Info News :
16
December

Le journaliste-écrivain et analyste politique ivoirien André Silver Konan a été invité à prononcer une conférence inaugurale, le jeudi 14 décembre 2017, à l’Université catholique d’Afrique de l’ouest (UCAO) à l’occasion de la rentrée académique de l’Institut supérieur de la communication (Iscom). Ci-dessous sa déclaration liminaire.

Interrogé pour donner le nom de trois journalistes de télé publique, une étudiant n’a pu donner que le nom  que d’une journaliste et un autre celui d’un ancien journaliste. Dans un amphithéâtre de deux cent étudiants, nous n’avons pu avoir le nom d’un troisième journaliste de la RTI. Aucun étudiant parmi vous, n’a pu donner le nom d’un seul journaliste de télé privée en Côte d’Ivoire. Enfin, un étudiant a pu trouver le nom de trois journalistes de la presse publique, tous de la génération partie à la retraite dont deux sont d’ailleurs enseignants ici à l’UCAO. Cet exercice que je vous ai fait faire, à l’entame de cette conférence inaugurale n’est pas vain, vous saurez pourquoi tout  à l’heure.

Mon commentaire

Je vais vous faire part de mon propre commentaire, en rapport justement avec le thème qui nous réunit ici, à savoir « Etat de la liberté des médias en Côte d’Ivoire ». Etant entendu que, pour nous, il faut comprendre par médias, tout l’ensemble de la presse audio, visuelle, numérique et imprimée.

Si presque tous, vous ne connaissez pas le nom de nombreux journalistes de la télé publique, l’explication est simple. Vous ne regardez pas la RTI. Si vous n’avez pas pu donner un seul nom d’un journaliste de télé privée en Côte d’Ivoire, la raison est aussi toute simple : nous sommes dans un pays encore marqué par un monopole des médias publics. La Côte d’Ivoire est l’un des rares pays d’Afrique de l’ouest où la libéralisation de l’espace audiovisuel n’est pas encore une réalité, en dépit des déclarations publiques de bonnes intentions des dirigeants. La vérité est qu’au-delà de la transition vers le numérique brandie comme explication, les pouvoirs publics ont peur de l’émergence de télés politiques privées qui viendraient mettre un terme à la pensée unique prônée depuis toujours par et dans les médias d’Etat. Mais cette peur ne se justifie pas, pour deux raisons.

Première raison : les pays d’Afrique de l’ouest qui ont libéralisé leur espace audiovisuel depuis plusieurs années, ne subissent pas de révolution populaire (puisque c’est ce dont nos dirigeants ont le plus peur), depuis tout ce temps. Pour dire que le ciel de la démocratie n’est tombé sur la tête d’aucun dirigeant dans ces pays.

Deuxième raison et je vais poser une autre question. Répondez sans avoir peur, nous sommes entre nous, d’abord entre intellectuels, ensuite entre communicateurs et/ou futurs journalistes. Un journaliste ne saurait avoir peur de sa propre opinion. Pour mettre tout le monde à l’aise, j’aimerais que ceux qui pensent que le pays marche comme ils le souhaitent, en matière de liberté et de démocratie, lèvent la main et que ceux qui pensent que le pays ne marche comme ils le souhaitent, toujours en matière de liberté et de démocratie ou qui n’ont pas d’opinion à exprimer sur la question, ne lèvent pas les mains.

J’ai posé cette question, ce n’est pas pour faire de la politique mais juste vous démontrer qu’en dépit du monopole total des médias d’Etat, en Côte d’Ivoire, l’opinion publique politique n’est pas totalement acquise aux autorités en place. A preuve : dans cet amphithéâtre, aussi surprenant que cela puisse paraître (parce que je m'attendais quand même à avoir des mains en l'air), personne n'a levé la main, pour marquer son adhésion à la politique conduite par le pouvoir, en matière de liberté et de démocratie. En clair, les reportages institutionnels de la RTI ne suffisent pas à former l’opinion politique du grand public en Côte d’Ivoire.

Pour ces deux raisons, il est à la fois vain et inconséquent de maintenir l’état actuel de caporalisation des médias. Surtout que cette caporalisation fait perdre des points, au pays, au classement mondial de la liberté de la presse.

En effet, quand bien même ce classement s’est nettement amélioré (et j’expliquerai pourquoi), ces dix dernières années, la Côte d’Ivoire fait toujours partie des pays qui n’offrent pas un libre accès aux médias.

