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18
October

Abidjan, le 17 Octobre 2018 – Le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable à travers l’Unité Intégrée d’Administration des Projets co-financés par la Banque mondiale sous la tutelle du Ministère de l’environnement (UIAP) a procédé ce Mardi 16 Octobre 2018 au lancement technique du Projet d’Investissement forestier, au siège de l’institution financière à Abidjan. Objectif, permettre aux acteurs impliqués dans sa mise en œuvre de s’approprier le projet et se familiariser avec les procédures de la Banque mondiale.

Les experts de la Banque mondiale M. Maurice ADONI et M. Jean Charles KRA, ont respectivement présenté les procédures en passation de marchés et gestion financière, applicables au Projet d’Investissement Forestier afin de permettre aux gestionnaires et aux structures de mise en œuvre de mieux gérer le projet.

 « Le Projet d’Investissement Forestier va impacter l’ensemble des projets qui existent dans le secteur » assure M. Jean Charles KRA, Spécialiste principal en gestion financière à la Banque mondiale COTE D’IVOIRE. Il exhorte à une gestion rigoureuse selon les procédures édictées par l’institution.

Ce projet vise à conserver et augmenter le stock forestier et améliorer l'accès des communautés sélectionnées aux revenus issus de la gestion durable des forêts au sein de 14 forêts classées du Centre et du Sud-ouest et du parc national de Taï.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Investissement Forestier, la Banque mondiale a mis sur pied une politique de sauvegarde environnementale et sociale afin de s’assurer que ses investissements ne puissent porter préjudice aux habitats naturels à travers par exemple la pollution des cours d’eau ou la défstation explique M. Abdoulaye GADIERE, Spécialiste principal en environnement.

Cet atelier technique a été précédé du lancement officiel du Projet d’Investissement Forestier Banque mondiale à l’auditorium de la primature.

Cette cérémonie présidée par le Ministre ivoirien de l’Environnement et du Développement Durable a vu la participation des ministères clés, de la Banque mondiale ainsi que de l’OIPR et de la SODEFOR, les structures en charge de son exécution.

Au nom du Directeur des opérations de la Banque mondiale, M. Sunil Mathrani a indiqué que ce projet contribuera à « formaliser et améliorer l’accès à la terre pour l’entrepreneuriat et l’agriculture via la sécurisation foncière et les partenariats public-privé pour la gestion durable des forêts classées ». Le projet d’investissement Forestier constitue selon lui, « un élément important de la mise en œuvre effective de la stratégie pays entre la Côte d’Ivoire et la Banque mondiale ». M. Sunil Mathrani exhorte donc l’équipe en charge de la gestion de projets à tout mettre en œuvre pour un démarrage effectif des activités afin que les objectifs assignés puissent être atteints dans les délais impartis. « Grâce à l’appui des Partenaires Techniques et Financiers notamment, la Banque mondiale et la Banque Africaine de Développement, notre pays a pu mobiliser au total 24 millions de dollars soit environ 12 milliards de FCFA pour mettre en œuvre le Programme d’Investissement Forestier (PIF) dans les zones du Sud-ouest et du Centre du pays. Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Investissement Forestier administré par la Banque mondiale, le pays bénéficiera également de 4,5 millions de dollars soit 2,250 milliards de F CFA pour mettre en œuvre le don spécial aux communautés locales (DGM) », se félicite pour sa part le Ministre ivoirien de l’Environnement, M. Joseph SEKA SEKA.

Le coût du Projet d’Investissement Forestier Banque mondiale est de 15 millions de dollars soit 7 ,5 milliards de F CFA. Ce projet issu d’un processus très participatif se déroulera en 2 phases affirme Pr KOUADIO Kouamé Georges, le Coordonnateur Général de l’Unité Intégrée d’Administration des Projets co- financés par la Banque mondiale sous la tutelle du Ministère de l’environnement (UIAP) : une 1iere phase de 5 ans pour la mise en œuvre des 2 projets principaux (Banque mondiale et BAD) et l’Implication et la participation des parties prenantes aux activités locales. Ensuite suivra une 2eme phase de 5 ans consacrée à la mobilisation de financement par le Gouvernement ivoirien et la mise en œuvre d’actions à plus grande échelle pour obtenir des changements transformationnels.

Dans l’optique d’inverser la tendance de la déforestation et de la dégradation des forêts et de contribuer à la lutte mondiale contre le changement climatique, la Côte d’Ivoire s’est engagée, en 2011, dans le mécanisme international de réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+). En vue de sa mise en œuvre, la Côte d’Ivoire, bénéficie depuis mai 2015, d’un financement de 24 millions de dollars du fonds d’investissement climatique pour mettre en œuvre un Programme d’Investissement Forestier (PIF) administré par la Banque mondiale et la Banque Africaine de Développement.

Sercom : REDD+

16
October

Malgré les multiples interpellations du Maire de Lakota, candidat à sa propre succession et les inquiétudes soulevées par les populations relatives aux rumeurs persistantes de violence projetées par le camp d’un candidat lors de la tenue du scrutin, la ville carrefour, nonobstant l’assurance donnée par les forces de l’ordre de sécuriser la localité et les éléments effectivement déployés sur le terrain, n’a pu échapper au drame. Bilan ; 1 mort, plusieurs blessés et biens publics et privés endommagé.

Comment en est-on arrivé là ?

En effet, le secrétaire génération du Mouvement des Instituteur pour la Défense de leurs Droits (MIDD), section IEP II de Lakota, croit savoir les origines. Il explique ;

« Monsieur Kouyaté (candidat à la mairie, Chef de cabinet de la ministre de l’Education Nationale, NDLR) traumatise les enseignants en mettant une pression de soumission à ses volontés. Celui qui s’y oppose paie cash son insubordination », explique ce secrétaire de section du MIDD dont le salaire a été mis sous contrôle par son ministère au cours de l’année 2016-2017. « Il faut se rallier au RDR contre son gré si l’on veut être dans les bonnes grâces de Monsieur Kouyaté. Pour lui, si tu n’es pas avec lui, c’est que tu es contre lui », insiste-t-il.  

Mis en cause, le député de Lakota, l’honorable Kouyaté très amer sur le sujet, ne dément pas, mais évoque la thèse de complot ourdi contre sa personne sans trop convaincre. « Je suis à un certain niveau de responsabilités au ministère où je suis en fonction, je ne saurai m’inscrire dans ces querelles de clocher et ces débats de bas étages. Je sais qu’il y’a certaines personnes qui vous donnent de l’argent pour écrire des articles tendancieux sur ma personne. Je suis au courant. D’ailleurs, plusieurs de tes confrères, m’ont appelé pour me poser la même question. J’aurais voulu que vous m’appeliez pour me poser des questions relatives à mon programme pour Lakota. C’est ce dont ont besoin les populations et non de ragots de menaces », a-t-il conclu, juste après être entré dans une colère indescriptible sur le sujet a          vant de se ressaisir. « Monsieur, je voudrais que vous fassiez du journalisme vrai. Je ne réponds pas à ces genres de questions », a-t-il soutenu d’emblée.

Et pourtant !  

Et pourtant Samy Merhy, est formel ! « Le nommé Oumar Diguiba dit ‘‘la terreur’’, est l’homme des missions occultes à Lakota », souligne-t-il en promettant de contribuer à la manifestation de la vérité sur l’assassinat du jeune homme proche de lui, tué le jour du vote. Evoquant des menaces de mort sur sa personne dont il fait l’objet dans ses différentes résidences, Samy Mérhy annonce une conférence de presse imminente pour prendre le peuple et l’opinion nationale et internationale à témoin sur ce qui se passe dans sa localité.

