que le Colonel-Major TONO Koffi Bertin n’agit pas de son propre chef. Donc s’il coule, certainement que la République toute entière risque d’être ébranlée. D’où son invitation à sortie de menace faite aux grévistes le jeudi 31 mai pour une reprise sans condition du travail.

JEN     

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