2009 : la Côte d’Ivoire est classée 104è au tableau de la liberté de la presse, sur 170 pays.

2011 : 118è

2012 : 159è, un record ! Qui peut nous expliquer pourquoi ? Vous le comprendrez aisément, la crise postélectorale est passée par là.

2015 : 86e

2016 : 86è

2017 : 81è

Le champion africain en matière de liberté de la presse en 2017 est la Namibie. Classement mondial : 24è, soit 57 points entre elle et la Côte d’Ivoire. 57 points. La Namibie est suivie du Ghana 26è, du Cap Vert 27è, de l’Afrique du Sud 31è, du Burkina Faso 42è. Tenez-vous bien, le Burkina Faso est classé avant les Etats-Unis 43è, et après la France 39è et le Royaume-Uni, 40è. A la tête du classement mondial se trouve la Norvège et au bas de ce classement, la Corée du Nord, précédée de l’Érythrée. En Afrique, la Côte d’Ivoire vient après les pays que j’ai cités plus tôt, mais aussi après le Botswana, la Mauritanie, Madagascar, le Sénégal, le Niger, la Guinée-Bissau et le Bénin.

Mais pourquoi la Côte d’Ivoire a ce rang peu honorable ?

Bien sûr, j’ai relevé plus haut la caporalisation des médias publics qui est l’un des facteurs. Mais il y a aussi les violations qui touchent directement à la fois l’intégrité déontologique, physique et constitutionnelle du journaliste. Je vais donner juste trois faits récents qui vont accréditer ma position que je développerai.

12 février 2017 : six journalistes et directeurs de publication des journaux suivants : Notre Voie (proche du FPI – tendance Affi N’guessan), Le Temps (proche du FPI, tendance Aboudramane Sangaré), Soir Info et L’Inter (indépendants) sont arrêtés, détenus à la gendarmerie, puis libérés deux jours plus tard. Le parquet les accusait d’avoir divulgué de fausses informations et d’avoir incité des soldats à la révolte. Rappelez-vous, c’était l’époque des mutineries et ces médias avaient déclaré qu’un accord financier avait été trouvé entre les mutins et le gouvernement. Nous sommes tous dans ce pays, et chacun sait qu’en dépit des négations, de l’argent a été versé aux mutins.

23 avril 2017 : Un journaliste politique est suspendu de ses fonctions au quotidien L’Expression (proche du RDR) après un article paru à la « une » de son journal, qui avait pour titre : « Président l'heure est grave – Attention à la bombe sociale !»

07 octobre 2017 : un journaliste du site d’informations ‘’ IMatin.net ‘’ est battu par des hommes en tenue militaire commis à la sécurisation du déguerpissement des environs de l’abattoir de Port-Bouët.

Que retenir de ces trois faits, qui ne sont pas exhaustifs ? Eh bien, que certaines personnes veulent réduire au silence des journalistes qui essayent soit de dévoiler des informations tenues secrètes et que le public a le droit de savoir (au nom du droit du public à l’information et au nom du devoir d’information du journaliste), soit d’interpeller le pouvoir sur des situations que vivent des Ivoiriens. C’est comme si on disait aux journalistes : « Circulez, il n’y a rien à voir ici, fermez vos grandes gueules, il n’y a rien à dire ici ».

En cela, le pouvoir du RHDP a juste changé de style, comparé à celui du FPI. Il y a dix ans, vous étiez encore très jeunes, c’était le déchirage des journaux, alors proches de l’opposition. C’était stupide, mais des partisans du pouvoir le faisaient quand même. Ils arrivaient dans un kiosque à journaux, ils arrachaient les journaux proches de l’opposition, les déchiraient et s’en allaient. Il y avait le saccage ou l’incendie des rédactions jugées non favorables au pouvoir de Laurent Gbagbo. C’étaient des méthodes violentes, voyantes. Aujourd’hui, les méthodes sont moins voyantes, donc plus sournoises. C’est une subtile chape de plomb qui pèse sur la presse, avec le pouvoir RHDP.