Mais en attendant le débat est ouvert. Comment les forces de l’ordre qui ont déclaré cette localité de zone à risque, n’ont pas pu déjouer l’incident malgré le dispositif sécuritaire déployé sur le terrain ?

JEN (source : confidentielafrique.com)

16
October

Cette fois, c’est fait et c’est définitif ! Le PDCI s’est résolument engagé dans le combat de la reconquête du pouvoir d’Etat. Il aura un candidat, militant actif ‘‘dont la loyauté et la fidélité au Parti ne souffrent d’aucun doute’’. Son président Henri Konan BEDIE en a fait une ferme recommandation ce lundi 15 octobre 2018 à l’ouverture du 6è congrès extraordinaire du parti baptisé ‘‘congrès de stabilité et clarification pour une marche harmonieuse vers 2020’’.

« J’invite le Congrès Extraordinaire à examiner l’opportunité de l’organisation et de la tenue de la Convention du PDCI-RDA au cours de l’année 2019 ; à l’effet de désigner notre candidat à l’élection présidentielle d’Octobre 2020 et également d’adopter notre programme de gouvernement quinquennal 2020/2025 », a exhorté Henri Konan BEDIE pour qui ‘‘la reconquête du pouvoir d’Etat en 2020,’’ doit être ‘‘l’objectif majeur’’ pour le PDCI-RDA. Une recommandation validée à l’issu des travaux auxquels ont pris part plus de 8.000 congressistes venus des quatre coins du territoire national.

Ce 6è congrès surtout pour examiner l’ensemble des résolutions régulièrement adoptées par le Bureau Politique du PDCI-RDA au cours de ses sessions des 24 septembre et 08 octobre 2018 a réaffirmé sa totale adhésion auxdites résolutions ;

Il s’agit du reporte du 13ème Congrès Ordinaire du PDCI-RDA pour l’après élection présidentielle de 2020 ; de la prolongation du mandat du Président du Parti jusqu’à la tenue du 13èmeCongrès ordinaire du PDCI-RDA ; de la prolongation des mandats des autres organes et des structures spécialisées du Parti ; de la dénonciation de l’Accord politique du 12 avril 2018 pour la création du Parti unifié RHDP et retire le PDCI-RDA du processus de mise en place du Parti unifié RHDP ; retire également le PDCI-RDA du Groupement Politique RHDP ; et donne mandat à Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA, pour engager des négociations afin de parvenir à la mise en place d’une plateforme de collaboration avec les forces vives de la Nation et les partis politiques qui partagent sa vision d’une Côte d’Ivoire réconciliée.

 Aussi, le congrès a-t-il réaffirmé la détermination du PDCI-RDA à reconquérir le pouvoir d’Etat en 2020.

Ce 6è congrès extraordinaire qui s’est tenu au lendemain d’un scrutin controversé dans certaines localités du pays parfois émaillé de violence, à donné l’occasion à Henri Konan BEDIE, de faire des observations sur la crédibilité des résultats mais aussi sur le déroulement du scrutin. « Je m’étonne de l’immixtion du chef de l’Etat dans les décisions de proclamation des résultats des élections », a-t-il dénoncé invitant ses militant à ‘‘être des militants courageux dans toutes les circonstances de la vie et de la marche de du PDCI’’ non sans saluer l’élection de tous les élus issus des élections municipales et régionales du 13 octobre 2018.

JEN

13
October

Ce scrutin qui se déroule pour la première fois un samedi dans une atmosphère calme pourrait pourtant enregistrer le plus faible taux de participation dans l’histoire de l’organisation d’élection en Côte d’Ivoire. Jusqu’à 15H GMT, le taux le plus élevé enregistré lors de notre passage au Collège Moderne Lavoisier, sis à Angré, dans la commune de Cocody, oscillant entre 8 et 12% dans les 7 BV que compte ce centre.

A 12H 55min, sur 424 inscrits, seulement 22 votants avaient accompli leur droit de vote dans le BV 01, soit 5% de taux de participation à cette mi-journée. 29 votants sur 424 également inscrits au BV02 ont accompli ce droit à 13H 14Min, soit 6,8% du taux de participation. 37 votants sur 224 inscrits au BV3 ont voté, soit 16,5% à 13H 30Min. 46 votants sur 416 attendus au BV07 avaient aussi accomplir leur droit à 14H 03Min, soit 11,06%. Au BV06, 37 votants sur 416 inscrits se sont acquittés de ce droit à 14H 12Min, soit un taux de participation de 8,9%. 47 votants enregistrés pour 419 inscrits au BV05, soit un taux de 11,2% à 14H 19Min.

Bien avant, nous étions du côté d’Abobo-Baoulé, dans la commune d’Abobo, au centre de l’EPP Sadjro Danho Pièrre. Il était 10H 17Min quand nous arrivions sur les lieux. Le BV01 enregistrait 17 votants sur 440 inscrits, soit un taux de participation de 3,8%. 25 votants sur un total inscrits de 440 étaient déjà passés aux urnes au BV02 à 10H 30Min, soit 5,7% de taux de participation. Au BV03, 35 ont voté sur 440 inscrits à 10H 40Min, soit 7,9%. A 10H 47Min, 24 votants enregistrés sur 440 inscrits au BV4, soit 5,4% du taux de participation. 12 votants au BV05 où l’on a 440 inscrits à 11H 00Min, soit 2,7% de participation. A 11H 06Min au BV06, on note 27 votants sur 440 inscrits, soit 6%. 38 votants au BV07 sur 440 inscrits à 11H 15Min, soit 8,6% de taux de participation.

En attendant la fin de la soirée, on note sur l’ensemble de ces deux centres, un taux de participation autour de 7,5%.

Pour ce scrutin, la Commission Electorale Indépendante (CE) n’a pas opté pour le sticker pour certification des bulletins. Elle a plutôt opté pour la signature du président du BV et de son secrétaire sur le bulletin. La quasi-totalité des appareils de vérification d’identité des électeurs sont défaillants et n’ont pu servir à l’opération de vote.

JEN   

13
October

Pour sa seconde rencontre sur le banc de touche de l’équipe nationale ivoirienne, le sélectionneur national Kamara Ibrahim et ses protégés ont fait très forts. Même s’ils ont débuté en se faisant beaucoup peur. En moins d’une vingtaine de minutes le capitaine serge aurier et ses coéquipiers ont raté trois nette occasions de but. Par deux fois, Jonathan Kodja et Wilfried Zaha n’ont pu scorer.

Les centrafricains, qui jouaient sur la défensive, ont favorisé et permis aux éléphants d’ouvrir le score par leur avant centre Jonathan Kodja à la 26ème min. Les anciens champions d’Afrique ont alors dominé et Contrôlé le jeu, jusqu'à la fin de la première mi-temps.

A la reprise, revigorés, Serey Die, Max Gradel et autres plus expérimentés, très sûrs que les visiteurs sont à leur portée, ne se font pas compter. Les ivoiriens élèvent le niveau du jeu et prennent le dessus dans tous les compartiments sur leur hôte. Ainsi, Eric Bailly à la 53ememin, Doukouré à la 58eme et cornet à la 75ememin portent le score à 4-0 . Le résultat restera inchangé jusqu’à la fin du match.

Dans 4 jours, les éléphants aborderont la manche retour à Bangui dans un bel état d’esprit, pour consolider la dynamique de cette victoire, qui les caractérisent depuis l’arrivée du sélectionneur national Kamara Ibrahim.

Kouamé Blanchard

12
October

Le Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA, Maurice Kacou Guikahué a déclaré ce vendredi 12 octobre 2018, lors de la conférence de presse qu’il donnait pour annoncer les dispositions pratiques du 6è congrès extraordinaire de son parti prévu pour le 15 octobre 2018 à Daoukro, que le PDCI-RDA qui est un parti de paix ne saurait s’inscrire dans un registre de destruction du pays qu’il a lui-même bâti pendant près d’un demi-siècle.

