Info News :

Accueil Slider Publicite

Sunday, 26 November 2017 09:16

SARA 2017/ Djimé Sidibibé, (Directeur général adjoint de l’Office du Niger) : « Nous sommes satisfait entre 70 et 80% » Spécial

Évaluer cet élément
(1 Vote)
Djimé Sidibibé, Directeur général adjoint de l’Office du Niger Djimé Sidibibé, Directeur général adjoint de l’Office du Niger Ph, UPL-CI

Djimé Sidibibé est ingénieur agricole et Directeur général adjoint de l’Office du Niger qui est une  entreprise agricole Malienne basée à Ségou à 240 km de la capitale malienne, Bamako. Présent au SARA 2017, il explique les attentes de l’Office du Niger à ce Salon international de l’Agriculture et des ressources animales.

Quelles sont motivations en venant au SARA 2017 ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais faire une brève présentation de l’Office du Niger. L’office du Niger est un établissement public à caractère industriel et commercial. Il a été créé le 5 janvier 1932. Le barrage de Markala qui a été construit entre 1930 et 1947 est la pièce maitresse de cette grande entreprise agricole. L’office est sous décret de gérance de 2 400 000 ha et un potentiel aménageable de 1 900 000 ha, un potentiel aménageable et irrigable par gravité de 1 445 000 ha. Aujourd’hui en 2017, nous avons une surface totale aménagée exploitée de 131 000 ha dont 15 280 ha de canne à sucre. Pour nous, ce salon un cadre idéal d’échange d’expériences, de communication, d’information avec d’autres partenaires. Bien entendu, ce salon est également un cadre idéal pour nous d’attirer des investisseurs privés. Parce que le Mali a eu à voter des textes organiques, notamment, la loi de l’orientation agricole pour le développement de politique agricole à travers des textes juridiques pour permettre des allègements au niveau des investisseurs. Donc nous voulons mieux faire connaître l’office du Niger. Non seulement par la diaspora malienne qui réside en Côte d’Ivoire mais également dans le reste du monde, on veut mieux faire connaître l’office du Niger par la Sous-région, par l’espace UEMOA, par l’opinion internationale.

En termes d’investissement, combien faut-il pour mettre en valeur l’Office du Niger ?

D’abord je voudrais préciser que les terres de l’office du Niger ne se vendent pas. Si un demandeur a besoin d’une parcelle, il y a 4 modes pour l’obtention. Il y a d’abord le contrat annuel d’exploitation qui est donné sur demande timbré à 100 FCFA. La demande est adressée au PDG de l’Office du Niger qui entérine la demande. Une fois la parcelle est aménagée, traitement est donné aux communautés. Ensuite, le contrat annuel d’exploitation est donné aux communautés qui ont acquis environ 3 à 4 ans d’expérience sur les parcelles de l’Office du Niger. Le troisième mode, c’est le bail ordinaire donné par demande timbrée à 100 FCFA. La demande est adressée au PDG. Il y a des processus à suivre. Il y a des études telles que les études environnementales à faire. Une fois tout est bouclé, le bail est conclu. Mais sur le bail ordinaire ou le bail emphytéotique, ce sont les activités agricoles qui sont menées. Sur 30 ans renouvelables plusieurs fois pour le bail ordinaire et 50 ans pour le bail emphytéotique. Le coût d’aménagement d’un ha varie entre 3,5 et 4,5 millions de FCFA.

Combien ont déjà été investis dans ce programme ?

Cela fait des milliards. Parce que l’office a bénéficié de beaucoup de projet, jusqu’à sa restructuration en 1994, il y a eu beaucoup de projets. Il y a le projet Harpon financé par les Néerlandais, l’AFD, l’Union Européenne, la KFW des Allemands, il y a les canadiens.

Quels sont les types de projets qui intéressent véritablement l’Office ?

Nous sommes une zone de développement intégré. L’activité principale c’est la riziculture. Mais à côté de la riziculture on fait la culture maraichère comme la pomme de terre, le maïs, l’échalote, le chou, la patate douce etc. Nous faisons des activités d’élevage, de la pisciculture en cage flottante. Nous avons des investisseurs qui peuvent intervenir dans ces différents domaines.

Depuis que vous êtes là, qu’elle est l’affluence dans votre stand, quelles sont les partenariats ou les intentions de partenariat ?

Nous sommes là il y a trois jours, nous avons reçu plus d’une centaine de visiteurs. Nous avons pu avoir des intentions de visite dans notre zone d’intervention, de l’aquaculture qui est chargé de la fabrication et la distribution de l’alimentation des poissons. Nous faisons de la pisciculture flottante et souvent nous avons des problèmes d’intrants poissons. Si cette entreprise arrive à nos côtés, nous verrons quel partenariat signé pour régler les problèmes d’intrants de poissons. On a eu également l’intention avec une entreprise de fabrication d’engrais et de fertilisant bio. Les sols de la sous-région sont assez pauvres à cause de l’utilisation excessive des engrais chimiques. Cette société prétend passer à l’Office en février prochain pour voir quel protocole signer en vue de faire des tests de pré-vulgarisation et de vulgarisation.

Est-ce à dire qu’en venant ici vous avez pensé à des attentes. Lesquelles ?

Je ne dirai pas que les attentes ont été totalement comblées, mais nous sommes satisfaits à environ 70 à 80%. 

Votre appel à l’endroit de la diaspora malienne, aux ivoiriens, aux opérateurs économiques ?

A l’ensemble de l’espace UEMOA, il y a une convention entre l’Etat malien et l’espace UEMOA. Cette convention entre l’Etat malien et l’Office du Niger a prévu l’installation de l’espace UEMOA dans la zone de l’Office du Niger sur un espace de 12 000 ha. Cette convention est signée et j’appelle tout un chacun en tant que membre de l’espace UEMOA d’aller investir dans l’Office du Niger. Parce que nous avons des garanties certaines en terme foncier, nous avons des ressources humaines compétentes par rapport à l’appui conseil nécessaire en termes de gestion de l’eau, d’irrigation pour la production et la productivité. Ensuite je lance mon dernier appel à l’endroit de la diaspora malienne, notamment à la jeunesse malienne qui singulièrement réside en Côte d’Ivoire et en Afrique et ailleurs de venir investir au Mali leur patrie. Parce que s’ils viennent au Mali, il y a les potentielles terres, sol, eaux. Ensemble nous allons tout ficeler pour qu’ils puissent aller de l’avant. 

artici.net et justeinfos.net

Lu 367 fois

Calendrier évènement

September 2018
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30

Video du jour

Photo du jours

A propos

L'ARTCI est une agence de communication basée en Côte d'Ivoire et a pour but de donner une information fiable et complète au publique. Lire la suite ...

 

Contactez-nous

Suivez-nous ...