12
March

Côte d'Ivoire : Réforme de la Cei, Elections sénatoriales : le Fpi échange avec les Etats-Unis

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Le président du Front populaire ivoirien (Fpi), Pascal Affi N’Guessan, a reçu en audience, le Chef de la section politique et économique de l’Ambassade des Etats-Unis, S.E.M Mosby David, accompagné de Mme Karim Soumahoro, spécialiste des affaires politiques, le lundi 12 mars, au siège du parti sis à Cocody-vallon.

Au sortir de la rencontre, le chef de la section politique et économique a donné les raisons de sa visite : « Nous avons discuté de la situation politique ivoirienne comme nous l’avons fait avec tous les autres acteurs politique de la Côte d’Ivoire. Nous avons discuté du calendrier des élections. Le président du Fpi a partagé son point de vue sur le calendrier électorale du sénat. Nous avons pris note de ses opinions. Nous lui avons dit que les Etats-Unis tiennent à soutenir et encourager le développement et la consolidation de la démocratie en Côte d’Ivoire. Nous allons donc continuer à travailler avec tous les acteurs politiques, de bonne foi, afin de rassurer que la paix que vous avez trouvée soit durable pour éviter un retour au conflits passés ». Sur la question de la reforme de la Cei et du code électoral, S.E.M Mosby David a expliqué qu’ils ont pris note de la position du président du Fpi et des autres acteurs politiques et de la société civile. Et qu’évidemment ils continuent d’avoir des discutions avec tous les acteurs politiques.

Quant au président du Fpi, il a fait savoir que les Etats-Unis s’intéressent de l’évolution de la vie politique en Côte d’Ivoire et qu’ils ont noté qu’il y a des défis importants, qu’il y a des rendez-vous importants. Notamment les sénatoriales, les élections municipales et régionale à venir. Aussi ont-ils noté qu’il y a un certain nombre de tension, d’incompréhensions au niveau de la classe politique. Donc qu’ils sont venus pour connaitre la position du FPI, comme ils le font avec toutes les formations politiques, avec tous les acteurs impliqués dans le processus politique en Côte d’Ivoire.

Le président Affi dit avoir salué cette présence parce qu’elle dénote de l’intérêt que les Etats-Unis apportent à la paix, à la démocratie dans notre pays. Il soutient les avoir informés des motivations du refus de son parti de voir les élections sénatoriales s’organiser comme elles sont en train de l’être. A savoir que « le sénat à l’heure actuelle n’existe pas, même s’il a été prévu par la constitution. Mais la même constitution dit, en vêtu de l’article 90 qu’il faut que le sénat soit créé par une loi organique qui détermine sa composition, les règles d’élection de ses membres et les règles de son fonctionnement.

Cette loi organique n’a pas encore été votée par l’assemblée, nous ne comprenons pas pourquoi les sénateurs doivent être élus comme si on mettait la charrue avant les bœufs. Il aussi le fait que le président de la République ait jugé utile de recourir à une ordonnance, alors qu’en vêtu de l’article 167 de la constitution, il doit bénéficier d’abord d’une loi d’habilitation de la part du parlement avant de s’immixer dans ce domaine qui relève de la compétence de l’assemblée nationale ».

Le président du Fpi poursuit dans ces propos qu’il y a « le fait que la commission électorale indépendante elle-même qui doit organiser ces élections, a été jugée non conforme aux standards internationaux par un arrêt de la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples. C’est un arrêt, ce n’est pas une décision administrative, c’est une décision de justice. Et cette décision de justice s’impose à tous les Etats membres dont la Côte d’Ivoire qui a adhérer à tous les traités portant création à la cours internationale des droits de l’homme. Nous sommes attachés au respect des lois internationales comme nous sommes attachés aux lois nationales. Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement cherche à se dérober à cette responsabilité d’appliquer les lois. C’est donc tous ces éléments que nous avons communiqué au responsable des affaires politique de l’ambassade des Etats Unis et à ses collègues en indiquant aussi comment nous sommes préoccupés par la situation de tension qui prévaut à l’heure actuel : les enlèvements d’enfants, l’insécurité généraliser, la défiance à l’autorité de l’Etat manifesté à travers les agressions contre les édifices publiques, contre les fonctionnaires de l’Etat. Tout cela nous préoccupe hautement parce qu’on sent monter dans l’opinion une forme de désobéissance civile, une forme de révolte. Nous pensons que ces mouvements devraient inciter tous les acteurs à faire preuve de sagesse, à mettre balle à terre, à rechercher des solutions de compromis pour que nous travaillons tous à l’apaisement et à la préparation des élections de 2020.»