« Ce sont ceux qui manipulent les jugent dans leurs décisions qui veulent brûler la Côte d’Ivoire », a-t-il répondu aux allégations de mettre le feu dans pays imputés à Henri Konan Bédié « Je vous l’ai dit, il y a eu des violences au cours de cette campagne mais le n’a pas répondu », a-t-il insisté soulignant que les propos de son président ne sont qu’une ‘‘mise en garde’’ afin d’éviter le pire. « A ce sujet, je félicite nos militants et candidats aux élections municipales et régionales qui ont observé un comportement exemplaire et pacifique ; refusant de répondre aux provocations et actes de violence à Port-Bouet, Duékoué, Guiglo, Bediala, Didievi pour ne citer que ces cas », a indiqué le Secrétaire Exécutif en Chef du PDCI-RDA, pour qui ce 6è congrès vise à mettre un terme aux agissements des juges qu’il qualifie ‘‘d’absurde et incompréhensible’’. « Nous allons à ce congrès parce que les décisions du congrès sont inattaquables », a-t-il confié, juste après avoir donné les dispositions pratiques de sa tenue.     

Ce congrès Extraordinaire dont le thème est : « Le PDCI-RDA: Stabilité et Clarification pour une marche harmonieuse  vers 2020 », devra, selon le conférencier, dire oui ou non, s’il entérine les résolutions du bureau politique du 24 septembre 2018 tout en examinant aussi les cas Kobénan Kouassi Adjoumani et N’Guessan Jérôme tous deux exclus temporellement du Bureau Politique pour avoir attaqué les décisions de cet organe du parti.

Invitant à la mobilisation des membres statutaires du Congrès dans la sérénité parce que toutes les dispositions sécuritaires ayant été prises M. Guikahué rappelle que les documents de ce Congrès pourront être retirés au Siège du Parti à Cocody le Dimanche 14 octobre 2018 de 09h00 à 24h00, pour tous les membres  du Bureau Politique et du Comité des Sages ainsi que les Secrétaires Généraux de Section de la Zone Sud (Régions de l’Agneby-Tiassa, des Grands Ponts, de La Me) et de la région du Sud-Comoé et à l’Hôtel de la Paix de Daoukro, le même Dimanche 14 octobre 2018 de 09h00 à 24h00, pour les Secrétaires Généraux de Section de tout le reste du territoire (Zones Centre, Est, Nord, Ouest et Ouest-Montagneux). Aussi, précise-t-il, pour tous les Congressistes qui n’auront pas pu retirer leurs documents, ils pourront le faire sur place le lundi 15 octobre 2018, jour du congrès de 06h00 à 10h00 à l’Hôtel de la Paix de Daoukro. 

 

Le retrait des documents, insiste-t-il, se fait sur présentation de la carte de membre ou du reçu de paiement des cotisations et de la carte nationale d’identité.

Pour des élections libres, transparentes, équitables, crédibles et apaisées, le Secrétaire Exécutif en Chef du PDCI-RDA qui se dit confiant à une victoire certaine de son parti appelle à la responsabilité de la Commission Electorale Indépendante et du Gouvernement en les invitant à garantir la sécurité des candidats et du scrutin.

JEN

12
October

La Secrétaire Générale du RDR, Kandia Kamissoko Camara a affirmé à Tiébissou, lors de son meeting de soutien au Candidat RHDP, que le projet de société de son groupement politique est bâti autour de la personne du Chef de l’Etat. « C’est le maire qui vient mettre en œuvre la politique sociale du gouvernement. C’est le maire qui vient mettre en place le projet ou le programme du gouvernement », a soutenu la Secrétaire Générale des Républicains qui invite les électeurs à « demandez si le candidat connait le Premier ministre ou s’il a la possibilité de rencontrer le Président de la République avant de lui accorder leur voix.

Si ces affirmations sont justes ou du moins, si elles relèvent de la politique mise en place le Rassemblement Des Républicains d’Alassane Ouattara, il ne faudrait donc pas accuser les maires qui, sous le pouvoir RDR n’ont rien foutu. Leur échec a donc été planifié pour afin prouver à leurs administrés qu’ils incompétents ou des incapables. Mais là ou le bas-blesse, c’est que la commune d’Abobo reconnu comme le fief du RDR a eu un maire-ministre du pétrole qui côtoie chaque jour le Chef de l’Etat et pourtant, ses rues sont impraticables alors que celles des autres communes d’Abidjan ont bénéficié de plusieurs KM de bitume. Simplement parce qu’il n’avait aucune vision pour sa cité.

JEN (source : particulière)

11
October

La Jeune Chambre Internationale, section Côte d'Ivoire (JCI-CI) en collaboration avec la JCI Man à organisé du 04 au 07 octobre 2018 dans la cité des dix-huit (18) montagnes, sa 44e convention nationale dénommée "Kôyêko". Cette activité a permis au comité national de faire le bilan des actions de la présente mandature. Elle a aussi été l’occasion pour renouveler les instances dirigeantes de la mandature 2019.

Ce sont plus de 500 membres de la jeune chambre internationale de côte d'Ivoire venu de tout le pays qui ont ensemble réfléchi dans la cité au "murs de pierre" (Man). Selon le Past Président Kindo Ousseni, PCO, cela fait 7ans que reprenait vie la JCI de Man après la crise de 2002. Elle s’était donc fixée pour objectif ; grandir et devenir forte. Cette année, Man prend les couleurs de 55 ans d'engagement de la JCI placé sous le sceau de la maturité, la célébration de la fraternité et la convivialité.

Pour Bamba Anzoumana, parrain de cette convention ‘‘On est jeune pour apporter sa vigueur au développement de son pays’’. « Cela passe par le respect des institutions de son pays et de ses anciens », a-t-il rappelé.

Le préfet Soro Kayaha Jérôme et le ministre Konaté Sidiki, patron, s’accordent tous à dire que la JCI est hautement humanitaire. Car expliquent-ils « quand on est seul on est solitaire, alors que quand on est deux on est solidaire. La JCI est une école qui enseigne la solidarité, la fraternité et l'humilité. Une école qu'il faut nécessairement fréquenter ».

Ce sont au total 45 membres qui ont, lors de la rentrée solennelle, été intronisés. 53 membres ont participé aux différentes formations.

D.B.M.

10
October

La Fédération Ivoirienne de la promotion des personnes en handicap a échangé le mardi 09 octobre 2018 avec le candidat du RHDP du Plateau, Fabrice SAWEGNON. La rencontre s’est déroulée à la bibliothèque nationale. Devant la forte mobilisation des personnes handicapées, Fabrice SAWEGNON a tout d’abord tenu à leur dire merci avant de les encourager dans leurs initiatives visant à valoriser les personnes vivant avec un handicap.  « Nous avons démarré notre programme qui porte sur quatre (04) valeurs à savoir : l’Amour, la Solidarité, la Passion et la Transparence », a-t-il souligné avant d’annoncer ce qu’il compte faire pour les personnes vivant avec un handicap une fois à la tête de la municipalité du plateau. « Je vais donner les moyens aux handicapés pour qu’ils puissent s’épanouir. On fera en sorte que les trottoirs soient accessibles aux handicapés et on facilitera leurs accès au travail », a-t-il expliqué avant de préciser que son projet n’est pas politique, mais plutôt social.

Pour atteindre cet objectif, M. Sawégnon sollicite le suffrage de ses hôtes : « Je veux pouvoir avoir votre soutien, votre amour pour que souffre sur le Plateau le vent du renouveau et du changement », a-t-il plaidé.