Et on en revient à notre exercice du départ. Pourquoi aucun parmi vous ne connait de journalistes presse célèbres de la nouvelle génération ? Parce que pour être célèbre dans la corporation des journalistes, il faut toucher du doigt les problèmes de la majorité, or la chape de plomb empêche bien de journalistes d’aller au fond des faits. Ils ont peur, comme de nombreux Ivoiriens d’ailleurs qui ne sauront pas dire pourquoi ils ont peur de parler, de qui ou de quoi ils ont peur. Les gens l’ignorent, mais plusieurs journalistes sont en exil depuis l’avènement du pouvoir RHDP et ce n’est pas un exil en rapport avec la crise postélectorale. Non, ces journalistes sont souvent issus de rédactions pourtant favorables au pouvoir, mais ils ont préféré partir à cause de la chape de plomb mais aussi de menaces directes qu’ils ont reçu. Qui menace les journalistes ? Qui les empêche de dire, d’écrire ce qu’ils voient ou entendent ? Très peu de journalistes exerçant dans une rédaction nationale pourront vous le dire avec précision, ils préfèrent se réfugier dans le silence de l’autocensure.

Menace sur la liberté d’expression

Mais plus grave encore, en mai dernier, le gouvernement a tenté d’étendre la sphère de l’autocensure à tout le monde. Je dis bien, tout le monde, c’est à dire, vous, vos enseignants, vos parents, vos amis, tout le monde.

En effet, une nouvelle loi que nous avons combattue et qui a d’ailleurs été retirée à l’assemblée nationale, disait : « Est puni d'un emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 300 000 à 3 000 000 de FCFA, quiconque par voie de presse ou par tout autre moyen de publication : incite au vol et au pillage, au meurtre, à l'incendie et à la destruction (...), à toutes formes de violences exercées à l'encontre de personnes physiques et morales (...) ; incite à la xénophobie, à la haine tribale, à la haine religieuse, à la haine raciale et à la haine sous toutes ses formes ».

Le postulat de protection des individus contre le vol, le meurtre, la haine, etc. est beau et juste, j’y suis favorable, mais quelque chose ne vous a pas échappé dans cette phrase ?

Ce petit amendement de quelques lignes s’il passe un jour, constituera un recul historique pas seulement de la liberté de la presse, mais surtout de la liberté d’expression. En effet, il pose trois problèmes. Un : il vise quiconque, donc tout le monde et pas seulement des journalistes. Deux : il vise « tout autre moyen de publication », donc vos murs, nos murs Facebook, les groupes Whatsapp, même vos affichages dans vos quartiers. Trois : le contenu qu’on donne « à la haine sous toutes ses formes » est malicieux. C’est un long serpent de mer juridique comme « l’offense au chef de l’Etat » qui fait partie des facteurs qui continue de plomber notre classement au tableau de la liberté de la presse. La justice a souvent arrêté des journalistes pour « offense au chef de l’Etat », mais ceci est une hérésie de droit.

En effet, ce qui serait offensant pour moi, n’est pas forcément offensant pour le chef d’Etat et pire, un procureur ne peut pas décréter qu’un article est offensant pour le chef de l’Etat, puisque le sentiment d’offense est personnel.

Pour conclure, je dirais que nous sommes au 21è siècle, la Côte d’Ivoire est classée 81è au tableau mondial de la liberté de la presse, c’est un bon prodigieux comparé à notre classement, il y dix ans. Certaines personnes peuvent en être fières, eh bien moi non. Parce que je suis de ceux qui pensent que l’Africain de notre génération doit radicalement se défaire de son art de se contenter de peu !

16
December

Le ministre Zémogo Fofana, cadre du Rassemblement des républicains (Rdr), était ce vendredi 15 décembre 2017 à Abongoua, dans la sous-préfecture de Kotobi. Il y a représenté le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly qui était le parrain de la cérémonie de la fête des ignames dans cette localité.

Cette cérémonie culturelle qui est un moment de retrouvaille et de réjouissance, a été l’occasion pour l’émissaire du Premier ministre de prendre part à un moment d’intense prière avec les communautés musulmanes et l’ensemble des populations.  Ces sujets de prières ont porté sur le règne d’une paix durable en Côte d’Ivoire. Mais elles ont été aussi adressées en faveur du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, pour ses actions de développement.

Le professeur Ayé Ayé Alexandre a d’abord présenté les civilités à l’hôte de marque au domicile du chef du village d’Abongoua, Nanan Kanga Eba Louis Serge. Ensuite, Zémogo Fofana et sa délégation composée de son épouse, Camara Mamadou, Kamara  Mohamed, Fofana Ibrahim et Ouattara Appia , se sont rendus à Eminkpasso, le lieu du meeting en présence du député Boni Siméon, des autorités coutumières et les populations venues des départements d’Arrah , Bongouanou et de M’batto pour ce moment festif.

