07
February

L’opposition ivoirienne exige un scrutin crédible et transparent aux élections municipales et régionales

Publié dans Politique

« L’opposition ivoirienne demande au gouvernement de mettre en place une nouvelle Commission électorale indépendante (Cei) et un nouveau code électoral dans les meilleurs délais afin que les prochaines élections locales (municipale et régionale) se tiennent dans des conditions de régularité, de transparence, de crédibilité et de paix ». C’est l’une des recommandations faites, à travers une déclaration lue, par Ouattara Gnonzié, président du Rpp, au nom des 15 partis politiques de l’opposition ivoirienne réunis le mardi 6 février au siège du Rpp à Cocody.

Ces partis exhortent, par ailleurs, la société civile à poursuivre ses efforts en vue de l’adoption de la nouvelle Cei et du nouveau code électoral. Ils invitent également leurs militantes et militants à apporter un soutien sans faille à toutes les initiatives à venir afin de doter la Côte d’Ivoire d’un cadre électoral répondant aux normes internationales.

Pour l’opposition ivoirienne, les élections en Côte d’Ivoire ont toujours été au centre de plusieurs controverses. Cependant tous les efforts et innovations entrepris pour améliorer le cadre juridique et institutionnel de celle-ci n’ont pas permis, jusqu’à ce jour, de créer la confiance entre les différents acteurs.

Les 15 partis de cette coalition de l’opposition, signataires de la déclaration qui a sanctionnée cette réunion, disent soutenir les propositions relatives à la Cei et au code électoral, faites pas les organisations de la société civile.

Le lundi 15 janvier 2018, la société civile avait animé une conférence de presse pour rendre publique ces propositions liées à la reforme électorale. Ces propositions s’appuient sur des « arguments fondamentaux » que sont la nouvelle constitution de 2016, les insuffisance du cadre légal des élections ( Cei et code électoral) ainsi que celle de sa mise en œuvre et l’arrêt du 18 novembre 2016 de la cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), ordonnant , entre autre, à l’Etat de Côte d’Ivoire, de modifier la loi du 18 juin 2014 relative à la Cei pour la rendre conforme aux normes internationales et aux instruments qu’il a lui-même ratifié. Arrêt confirmé le 26 septembre 2017 par ladite cour, dans l’affaire « Actions pour la Protection des Droits de l’Homme (Apdh) contre la République de Côte d’Ivoire ».

C’est la deuxième fois, en une semaine, que ces 15 partis de l’opposition se réunissent pour réfléchir sur la conduite à tenir pour la bataille de la réforme électorale et qui a abouti par une déclaration commune signée de tous. Il s’agit du Fpi, du Rpp, de l’Udt-Ci, de l’Adci, du Mire, du Rdp, de l’Udp, du Cdi, de l’Udl, du Cndci, de l’Ademci, du Ldci, de l’Urd, du Mni, et de l’Ong Jeunesse Active.

A.E

08
February

Côte d’Ivoire : Après le Pdci, le Fpi échange avec l’Udpci

Publié dans Politique


Le président du Front populaire ivoirien (Fpi), Pascal Affi N’Guessan, poursuit ses échanges avec les leaders des organisations politiques « significatives » de Côte d’Ivoire dans le but d’envisager « la possibilité d’un plan B dans l’intérêt du pays ». Il a rencontré, le mercredi 7 février, à Cocody Ambassade, le président de l’Union pour la Démocratie et pour la Paix en Côte d’Ivoire (Udpci), Albert Mabri Toikeusse.

Pour le président du Fpi, la Côte d’Ivoire se trouve dans un contexte politique où, pour gouverner, il faut une majorité qui ne peut s’obtenir qu’à travers une alliance entre partis politiques. « Au Fpi, nous avons fait le constat et noté que cette alliance (Rhdp, Ndlr) qui a été conçu depuis 2005, qui gouverne, n’a pas atteint le résultat que les Ivoiriens attendaient. Le leader de cette alliance s’est engagé dans une politique de division, dans une politique qui n’a pas permis de construire l’unité nationale, de faire la réconciliation entre les filles et les fils de ce pays, de rebâtir une armée républicaine, d’assurer la sécurité des personnes et des biens, de promouvoir la bonne gouvernance et de lutter efficacement contre la pauvreté », a souligné Affi N’Guessan. Dans ce contexte, poursuit-il, « il appartient aux acteurs politique de réfléchir à l’avenir en donnant une seconde chance à la Côte d’Ivoire si elle n’est pas satisfaite du Rhdp afin de promouvoir son développement à travers une nouvelle configuration politique ».

Parlant des élections locales, l’ex-premier ministre du président Laurent Gbagbo estime qu’elles donnent l’occasion de promouvoir le développement local. C’est pourquoi, estime-t-il qu’au-delà de la possibilité d’une alliance au niveau national, il y a des alliances circonstancielles et locales qui peuvent être construites.

L’Udpci étant un parti « très important » sur l’échiquier politique national, souligne le président du Fpi, il est tout à fait indiqué pour sa formation politique d’envisager dans quelle mesure, un cadre de collaboration, à l’occasion des élections locales pour aider à mettre fin aux soufrrances des populations.

Affi N’Guessan a profité de l’occasion pour souhaiter une bonne et heureuse année 2018 au président de l’Udpci, à l’ensemble de ses collaborateurs et à leur famille.

Quant au président de l’Udpci, il a demandé de ne jamais hésiter à avoir toujours recours au dialogue. « Nous sommes des enfants de rassemblement, les enfants du dialogue, nous sommes ouverts aux échanges, nous avons eu cet honneur de recevoir la délégation du président Affi et nous nous révérons certainement puisque nous nous engageons dans le dialogue sur des questions sensibles, sur des questions qui concernent le pays. Nous ne devons pas fermer la porte à des organisations politiques qui veulent discuter avec nous de la Côte d’Ivoire. C’est une bonne chose, je ne pense même pas qu’il y ait une formation politique au Rhdp qui refuse le dialogue », a-t-il affirmé.

Se prononçant sur la réforme de la Cei et du code électoral qui fait l’actualité, Mabri Toikeusse promet donner une position sur les propositions de la société civile dans les jours à venir. « Nous avons reçu la proposition de la société civile. Ce document, nous sommes en train de l’examiner et le moment venu, nous donnerons un peu notre avis là-dessus », a indiqué le président de l’UDPCI pour qui tout ce qui entoure l’organisation des élections en Côte d’Ivoir doivent se faire dans l’apaisement, dans la confiance et dans la cohésion. « La Côte d’Ivoire en a besoin », a-t-il conclu.

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