Bien avant, la présidente du comité d’organisation, Anne Cécile Konan, remerciant DOGBO Raphaël, ancien ministre dans le gouvernement Laurent Gbagbo en charge des personnes handicapées pour sa présence a invité tous ses camarades à opter pour Fabrice SAWEGNON afin de voir leur vie connaitre un changement. « Nous avons la lourde tache de mobiliser pour qu’au soir du 13 octobre 2018, nous puissions investir l’homme providentiel », a-t-elle conclu.

Kouamé  Blanchard                                                               

05
October

La campagne pour les élections municipales du 13 octobre se déroule dans la ville aux murs de pierres (Man) dans le calme et la sérénité.

Behin Serges, Jaquet Charles, Seu Loua Anatole, Toure Mousso, Touré Aliou, Aboubacar Fofana, Bleu Lainé Gilbert et Tia Andre, sont les huits (8) candidats dans la course pour le contrôle de la commune de Man. Parmi ces prétendants, seulement trois semblent sortir la tête de l'eau. Il s’agit du maire sortant Dr Tia André (RHDP), l'ex maire Bleu Lainé Gilbert (PDCI) et l'indépendant Aboubacar Fofana alias Foker 380.

Continuer pour achever....

Pour le candidat RHDP, Dr Tia André, maire sortant, sa candidature répond à un besoin de continuité. Ce qui lui permettrait de poursuivre le travail entamé depuis 2013. Il dit avoir hérité d'une dette de 1,5 milliards FCFA qu'il a pu rembourser. Malgré, dit-il, le maigre budget de sa commune, son bilan positif lui donne des raisons d'espérer d’une commune moderne dans les cinq prochaines années. « Nous avons réalisé de nombreuses infrastructures éducatives, sanitaires, sécuritaires », soutient-il espérant pouvoir compter sur le soutien effectif de l'ensemble des cadres de son parti, le RDR mais aussi du RHDP pour bénéficier d’un second mandat pour poursuivre l’œuvre entamée. 

Compétence, expériences et réseaux relationnels à la disposition des populations

Bleu Lainé Gilbert, ex maire de 1990 à 1995, candidat du PDCI-RDA s’est, quant à lui, préparé pour rafler le fauteuil municipal. « Je reviens aujourd'hui mettre à la disposition de la ville de Man, de ma ville, de ma terre natale, les compétences, les expériences et les réseaux relationnels qu’elle m'a permis d'acquérir au cours de ma carrière, notamment comme président de la jeune chambre économique de la Côte d'Ivoire et vice-président de la jeune chambre économique mondiale », a expliqué Gilbert Bleu Lainé, présentant les qualités son équipe et sa stratégie de conquête de la municipalité. « J'ai avec moi, mon frère Bouys Philippe, ancien maire de cette ville (1995-2000). Ce qui est un signe fort de la cohésion sociale retrouvée.  J'ai également avec moi des personnes d'expériences qui n'ont jamais cessé de croire aux potentiels de notre commune. Nous avons la chance de compter sur notre liste, des jeunes cadres dynamiques qui nous apportes en plus de leurs compétences avérées, une énergie forte et un regard nouveau », commente-t-il.

Le candidat du parti de la "vieille garde" explique son retour par sa volonté de redonner à Man, sa gloire d'autre fois ". Se félicitant pour son bilan lors de son passage à la tête de la municipalité de Man de 1990 à 1995, Bleu Lainé Gilbert rappelle la politique initiée avec la voie-pavée menant à l'hôpital grâce à un financement de l'agence Française de développement et bien d’autres chantiers.

La jeunesse veut sa place

Le candidat indépendant, Aboubacar Fofana, alias Foker 380, déclaré comme étant le candidat de la jeunesse, viens en force dans la cité aux murs de pierres. Cette jeunesse qu'il veut mettre au service de la population est pour lui un atout majeur. Sa volonté d'être à la tête de la municipalité prend sa source dans le fait que la commune a perdue tout son attrait. Ce qui, selon lui, est un échec de ceux qui ont été aux commandes durant ces 20 dernières années. Aboubacar Fofana, Foker 380, se dit porteur de projets novateurs pour la commune de Man. Il s'appuie sur son expérience de chef d'entreprises. Suffisamment outillé donc pour transformer la ville, jadis capitale du grand ‘‘Yacoubadougou Paris’’ en un paradis.

Doumbia Balla Moise

05
October

L’Union des Patrons de Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (UPLCI), était du 4 au 6 août 2018 en visite dans la ville aux mille mosquées pour toucher du doigt les réalités de cette localité. A l’issue de trois jours passés dans la commune, ils étaient face au 1er Magistrat de la commune à l’effet de passer en revu un certain nombre de préoccupations des populations. Et c’est sans tabou ni faux-fuyant que le Maire sortant, Koné Hilliassou, candidat à sa propre succession, s’est prêté aux échanges...

Monsieur le maire ce matin nous avons fait un tour dans plusieurs localités de votre circonscription. Le constat que nous avons fait, c’est qu’il y a eu beaucoup de réalisations mis à votre actif. On se demande bien, avec quelles ressources vous avez pu faire toutes ces réalisations. Nous voulons parler du nouvel abattoir moderne d’une valeur de de 60 millions FCFA, d’une vingtaine des salles de classes dans le primaire, des magasins, des terrains de sports, des projets en finition, bref. D’où tirez-vous toutes ces ressources ?