A en croire  Zémogo Fofana, le Premier ministre a accepté sans hésitation d’associer son image à cette cérémonie parce qu’il estime qu’il est aussi fils d’Abongoua. Aussi, il existe un lien historique entre la famille Gon  et le chef du village. Cette invitation a donc permis à Amadou Gon Coulibaly de revenir sur ses terres. Le représentant du Premier ministre a vanté les mérites du Chef de l’Etat et a rappelé ses actions de développement.

En ce qui concerne les doléances des populations qui se résument à la construction d’une école maternelle, le bitumage des routes, l’adduction en eau potable et la construction d’un centre culturel qui va porter le nom du Premier ministre, Zémogo Fofana a rassuré ses hôtes que tout sera fait.

Au cours de cette cérémonie, Zémogo Fofana a fait des dons au nom du Chef de l’Etat, du Premier ministre et en son propre nom. C’est sur une note de satisfaction que les populations ont regagné leurs domiciles.

Boubacar Fall

16
December

Le Responsable des sociétés coopératives simplifiées de pêche maritime (SCOOPS-PEMA)  de San-Pedro,  Arthur Ebenezer a affirmé mardi 12 décembre 2017 face à la presse  que le prix du kilogramme du poisson "va connaitre une hausse à partir du 05 janvier 2018" au port de pêche de la ville. 

"Le prix du kilogramme du poisson va connaitre une hausse à partir du 05 janvier 2018. Dans les jours à venir, nous allons nous réunir pour décider combien, sera ajouté  au kilogramme du poisson",  a annoncé M. Ebenezer.

Il a, par ailleurs, fait savoir que, le prix du kilogramme du poisson est resté  inchangé sur la période du mardi 7 novembre au vendredi 8 décembre 2017 dans le même port de pêche. Mais, ces prix connaîtront, insiste-t-il ‘‘une hausse à cause de la cherté du matériel de pêche.’’

Le  kilogramme du capitaine, du brochet et du sol est vendu à 1.600 FCFA.

Quant au thon, il est à 1.100 FCFA le kilogramme, la daurade à 800 FCFA, le pageot à 1.000 FCFA et la bonite à 600 FCFA.

La langouste se vend à 5.000 FCFA le kilogramme tandis que l'Aran (magne) se vend à 10.000 FCFA les 27 kilogrammes.

Ces prix sont ceux obtenus auprès des pêcheurs. Pour les détaillants, une marge de "100 à 200" FCFA est ajoutée sur le kilogramme.

Zétia

16
December

Grand-Béréby, ville de l'ouest de la Côte d'Ivoire, proche du Liberia, dans le département de San-Pedro est en ébullition depuis ce samedi matin.  Jeunes, femmes et hommes  du village Gbowé, village situé en plein cœur de la commune de Grand-Béréby sont descendus dans la rue pour protester contre les actions de leur maire.

En effet, la population de ce village exige de la mairie de Grand-Béréby, le paiement de la purge des droits coutumiers sur des terres qu’elles ont cédé pour l’expansion de la jeune ville balnéaire.

Selon, Gnossoa César, fils du dit village,  lors de la marche qu’ils avaient initiés la veille (vendredià),  le secrétaire général adjoint de la jeunesse dudit village, Sarré Batity  s’est fait ‘’arrête et bastonné’’, par les agents de la mairie, un acte que les administrés jugent impardonnable.

« Le maire ne respecte pas notre droit coutumier.  On veut revendiquer, il arrête nos enfants et il les séquestre. Lui-même, dans un de ses discours  a bien dit que la terre est l’héritage de la population autochtone et qu’Abidjan les Ebrié se nourrissant de leur terre, il a alors fait la promesse de faire autant pour ses administrés que nous sommes», a déclaré l’un des protestataires.

Dans cette affaire qu'elles qualifient d'expropriation de leurs terres, les populations villageoises munis de gourdins, pierres et d'autres armes,  ont décidé d’en découdre avec le premier magistrat de la commune. " Trop c'est trop, aujourd'hui c'est aujourd'hui, nous les femmes, avec Gosso Yabayou on meurt ensemble", a laché une dame en colère.

Informé, le corps préfectoral conduit par le préfet de région de San-Pédro ; Coulibaly Ousmane alias Ben Laden est sur les lieux pour tenter désamorcer la bombe

Nous y reviendrons

Zétia 

15
December

Le député de san-pédro a ramené ce vendredi 15 décembre 2017, lors de l’examen du projet de budget 2018 en Commission, le gouvernement à une relecture de du budget qui selon lui comporte des points sombres à la compréhension. En effet, l’annexe fiscale 2018 en son article 42 prévoit une taxe de 5% applicable sur le chiffre d’affaire des entreprises du secteur bois. Une réforme incompréhensible puisqu’il fait perdre plus de 800 Milliards FCFA à l’Etat.   