Ces réalisations ont été faites au cours de mon mandat. C’est vrai l’Etat donnait 40 millions FCFA en investissement et 45 millions FCFA en fonctionnement pour une commune comme celle-là. Chef lieu de région, chef lieu de District. C’est vrai que cette année l’Etat a légèrement augmenté la subvention de 20 millions FCFA. On me demande comment je fais. Quand on décide d’être maire, il faut d’abord se dire qu’est-ce que je veux ? Est-ce que je suis venu chercherà me faire un nom ou est-ce que je suis venu chercher une place pour me faire de l’argent ? Voilà deux questions que le candidat doit se poser. S’il est venu se faire un nom, c’est sûr et certain qu’il peut avoir ce nom. S’il est aussi venu faire de l’argent, il ne l’aura cet argent, mais ils vont gâter son nom. Quant à moi, j’ai mis la barre très haute avant d’être maire.  Vous avez visité le pavillon qui est à l’hôpital ? C’est, quand j’étais conseiller technique à la primature, que j’ai offert ce pavillon de 10 chambres entièrement climatisé au CHR de Bondoukou.  En le faisant, je n’envisageais pas être maire, parce que je ne voulais pas faire de la politique. Je me suis assis pour interroger ma foi : « qu’ai-je fait pour mériter tout ce que j’ai aujourd’hui ? » C’est grâce à Dieu. Pour moi, il faut donc que je fasse quelque chose pour plaire à ce Dieu. Voilà ma philosophie ! Je me suis donc rendu compte que je pouvais être utile à l’hôpital. J’ai alors construit ce bâtiment afin de permettre la prise en charge de haute personnalités administratives, religieuses et coutumière qui ne doivent pas être hospitalisés dans les mêmes chambres que les citoyens ordinaires eu égard à leur rang social. Et puis mes amis chinois de l’HUAWEI technologie m’ont donné 50 ordinateurs portables que j’ai distribués. Ensuite j’ai reçu 300 ordinateurs encore de mes amis coréens tout juste après la crise. Etant à la primature, je me suis dis que voilà ce que je pouvais donc apporter à mes parents. C’est tout cela qui a d’ailleurs joué à ma faveur. Pour la population, elle estime que voilà quelqu’un qui n’est pas maire, ni député, ni ministre mais qui fait tant de choses dans la localité. Et elle se demande si on lui confie notre argent ? Vous voyez, donc moi-même, ma conscience est en train de me dire Monsieur Koné, « vous n’avez plus droit à l’erreur ». Vous devez mériter leur confiance. Ça fait que j’ai fait ma campagne sans faire de promesse. J’ai dit, je vais montrer qu’on peut gérer autrement la mairie. Donc le peu d’argent qu’on nous donne, on peut faire beaucoup de chose avec. Mais je voulais indiquer ici que j’ai aidé les impôts à améliorer la recette aussi. J’ai donné 4 agents aux impôts, j’ai acheté des motos pour donner aux impôts. Du coup j’ai amélioré la recette des impôts et de la mairie.  Le budget de la mairie est de 600 millions FCFA. On fait une portion de 10% du fonctionnement pour le mettre dans l’investissement. Donc si tu as 600 millions FCFA, c’est-à-dire que ton budget d’investissement ne peut pas dépasser 60 millions FCFA. Si tu fais l’erreur d’augmenter ton budget d’investissement à 100 millions FCFA, vous voyez ce que ça fait ? Vous devez avoir un milliard FCFA ou plus. Et c’est ce qu’il faut comprendre dans la gestion de la mairie. Aujourd’hui, mon mandat est fini. Aucun entrepreneur, aucun investisseur qui travaille avec la mairie de Bondoukou ne peut dire que la mairie de Bondoukou lui doit 5 FCFA, parce que je fais la politique de mes moyens.  Je ne fais pas de dépenses en désordre. Vous êtes partis ce matin en me laissant au bureau ici et vous êtes revenus me retrouver encore au bureau. Je suis là. Je suis en train de finir les papiers. Je prends le temps de tout regarder. Ce que je ne comprends pas, je vais chercher à comprendre.   C’est ça le secret du maire. J’ai travaillé avec la population, j’ai organisé un séminaire de réflexion afin de lui donner l’occasion de juger les actions du maire. Je vais au tribunal populaire et donc je suis devant vous.  Il est là devant vous. Un maire qui va devant la population, qui appelle la population, faire venir tout le monde, pour le juger ! Qui dit même à ses adversaires : « venez me juger » ! Qu’on dise que le maire est bon ou beau, ce n’est pas ce que je demande, je l’aime ou je ne l’aime pas, ce n’est pas non plus ce que je demande. Il s’agissait de juger mes actions sur le terrain. Et puis, en même temps que vous me jugez, en même temps faites-moi des propositions. Je crois que vous avez fait le tour de toute la Côte d’Ivoire, vous n’allez pas trouver un seul maire qui va vous dire qu’il a appelé sa population à le juger, à juger ses actions.  J’étais là en plénière. Ils ont raconté tout ce qu’ils pensaient. La direction générale de la décentralisation est intervenue parfois pour dire que ce que vous dites là c’est bien mais ça, ça ne relève pas de la compétence du maire. Tout s’est passé devant et les gens pensaient que j’allais m’énerver, j’allais réagir. Mais quand ils m’ont donné la parole après, j’ai remercié tout le monde. Ensuite, j’ai dit que personne ne m’a insulté, personne n’a dit un mot de déplacé. Je vous ai appelés parce que je veux que vous me disiez ce que vous pensez de ma gestion. Si vous n’êtes pas d’accord, je change. Si vous êtes d’accord, c’est-à-dire qu’il faut aller de l’avant. Donc, je prends en compte tout ce que vous avez dit. Mes techniciens vont se réunir, ils vont maintenant filtrer ce que vous avez dit, ce qui est réalisable nous allons le faire. Ce qui n’est pas réalisable maintenant, il fera partie de nos projets et nous le ferons après.  Ils sont repartis satisfaits. Il y a eu même des maires qui se sont déplacés pour venir m’interroger pour savoir comment je fais pour réaliser tous ces projets. J’ai reçu les uns et les autres. Beaucoup de maires avaient décidé de me rencontrer pour qu’on essaie de voir ensemble et partager nos expériences.

Oui mais, est-ce que vous-mêmes, vous avez un modèle ?

Je tire mes expériences de la commune de Sikasso au Mali. Les gens me demandent pourquoi Sikasso. Qu’est-ce que cette ville a d’extraordinaire ? Sikasso est commune depuis 1968 et Bondoukou est commune depuis 1980. Vous voyez, j’ai beaucoup à apprendre avec la commune de Sikasso. Là au moins, les réalités sont les mêmes. Ils sont moins nantis que nous. Je suis allé là-bas avec une forte délégation, un car avec des femmes parce qu’en Côte d’Ivoire, nos femmes savent vendre mais elles ne savent pas faire de la transformation.  Alors qu’au Mali et au Burkina, les femmes font de la transformation. Notre pomme d’acajou qui est ici, les femmes de là-bas font du jus avec. Elles font beaucoup de choses avec la pomme d’acajou, tout comme les mangues. Mais nous, on a des mangues ici, de Katiola à Ferké.  Mais est-ce qu’on arrive à les transformer ? Avec l’anacarde, elles n’ont pas besoin de mettre 5 ou 7 millions FCFA pour la transformation. Même dans leurs salons, elles font de la transformation de l’anacarde. Nous avons envoyé les femmes là-bas pour qu’elles puissent partager des expériences, apprendre avec leurs sœurs maliennes. Sinon quand je vais en France, aux Etats-Unis, la réalité n’est pas la même. Parce que chez nous quand il pleut, les femmes prennent les ordures et elles les déversent dans les caniveaux. Est-ce qu’en France on fait ça ? Il faut changer les mentalités. L’Etat de Côte d’Ivoire nous a dit qu’il y a une structure qui va ramasser les ordures. Avant c’était ANASUR. C’est ANASSUR qui prenait tout l’argent de la collecte de ces ordures. Mais ANASSUR n’existe pas à l’intérieur. ANASSUR même ne peut pas ramasser les ordures d’Abidjan à plus forte raison quitter Abidjan pour aller à Anyama. Mais quand vous mettez dans votre budget ramassage d’ordures, on vous dit d’enlever parce que ça ne fait pas partie de votre compétence. C’est l’ONAD qui fait le drainage, le curage des caniveaux et fait l’assainissement. Donc ça ne fait plus partie des prérogatives des maires. Est-ce que la population peut comprendre cela ? Même vous les journalistes, vous n’arriver pas à vous l’expliquer.  L’ONAD n’existe pas à l’intérieur du pays. Mais quand vous prenez vos deux factures, la SODECI fait un prélèvement pour l’ONAD et la CIE verse la salubrité à l’ANAGES. C’est pour vous dire que bien souvent, on nous accuse de ce que les villes sont salles, tout simplement parce qu’on ne nous donne pas les moyens pour faire la politique de la salubrité. Ça crée un vrai problème à l’intérieur du pays. Le ministère devait appeler les maires pour discuter franchement du sujet afin de voir ce qu’il faut mettre à leur disposition pour assainir leurs villes. Aujourd’hui, la grande commune de Bondoukou n’a que deux petits engins (Un tracteur et une moto tricycle) que vous voyez dans la cour ici. Le tracteur est là depuis 7 ans. Le Tricycle, je viens de l’acheter à Bouaké sur le budget de la mairie.  Alors que c’est l’ANAGES qui doit s’occuper de ça. Donc c’est eux qui devaient nous donner ces engins. Souvent on vous appelle pour vous dire que vous avez un tricycle, des balais, des pelles ou des bottes et puis on vous dit venez chercher. Je viens chercher avec quoi ?   La direction est représentée ici à Bondoukou. D’Abidjan ici, il faut louer un camion. Souvent, certaines mauvaises gestions, ne relèvent pas de la faute des maires. La vraie réalité, c’est le transfert des compétences qui n’est pas effectif sur le terrain. Et donc ça fait que même la subvention de l’Etat vient au compte-goutte. Aujourd’hui, sur les 80 millions FCFA de subvention que l’Etat doit donner, il n’a donné que 20 millions FCFA au   8ème mois. Et il ce peu qu’au 10ème mois, on vous envoie une notification pour dire que l’année budgétaire est terminée. Ce qui veut dire que pour votre argent qui est resté là-bas, c’est fini. Cela doit permettre de comprendre beaucoup de choses. Malheureusement, la population qui ne comprend pas cela souvent se met à accuser son Maire.  

Monsieur le maire, j’ai constaté trois éléments au cours de la visite. La modernisation de la ville avec les feux tricolores, l’accent que vous mettez sur l’éducation de proximité des enfants, vous avez financé la construction de la maison d’un vieil homme à Soko. Que sou tendent ces trois activités dont certaines ne relèvent pas dans vos prérogatives ?

Un dirigeant sans foi, sans spiritualité n’est pas un bon dirigeant. Il faut que le dirigeant arrive à placer Dieu au centre de ses actions. Et si vous reconnaissez Dieu et vous reconnaissez l’amour de Dieu,, vous pouvez faire du bien.  Donc c’est ce que j’ai fait pour le vieux de Soko dont vous parlez. Sa maison est tombée en ruine. J’étais de passage dans le village, il m’a approché, il m’a dit qu’il veut me parler. Et me dit qu’il n’a plus de maison. Et comme je suis très sensible, je lui ai dit, si Dieu le veut, je vais te donner une maison à titre personnel. C’est ce que j’ai fait. J’ai respecté ma promesse et j’ai construit une maison pour le vieux. Quant aux feux tricolores parce que les accidents avaient commencé à faire trop de dégâts dans ma commune.  Là, il fallait faire quelque chose. C’est vrai qu’à la commission de la soutenance du budget, j’ai dit aux membres de la commission que je pouvais faire quatre carrefours à 28 millions FCFA. Ils m’ont dit non, non Monsieur le maire vous rêvez quoi ! C’est un seul carrefour qui est à 28 millions FCFA ou 30 millions FCFA. Comment vous pouvez faire 4 carrefours à 28 millions FCFA ? Mais ce jour-là aussi, je n’ai pas été trop agréable. Je leur ai dit que si vous enlevez vos 10%, vous verrez qu’on pourra faire les carrefours à moins de 28 millions FCFA. C’est parce qu’il y a surfacturation d’une part et d’autre part c’est parce que ceux qui ont le marché demandent leur part. Vous pensez que l’entrepreneur va accepter de perdre ? Il est obligé de faire tous ces calculs pour augmenter son gain. Chez moi, je ne connais même pas les entrepreneurs. Moi que vous voyez-là, si c’est un jour de travail, je ne suis pas la même personne parce que je suis très très rigoureux. Donc quand tu es rigoureux, il ne faut pas marcher dans le sable si vous ne voulez pas qu’on vous accuse. Si vous ne voulez pas qu’un agent, un collaborateur vous parle en face, il ne faut pas marcher dans le sable. Si, celui qui fait les délibérations laisse passer quelque chose à la réunion, je reviens sur ça. Moi, je ne connais même pas celui qui a fait que vous avez visité le chantier dans les écoles. Il y a un chantier qui est ouvert. Le bâtiment est construit alors que le papier n’est même pas encore signé. Les enfants parcouraient deux kilomètres et demie pour venir à l’école à Bondoukou. Alors qu’ils ne sont pas comme nous à notre temps. Nos enfants sont trop jeunes. Je réponds donc à une urgence.  Je ne connais même pas l’entrepreneur qui a remporté le marché. Je ne sais même pas s’il est clair ou grand. Le maire est le président de la commission d’attribution. C’est mon adjoint qui le connait. Si son marché traine un peu, c’est là que je vais faire sa connaissance. Donc affaire de 10%, moi je ne suis pas dedans. Si vous demandez à l’entrepreneur, s’il a vu le maire de Bondoukou, peut-être qu’il m’a vu, mais est-ce qu’il est entré dans mon bureau une seule fois.  Les 10% qu’on donne là, vous pensez que c’est secret ? Ce n’est pas secret. Il va dire ça à quelqu’un. L’argent qu’on te donne là, lui il a dit à son comptable ou à son financier que l’argent là, c’est pour le maire.  Des enfants de Bondoukou marchaient trois kilomètres pour aller à l’école. Quand ils quittent l’école à 16 heures ou 16 heures et demie, le temps d’arriver chez eux, il est 18 heures 30. Il fallait s’attaquer à ce problème-là. C’est la même chose que vous avez vu par rapport à la première école qui porte mon nom. Le village que vous avez dépassé pour arriver là où est construite l’école, les enfants quittent là-bas l’école pour venir dans ce village. Et c’est plus de 2 kilomètres sur cette voie internationale qui va au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Donc chaque année les camions écrasent des enfants. Cette situation, je ne pouvais pas l’accepter.  Je vais dans le village où j’ai construit l’école, je vois qu’il y a assez d’enfants. Les populations sont des Lobi. Ces enfants-là même peuvent faire une école. Ainsi, j’ai commencé par construire trois salles de classes, c’est-à-dire CPI, CP2 et CEI parce que ce sont les enfants de ces trois classes qui sont beaucoup plus jeunes. Je vais vite construire les trois autres classes parce que la route reliant le Burkina à Bouna va finir bientôt. Ils sont en train de faire le bitume. Donc tous les camions vont passer par ici. En passant par Bondoukou, les camions gagnent 50 kilomètres par rapport à l’axe Bouaké-Ferké. Et puis, deuxième problème, il y avait la double vacation. A Abidjan quand tu dis double vacation, ils ne savent même pas de quoi tu parles. Les enfants viennent à l’école à 7 heures 30 min et repartent à la maison à midi et un autre groupe monte à 13 heures. Et après ils doivent passer l’entrée en sixième au même titre que ceux d’Abidjan. Vous voyez, avec ça on parle d’égalité des chances. Il faut donner les mêmes chances aux enfants à l’examen. Entre nous, un élève de CPI peut comprendre quoi dans la double vacation ? Alors que chez nous ici, ils ne font même pas la maternelle avant d’aller au CPI. A Abidjan on fait la maternelle à 3 ans. Donc l’enfant arrive au CPI il est déjà mûr. Alors que chez nous, tu quittes le campement et tu atterris directement au CPI. C’est pourquoi, j’ai construit beaucoup d’écoles pour donner les mêmes chances à tous les enfants de ma commune. L’objectif était de construire 24 classes au cours de mon premier mandat. Je vais inaugurer cette école-là septembre avant d’aller aux élections (Ndlr : nous étions au mois d’août). Pour revenir aux feux tricolores, vous savez, le technicien est un jeune de Bondoukou. C’est un grand technicien, il vient de Sorobango. Je l’ai appelé, je lui ai dis viens, tu sais c’est chez toi ici. Donc annule tout ce qui est surcoût. Nous on te donne le minimum et on va aller étape par étape. On fait un feu à 7 millions FCFA. Donc 28 millions FCFA pour les quatre feux. Il a déjà installé deux. Normalement, il devrait venir installer les deux autres ce dimanche (5 août, Ndlr) . A cause de la fête de l’indépendance, je lui ai dit de reporter. Peut-être qu’il viendra les installer mercredi ou jeudi pour venir faire les deux autres carrefours parce qu’il a déjà fait sortir les poteaux et il reste seulement à venir mettre les feux aux deux autres carrefours. Je dois ajouter un peu sur le montant convenu parce qu’au départ, c’était sur l’éclairage public. L’Etat nous interdit cela maintenant. Si tu dois le faire, il faut prendre un compteur. Dans le cas contraire tu prends mais c’est la nuit que ton feu marche. Alors que la nuit qui roule ? C’est peut-être les quelques noctambules qui roulent. Et donc il a décidé de faire avec l’énergie solaire. Et ça marche à merveille. Depuis qu’il a installé, ça fait un an, ces deux feux ne sont pas tombés en panne comme les feux d’Abidjan. Alors qu’ils sont plus chers, ceux d’Abidjan. Eux ils font un carrefour à plus de 30 millions FCFA. Ici moi, je fais les quatre à 30 millions FCFA. Tout ça aussi fait partie de la bonne gestion d’une collectivité.