« L’annexe fiscale 2018 propose en son article 42 la suppression de la taxe d’abattage calculée sur le volume de bois par mètre cube et propose une taxe sur les ventes de bois dont le taux serait de 5% applicable sur le chiffre d’affaire des entreprises du secteur bois. Cette réforme fait une prévision de 548.300.080 FCFA pour 2018. En lieu et place d’une recette fiscale de 1.354.000.000 FCFA pour 2017 faisant ressortir une perte de recette de 805.699.920 FCFA. Vu l’absence d’incidence réelle sur les recettes fiscales, je propose sa suppression de l’annexe fiscale 2018 », a-t-il insisté.

Les réponses de l’émissaire n’ayant pas convaincu le député Anoblé soutenu par certains députés, une suspension de séance a été demandée pour une concertation afin d’harmoniser les angles. 10 Minutes auront suffi pour reprendre les travaux pour avancer.

JEN

15
December

Les Alladian, Aizi et Akouri regroupés au sein des 3A, dans la région des 3 ponts, ont depuis le 14 décembre 2017 donné naissance à une semaine culturelle baptisée ‘’la semaine culturelle des 3a’’ à l’instar des fils et filles des autres régions de côte d’ivoire à savoir Grand-Bassam avec sa fête de l’’’Abissa’’, Bonoua et son Popo-Carnaval et tout récemment la région de Man qui vient de célébrer son  festival culturel.

 Les festivités qui se dérouleront sur une période de 3 jours allant du jeudi 14 au 16 décembre prochain, à la place mythique Philippe Grégoire Yacé de la ville, sont placées sous le haut patronage de la Grande Chancelière de Côte d’Ivoire Mme Henriette Dagri Diabaté, représentée pour la circonstance par Mme Tinnin Diabaté, sous la présence du ministre de la Culture et de la Francophonie, M. Maurice Kouakou Bandaman qui était représenté par son sous-directeur de la Promotion au Centre National des arts et de la Culture M. Dongo Kouadio Marius et sous le parrainage du ministre du Tourisme M. Fofana Sindou. M. Fossou François représentait Mme la ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, Kandia Camara à cette toute première édition de la semaine culturelle des 3A.

 On notait également la présence effective des autorités administratives et politiques locales, notamment Mme le préfet de Jacqueville, le 2ème adjoint au maire et les chefs traditionnels, coutumiers et les guides religieux qui sont venus massivement des quatre coins de la région.

La cérémonie proprement dite à démarré par une série d’allocutions. D’abord celle du chef de terre qui a fait une libation pour confier les festivités aux mannes pour accorder leur protection aux festivaliers afin que tout se passe dans de bonnes conditions. Ensuite, le 2ème adjoint au maire qui a juste souhaité la bienvenue à toutes les autorités qui ont effectué le déplacement pour avoir  honoré de leur présence cette cérémonie tout en leur présentant ses excuses pour les anomalies et difficultés constatées qui n’échappent à la naissance d’un bébé qui a un avenir radieux et promoteur qui voit le jour ce 14 décembre 2017 sur les bords la cité balnéaire de Jacqueville.

 L’adjoint au maire a indiqué que cette volonté d’initier une semaine culturelle à Jacqueville répond à un objectif. Celui de faire la promotion du riche patrimoine culturel des peuples Alladian, Aïzi et Akouri à l’échelle nationale et internationale et surtout ne pas perdre leurs repères culturels qui constituent leur identité pour les générations futures. « Pour le moment, c’est une petite semaine culturelle des 3A parce qu’elle ne durera que 3 jours. Les éditions prochaines vont respecter les normes de 7 jours pleins qui seront riches en couleurs sur tous les plans», a-t-il promis.

 Quant à Mme le préfet, elle a tout simplement dit toute sa joie pour l’initiative et a lancé un appel solennel aux peuples des 3A de s’approprier ce grand festival comme c’est le cas dans les autres régions du pays. Le représentant du chef du département ministériel de la Culture en Côte d’Ivoire, a au nom du ministre Maurice Bandaman remercié les initiateurs de ce festival qui manquait véritablement à Jacqueville et saisi l’occasion pour leur dire ses encouragement tout en leur exprimant sa disponibilité pour l’organisation des éditions à venir.

 La présidente fondatrice de l’ONG ‘’N’klo Bakan’’ Mme Géneviève Dagri dit être satisfaite pour cette 1ère édition. « Je remercie sincèrement toutes les autorités qui ont fait le déplacement. Voir des hautes personnalités du pays se déplacer est une marque de considération. C’est une grâce pour moi Je souhaite faire de Jacqueville un pôle d’attraction culturelle de dimension internationale. Grâce aux prières et soutien des uns et des autres, l’ONG N’klo Bakan va organiser un arbre de Noël pour les tout-petits cette année. L’ONG N’klo Bakan a un projet pour les enfants. Il s’agit de la Construction d’un centre d’accueil, d’éducation et de formation aux métiers des arts et culture », a-t-elle indiqué.  L’honneur est revenu à la représentante de la Grande Chancelière Henriette Dagri Diabaté, qui a adressé ses félicitations aux peuples des 3A pour avoir pris cette lourde responsabilité de mettre sur pied une semaine culturelle. «Je voudrais demander à tous de vous unir comme un seul homme pour construire un Ivoirien Nouveau par le canal de la culture qui constitue l’âme forte d’un peuple. Sur ce, je déclare ouvertes les festivités», a-t-elle conclu.

Il faut rappeler que les festivités de la semaine culturelle des 3A auxquelles participent de nombreux artistes nationaux, ceux venus d’Europe et  de la sous régions sont meublées par de nombreux concours (danse du terroir ‘’Mapouka’’, culinaire et sportif). Ce sera l’apothéose  de la 5ème édition anniversaire du festival ‘’Les 24 Heures du Reggae’’.

UPL-CI

15
December

Plus de 35 Milliards FCFA. C’est l’enveloppe que se sont octroyés les députés ivoiriens aux termes d’un huis clos de plusieurs heures jeudi 14 décembre 2018 consacré à l’examen du budget 2018, séance qui a été suspendu mardi 12 décembre par un préalable posé par le député Félix Anoblé de San-Pédro commune. Une enveloppe de 11 Milliards de plus qui dérange au moment où le gouvernement cherche à réduire ses dépenses.

Où et comment trouver les ressources additionnelles pour réajuster ce budget qui est passé de 23,6 Milliards à plus de 35 Milliards FCFA? Cette question soulevée par le député Patrick Kouassi a été esquivée par le l’émissaire du gouvernement, le secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, en charge du Budget, Moussa SANOGO qui avait en renfort l’ancien premier ministre Ahoussou Jeannot. « La question ayant été débattue à huis clos, je ne sais pas s’il y a lieu d’en parler ici », a déclaré l’émissaire du gouvernement.

Sur le sujet aucun groupe parlementaire n’a souhaité se prononcer. Le RDR qui avait manifesté l’intention de dire un mot, s’est par la suite rebiffé, après que le député Anoblé ait recadré de cette séance en commission qui, selon lui, a déjà examiné la question à huis clos et adressée au Chef de l'Etat ses observations et recommandations.     

Le projet de budget 2018 soumis à nouveau l’examen des députés ce vendredi 15 s’équilibre en ressources et en charge à 6.746 257 616 332 FCFA ; soit 4,8% par rapport au budget révisé de 2017 estimé à 6 447 638 712 432 FCFA.

Les débats continuent au moment où nous mettions sous presse. Nous y reviendrons

JEN          

14
December

 Le mercredi  13 décembre 2017, les élèves des classes de 5è et de 4è du collège KFW  de San-Pedro, accompagnés de leurs professeurs ont effectué un stage d'immersion dans les locaux de la mairie à l’initiative de la direction régionale de l’Agence Emploi Jeune (AEJ) de la localité. Stage qui s’est déroulé dans la salle de mariage en présence du 1er adjoint au maire et du secrétaire général adjoint de la mairie.

 Pour Mariam Bakayoko, directrice régionale de  l’Agence Emploi Jeune (AEJ) de San-Pedro, cette activité vise à permettre aux élèves de se familiariser aux réalités du monde du travail.