Monsieur le maire tout à l’heure, vous sollicitez un second mandat, si vous êtes élu quels seront vos priorités pour ce deuxième mandat ?

Je pense que j’ai déjà commencé. Vous voyez le musée, c’est maintenant qu’ils ont commencé à creuser.  On vous a montré déjà la maquette. Si je quitte, celui qui vient après peut dire que ça, ce n’est pas sa priorité. Il va laisser tomber. Alors que c’est au cœur de Bondoukou et puis, c’est le bâtiment le plus vieux de Bondoukou qui date de plus de 150 ans. C’était le marché de Bondoukou. Et c’est quand on a construit le marché actuel en 1968 et inauguré en 1971 lors de la fête tournante de l’indépendance que le marché est parti de l’autre côté. Nous on se déplaçait pour venir voir ce marché. C’est l’un des bâtiments les plus vieux de Bondoukou. Donc, ce bâtiment doit être réhabiliter. Il faut que ça soit l’endroit le plus beau, le plus attrayant de Bondoukou. C’est mon objectif. Donc je veux le construire. J’ai fini avec les salles de classes, maintenant je vais me tourner vers les centres de santé. Là, je n’ai pas trop de choses à régler, mais il faut dire que je vais commencer à réaliser un rêve. Je rêve d’une ville verte. Je vais planter beaucoup d’arbres. J’ai déjà commencé à planter des palmiers au niveau de la préfecture. Ça c’est un avant-goût.  Mon deuxième mandant sera aussi axé sur l’embellissement de la ville de Bondoukou. Je vais mettre près de 200 millions FCFA dans ça. Vous allez voir qu’à votre prochaine visite, vous allez constater que la ville de Bondoukou a beaucoup changé.

Au cours de notre visite dans les villages de Motiamo et de Soko nous avons constaté que le patrimoine culturel de Bondoukou est un peu délaissé. Qu’est-ce que le maire fait pour préserver ce riche patrimoine culturel de Bondoukou quand on sait que le maire est beaucoup attaché à sa culture ?  Et qu’est-ce que le maire fait aussi pour booster l’activer des femmes ? Beaucoup de choses ont été dites sur les potières de Motiamo qui éprouvent d’énormes difficultés quant à la commercialisation de leurs œuvres d’art. il en est de même de l’histoire des singes sacrés de Soko. Qu’est-ce que le maire fait pour ces singes sacrés ?

D’abord les singes sacrés. Pour mon deuxième mandat, nous allons essayer de faire le reboisement pour reconstituer la forêt de Soko qui loge les singes sacrés. Vous voyez, je vous ai dit ce qui a fait qu’on ne voit pas les singes. Quand vous allez vers le poste de douane, les singes sont plus en sécurité vers les douaniers. Et puis si vous remarquez, il y a quelques arbres encore vers les douaniers. Les singes ont peur ils veulent se réfugier vers les douaniers. Et donc ils quittent la ville pour descendre au sud où ils sont en sécurité. Nous devons reconstituer la forêt pour les ramener. Je crois que je m’engagerai à faire le reboisement pour reconstituer cette forêt parce qu’aujourd’hui quand quelqu’un arrive, quand les touristes arrivent, ils ont vu dans les livres les singes de Soko et quand ils vont là-bas, ils ne voient pas les singes. Aujourd’hui, les singes sont allés plus loin parce qu’ils ont peur. Je vais discuter avec les villageois, c’est ça aussi qui est le problème parce qu’il ne faut rien imposer.   Dans la gestion moderne, on n’impose rien. Il faut le faire avec le consentement des concernés, des villageois.  Et souvent, ils ne sont pas tous d’accord, il faut négocier.  Et la négociation peut durer des années pendant ce temps, toi ton mandat est fini. Quant au village des potières, ça, je crois que j’ai commencé à réfléchir. J’ai fait une ouverture de voie le mois passé. Une voie qui relie Motiamo à Soko. Donc les gens de Motiamo ne seront plus obligés de passer par Bondoukou pour aller à Soko ou à Sampa. Votre séjour est tellement juste que vous ne pouvez même pas visiter le marché de Sampa au Ghana parce que c’est lundi leur jour de marché. C’est à 14 kilomètres de Bondoukou et à 6 kilomètres de Soko le dernier village frontalier. Surtout que je suis en partenariat   avec le maire de Sampa.

S’agissant des femmes. Chez nous la culture de la vente n’est pas améliorée comme à Katiola. A part les canaris et les ‘‘taliets’’, elles ne peuvent pas faire des pots pour les fleurs comme à Katiola. On va les organiser même s’il faut faire venir les gens de Katiola pour les former. Si vous ne pouvez pas arriver à faire des pots pour les fleurs, vous ne pouvez pas vendre. C’est ce qui fait qu’à Katiola on vend. Ils ont construit la maison des artisans. Les objets d’art peuvent passer. Comprenez-moi, je suis arrivé, j’ai pris la mairie dans une situation très difficile. Je viens de vous dire que la recette annuelle était de 63 millions FCFA. Regardez, 63 millions FCFA, c’est votre recette propre. Vous allez faire quoi avec ça ? Donc on a travaillé jusqu’à la fin. Dès mon deuxième mandat, il faut qu’on atteigne un milliard de FCFA de recette. L’Etat est en train de prendre des dispositions pour nous aider à atteindre cet objectif-là.   Recettes accumulées, impôts, recette propre, subvention de l’Etat, si on met les trois ensembles, déjà on a un budget de 600 millions FCFA. On a alors 400 millions FCFA pour faire un budget d’un milliard FCFA. Un homme doit se fixer des objectifs. Et on se bat pour atteindre ces objectifs. Et ça, c’est ce que le maire de Bondoukou que je suis essaie de faire. Il se bat pour atteindre ses objectifs. On ne peut rien faire sans l’argent. Et donc, il faut se battre pour ça. En faisant du musée qui est là, une salle d’exposition, ça c’est pour les gens de la culture. Ceux qui veulent présenter quelque chose surtout qu’il aura beaucoup d’étrangers et de touristes là. Si les visiteurs viennent, ils iront manger dans des restaurants et prendre un café moderne là-bas. Il y a une banque qui est déjà ouverte. La banque des retraités. Il y a plusieurs banques qui ont déjà déposé leurs demandes. On va ouvrir encore une autre banque et des guichets automatiques. Je suis en train de faire un petit « Cap Sud » à Bondoukou ici. Il faut rêver. Maintenant aussi, celui qui ne rêve pas, va toujours rêver devant sa porte. Le budget va nous amener à ressortir, à améliorer la culture de chez nous. Les Brons, les koulango, les sénoufo, les Nafana, les Lobi, les Daiga sont tous là. Tous ceux-là, sont des gens du nord qui sont descendus. D’autres sont restés ici et ils ont continué encore au Ghana. Il y a même un quartier ici qu’on appelle Djiminisso. Ce sont des Djiminis et comme ce sont les premiers qui sont arrivés, sinon, c’est le groupe sénoufo. Il y a encore un quartier qu’on appelle Wantchi, c’est des Djimini et à Koumassi il y a un quartier Djiminisso. Mais c’est un quartier des senoufos qui sont partis de chez nous ici. C’est Samory qui est venu tout mélanger. Ils sont descendus, ils sont allés très loin.