« Ce stage d’immersion consiste à initier les jeunes élèves de la 5è, 4è, seconde et de 1ère à la vie en entreprise. Ce qu’on constate,  c’est que, quand ils ont le BEPC, BTS, le BAC, ils ne savent pas trop où s’orienter et du coup, on peut voir des élèves demander une orientation en sociologie sans savoir ce qu’on y fait. Ce qui est souvent à l’origine de leur insertion dans la vie professionnelle. Pour nous, il s’agit d’éliminer ce fléau. C’est pourquoi, on les amène dans les entreprises pour qu’ils sachent réellement ce qui s’y passe et ce qu’il y a comme activité  », a t-elle expliqué son initiative.

Pour cette expérience, l'adjoint au maire, Diarrasssouba Bakary, a permis aux élèves de KFW de découvrir  le rôle de cette structure et les services qui la composent. 

« C’est ma première fois, que je  découvre la mairie de San-Pedro. L’adjoint au maire nous a dit qu’elle a été créé en 1980 et que la mairie aide l’Etat à développer la ville », a indiqué, Flan Arnaud, élève en classe de 4ème .

La directrice de l’AEJ a profité de l'occasion pour inviter les élèves à  donner aux grèves mais plutôt à se concentrer sur leur étude afin de s’offrir toutes les chances de la réussite sociale.

"Les grèves ne sont pas faites ni pour  vous arranger  ni pour aider le pays. C’est sur vous que le pays compte demain, parce que c’est vous, les futures maires, les futurs Présidents de la République et les futures autorités de ce pays. Il est donc important que vous alliez à l’école pour pouvoir nous relayer", a-t-elle conseillé.

Ce programme de Stage d'immersion fait suite à l’adoption d’une communication en Conseil des Ministres le mercredi 7 septembre 2016. Il a été officiellement présenté à la presse par le ministre Sidi Touré le 13 septembre 2016.

Zétia

13
December

A l’occasion de l’investiture Akossi Armel ce dimanche 10 décembre 2017 en qualité de délégué du Conseil National des Jeunes  de Côte d’Ivoire (CNJCI), session San-Pédro du quartier Séwéké 3, le délégué régionale N’diaye Papa Moussa dit ‘’major’’ a invité ses pairs à se détourner de l’exode périlleux vers les pays européens.

Selon ‘‘Major’’, à travers le CJNCI, le gouvernement Ouattara veut créer un écosystème favorable à l’épanouissement et au développement humain de la jeunesse ivoirienne. Dès lors il importe que la jeunesse se saisisse de cette opportunité.

« Chers amis jeunes de San-Pedro, tournons dos aux voyages incertains et faisons confiance à nos dirigeants. C'est possible de gagner notre vie ici dans notre pays. Une jeunesse forte et responsable, c’est celle qui s’engage auprès de ses dirigeants. J’invite tous à l’unité  autour du CNJCI », a-t-il plaidé, ajoutant que la jeunesse de la cité balnéaire doit être entreprenante, battante, créatrice d’activités génératrices de revenus.

Pour M. Ekanza, chef du quartier, ces vertus s’accompagnent de courage, d’intelligence, de relations humaines et d’une intimité avec Dieu.

« A San-Pedro, notamment à Séwéké 3, nous voulons une jeunesse qui aspire au développement avec la présence de Dieu. Une jeunesse qui est une solution pour la commune et non une source de problèmes. Et je compte sur vous pour voir en cette ville tout ce qui est bon et beau », a-t-il lancé aux jeunes.

Le Conseil National des Jeunes de Côte d’Ivoire, est l'organe qui  coordonne  les organisations de jeunesse de Côte d'Ivoire. Il joue un rôle consultatif, proactif et représentatif auprès des institutions nationales et internationales en agissant sur les questions de jeunesse.

Zétia

12
December

Côte d’Ivoire : Des femmes bloquent les voies à Yopougon sable pour exiger de l’eauLes femmes de wassakara dans la commune de Yopougon, aidées de leurs sœurs du quartier Siporex, andokoi, millionnaire, institut des aveugles, et plusieurs autres quartiers de la commune ont tôt ce mardi 12 décembre 2017 matin, un peu avant six (06) heures, bloqué l’accès aux véhicules au carrefour sable.

Ces femmes estiment en avoir assez des coupures prolongées d’eau dans leur quartier. Pendant plus de deux (02) heures d’horloge, ont provoqué un embouteillage d’une grande intensité, paralysant la circulation dans la commune de Yopougon.

Selon l’une des responsables du mouvement qui a requis l’anonymat depuis plusieurs semaines, l’eau est devenue une denrée rare dans leurs domiciles. Et malgré toutes les tentatives pour voir gain de cause à la SODECI, celles-ci sont restées vaines.

Pire, précise-t-elle, le mal persiste sans pouvoir espérer un lendemain meilleur. C’est ce qui explique le comportement de toutes les femmes qui tiennent les foyers ce matin, car avance-t-elle, ‘‘l’eau est source de vie  indispensable pour les populations’’.

Ce mouvement d’humeur a reçu le renfort de dame KONE Salimata de la Siporex, de KOUASSI Affoué Bertine d’Andokoi, de BAMBA Aminata de l’institut des aveugles et bien autres encore venues de ladite commune afin de prouver leur solidarité à leurs sœurs de Wassakara qui ne savent pas à quel saint se vouer.

La police et une unité du CCDO qui sont parvenues à calmer les femmes. Mais ces dernières ont promis de remettre le couvert si jamais elles n’ont pas gain de cause dans les jours à venir.

Le responsable de la SODECI Ouest qui n’a pas voulu se prononcer sur le sujet nous a renvoyé à sa hiérarchie tout en indiquant qu’il a fait ce qu’il avait à faire.

Cependant un de ses collaborateurs SAMOUTH Joseph a bien voulu situer les responsabilités. « L’usine marche parfaitement, il n’y a pas eu de coupure d’électricité. Nous pensons que c’est le fait de branchements anarchiques, la pression est très faible, on doit construire encore d’autres usines. Le manque d’eau n’est pas à notre niveau » a-t-il précisé.

Kouamé Blanchard.

12
December

Les Secrétaires Généraux des syndicats membres de l'intersyndical des enseignants de San-Pedro, ont fait le compte rendu ce lundi 11 décembre à l'EPP 8 de Séwéké de leur rencontre du mercredi 6 décembre  avec le préfet de région de San-Pedro à leurs militants après la bastonnade de leurs camarades. 

Rappelant les exigences de l’intersyndical qui se résument à la mutation sans condition des gendarmes qui ont bastonner deux des leurs, à la prise en charge médicale sur cinq ans de leurs collègues et à la courtoisie entre corps habillés et enseignants, le secrétaire général a annoncé que toutes ces revendications ont été prises en compte par le préfet de région. Les responsables syndicaux, par la voix du secrétaire général par intérim du SNEPPCI, Kouassi Bernard, ont alors annoncé la reprise des cours à compter de ce mardi 12 décembre 2017 dans tous les établissements de la ville.

« Cette reprise est due à la confiance placée en Monsieur le gouverneur qui a pris l’engagement lui-même de veiller à l’aboutissement de nos revendications.  Aillons confiance au préfet, chers camarades et reprenons les cours demain mardi », a déclaré, Gogbeu Adolphe, fédéral de la Coordination des Enseignants du Second degré de Côte d’ivoire (CES-CI), San-Pedro.

 

Zétia

12
December

C’est au ‘‘Mont Zatro’’ que s’est tenue l’Assemblée Générale Extraordinaire des journalistes résidant dans la commune de Yopougon (UJYOP) le samedi 09 décembre qui avait inscrit à son ordre du jour : amendement des textes ; échanger sur la marche à suivre ; mis en place d’un comité ah’ doc et divers.

Le président sortant Franck Ettien absent à cette AGE, et qui a été élu en 2016 pour un mandat de 3 ans ne terminera pas les 15 mois qui lui reste à la tête de l’organisation pour des raisons de résidence parce qu’il habite désormais à Abobo. Il a donc été rayé de la liste de l’effectif des journalistes de Youpougon à l’unanimité des membres de l’Assemblée Générale.

Une fois cette étape franchie, le bureau de séance présidé par Nahounou, Secrétaire N’Guessan Kouadio, Rapporteur Mlle Aimée Kouadio ayant alimenté les débats parfois très houleux mais dans un esprit de fraternité est parvenu à mettre en place un comité électoral de 5 membres. Il est présidé par Honoré Sepé avec membre Bola Bi  Gustave, Jean-Louis Kobrissa, Sylvain Debailly et Dagnogo.

Sa mission ? Organisation l’Assemblée Générale Elective le 13 janvier 2018, confectionner les cartes de membre, élaborer la liste électorale, enregistrer les candidatures et désigner le lieu où se déroulera de l’élection.

L’Union des Journalistes résidant dans la Commune de Yopougon (UJYOP) est une organisation qui milite à consolider lien de fraternité et de solidarité entre confrères résidant dans la commune de Yopougon afin de contribuer à son développement.   

Kouamé Blanchard

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