S’agissant de l’autonomisation de la femme, je suis en train de réfléchir avec les spécialistes. J’ai invité la direction régionale de la Femme et de l’Enfant pour m’aider à réfléchir. Mais, jusqu’à présent, les femmes de Bondoukou n’arrivent pas à me dire ce qu’elles veulent faire. Et comme elles sont à la frontière, elles veulent toutes faire du commerce. Elles ne veulent rien faire si ce n’est pas le commerce. Le maire est venu, il a mis 10 millions FCFA à la COOPEC. Pour moi, il était plus alléchant de même que pour la première Dame. Même les frais de banque, j’ai demandé à la banque de prendre sur le compte que j’ai ouvert. Donc on a donné des prêts aux femmes pour faire des activités.  Mais elles sont venues nombreuses. Si vous dites que demain, on vous donne prêt, ces mêmes femmes qui n’ont pas pu rembourser, vont venir encore dormir devant votre bureau. Et donc dans ce cas, il faut impliquer les spécialistes pour réfléchir sur le projet afin que ça soit plus efficace.

Qu’est-ce qu’il faut d’autres pour aider réellement ces femmes ?

Je leur dis de faire de l’élevage. J’ai dit à l’ANADER de me sortir un peu les plans et les projets. J’ai dit à mes sœurs de Bondoukou que l’élevage peut vous rendre autonomes surtout que vous êtes dans une ville musulmane. Chaque jour que Dieu fait, il y a sacrifice de poulets et de moutons. Donc les gens vont acheter le poulet et le mouton. L’élevage n’est pas seulement réservé aux hommes. Ailleurs, on a vu des femmes faire de l’élevage. Elles veulent aller seules alors que dans la gestion moderne, les ONG ne veulent plus financer des individus. Si on arrive à résoudre le problème des femmes, la ville sera un peu moderne. Si on arrive à résoudre le problème des jeunes, ce sera une ville moderne. Les jeunes aussi, leur problème c’est qu’ils veulent tous devenir acheteur d’anacarde. La campagne de l’anacarde dure trois mois. Ça ce n’est pas du travail garanti. C’est là que j’ai des difficultés. Les jeunes, c’est difficile de les amener à travailler. Ils se plaignent que les gouvernants, les aînés et leurs patrons ne font rien pour eux. La BAD dit de demander à ma jeunesse de présenter leurs projets qu’elle va financer. Depuis que nous avons tenu la réunion, aucun jeune n’est revenu me voir pour entreprendre un projet. Or, la Bad revient en Janvier 2019 pour faire le bitume jusqu’au Ghana. Et donc ils vont profiter pour aider les groupements de femmes et des jeunes. J’ai aussitôt convoqué une grande réunion pour dire aux jeunes et aux femmes que voilà une bonne occasion. Mettez-vous ensemble, si vous voulez faire quelque chose et que vous ne pouvez pas monter le dossier, venez me voir et moi je vais financer les frais du cabinet qui va monter votre dossier. Jusqu’à présent, on ne m’a rien dit encore. Je vais les appeler encore. Sinon c’est une bonne occasion.

Monsieur le maire, aujourd’hui, vous avez une ville que vous comptez moderniser, si vous voulez convaincre les opérateurs économiques pour investir dans votre ville, quels sont les arguments que vous devez avancer ?

Bondoukou est un grand carrefour. Bondoukou est plus proche du Ghana que les autres villes frontalières. Bondoukou est plus proche du Burkina que Bouaké. De Bondoukou, vous pouvez aller plus facilement au Burkina et au Niger. Vous pouvez aller facilement au Ghana parce que la première commune du Ghana est à 14 kilomètres de Bondoukou. Donc pour dire aux opérateurs économiques que Bondoukou est un grand carrefour. Bondoukou est une ville d’avenir. Avec la construction de l’Université qui s’annonce, Bondoukou va bouger. Bondoukou aura le plus grand Lycée de jeunes filles avec 500 filles à l’internat et 700 filles à l’externat. Le maire a donné près de 100 hectares à la zone industrielle. Ce qui est déjà un acquis. Nous sommes en train de prendre attache avec le ministère de l’Industrie. Le maire est en train de faire des ouvertures de voies. Donc en venant d’Abidjan, vous n’avez pas besoin de rentrer en ville parce que j’ai fait deux voies de dégagement qui sortent sur la route de Bouna et qui continue au Burkina ou sur la route de Soko pour aller au Ghana sans rentrer en ville pour vous mettre dans des petites difficultés. Et donc le maire a réservé cela. En plus, Bondoukou n’est pas une ville saturée. Vous avez encore des terrains pour construire. Et les terrains de Bondoukou ne coûtent pas chers. Vous verrez que les terrains de Bondoukou sont 20 fois moins chers que les terrains des autres villes. Je m’engage à aider les opérateurs économiques à s’installer à Bondoukou sans difficulté.

Monsieur le maire, le sport dans votre cité. Nous avons visité vos infrastructures sportives, l’omnisport de Bondoukou. Je constate que vous avez envie de ressusciter le Sacraboutou sport de Bondoukou.  Au cours de votre deuxième mandat allez-vous ressuscitez cette équipe ? Quelle sera la place du sport au cours de ce second mandat ?

Vous avez vu déjà deux terrains Omnisport. Donc c’est dire que le maire annonce déjà ses ambitions. On participe déjà au championnat du handball. Je veux participer aux championnats du volleyball, du Basketball et même du Maracana. C’est pour cela que le maire a investi dans le terrain Omnisport. Le Sacraboutou, c’est la seule équipe qui est nationale. Bondoukou ne s’est pas réuni comme ça pour dire Sacraboutou National. C’est en 1968 au cours d’un match amical avec une équipe Européenne que Sacraboutou a fait sensation. Les journalistes sur place ont dit du Sacara National. Je vais demander à Eugène Dié Kacou de me dire exactement comment ça s’est passé parce que on n’a pas pu finir d’écrire l’histoire de cette équipe. C’est ce jour que les journalistes ont dit le Sacraboutou National. Mais depuis quelques temps, le Sacraboutou National a des difficultés parce que le championnat même de Côte d’Ivoire est devenu un peu bizarre. C’est coûteux et c’est bizarre. Non seulement toutes les équipes sont restées à Abidjan parce que personne n’a les moyens de s’occuper d’une équipe.  Mais l’équipe n’est pas une équipe résidente, vous ne pouvez pas faire de miracle. Tout le monde est à Abidjan où vous êtes obligés d’embaucher ou de recruter des joueurs mercenaires. Ils viennent jouer et ils prennent leur argent pour partir. Donc personne ne joue avec son cœur. Alors que les Kobéna Kouman, les Téhua, les abdoulaye Gbané, le Stade a remporté la coupe avec Abdoulaye Gbané. Tout ce groupe-là qui étaient de grands joueurs sont passés par Bondoukou. C’est parce que ceux-là ont joué avec leurs cœurs. Vous voyez mon budget, aujourd’hui si je dois m’occuper d’une équipe, je ne pourrai pas construire une seule salle de classe. Or il y a beaucoup de choses à faire. Il faut donc faire un choix. Il faut déjà préparer l’avenir. Moi, j’ai marqué la rupture et après nous, c’est d’autres jeunes frères qui viendront après. Mais, s’il n’y a pas d’école, ces jeunes ne pourront pas être à cette place. Pour avoir une ville émergente et moderne, il faut des enfants cultivés qui peuvent lire et s’exprimer en français. C’est pour cela nous avons axé nos actions sur l’école d’abord jusqu’à ce qu’on nous dise qu’à Bondoukou, il n’y a plus de problème de classes. Et ça, c’est mon objectif.  

Entrtien réalié par l’UPL-CI  à l’issue de sa « CARAVANE –DECOUVERTE » à Bondoukou  

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