Le président Affi a aussi révélé des actions engagées contre la décision du Chef de l’Etat. « Nous avons déjà engagé deux actions : un premier recours pour excès de pouvoir que nous avons adressé au Chef de l’Etat conformément aux procédures administratives. Lorsque vous n’êtes pas satisfait des décisions d’une autorité publique, votre première démarche est d’abord de demander à cette autorité publique de revenir sur sa décision. Nous avons donc engagé cette procédure en nous appuyant sur les articles 90 et 167 de la constitution qui ont été violé dans la démarche du Chef de l’Etat. Parallèlement, nous avons engagé une action devant la Cours suprême pour lui demander de prononcer la suspension du processus électoral en Cours, parce que ce processus est conduit par une institution qui a été jugée inapte, illégitime et illégale par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Cette institution n’est pas fondée à organiser une activité électorale en Côte d’Ivoire. Et donc comme elle veut passer outre Nous demandons à la cour suprême de la rappeler à l’ordre et de suspendre ses élections jusqu’à ce qu’une nouvelle Commission électorale, conforme aux standards internationaux soit mise en place. »

A.E

22
March

Côte d’Ivoire : voici les revendications que l’opposition porte devant la CEI ce jeudi

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RESOLUTION N°001 du 22 Mars 2018

DES PARTIS DE L’OPPOSITION IVOIRIENNE

RELATIVE AU RETRAIT DE LEUR CONFIANCE ET CAUTION

A LA COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE ET

A LEURS MEMBRES.

  • Attachés aux valeurs de démocratie, des libertés politiques, individuelles et collectives ;
  • Convaincus de la nécessité de la paix, de la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire ;
  • Conscients de l’intérêt de la Côte d’Ivoire  à rechercher et préserver un climat de paix, de concorde par le dialogue, la concertation permanente entre les citoyens d’une part, entre les citoyens, les organisations politiques, syndicales, la société civiles et les gouvernants d’autre part;
  • Profondément attachés à l’enracinement d’un Etat de Droit et de Justice ;
  • Considérant la volonté manifeste du Président de la République Alassane OUATTARA de violer constamment les lois, y compris la Constitution, en son préambule et en son article 90 alinéa 3, en faisant usage d’une Ordonnance, en lieu et place d’une loi Organique exigée par la Loi Fondamentale, foulant ainsi du pied les droits et fonctions des Députés ;
  • Vu l’Arrêt du 18 novembre 2016 de la Cour Africaine des Droits de l’homme et des Peuples (CADHP), qui déclare que la Côte d’Ivoire  a violé son obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial ;
  • Vu la CADHP, ordonne la modification de la loi n°2014-335 du 18 juin 2014, relative à la Commission Electorale Indépendante (CEI), pour la rendre conforme aux instruments internationaux auxquels la Côte Ivoire est partie et lui rendre compte de l’exécution de la décision ;
  • Vu le refus du Gouvernement d’appliquer l’Arrêt de la CADHP ;
  • Vu, l’illégalité et l’illégitimité de la CEI et de ses membres;
  • les Partis de l’Opposition, respectueux de l’Etat de Droit et surtout des décisions de justice :
  • Retirent officiellement leur confiance et leur caution à la CEI, ainsi qu’à tous les Commissaires y compris ceux qui siègent pour le compte des partis de l’opposition.
  • Tiennent pour complices, les Commissaires des actes délictueux qui seront posés par cette CEI sans fondements juridiques.
  • Rejettent toutes les activités ou consultations que cette CEI est amenée à organiser.
  • Demandent aux membres des Commissions Locales de s’abstenir de toute activité électorale, pilotée par cette Commission illégale et illégitime.
  • Affirment qu’ils ne sont nullement opposés à des élections, lorsque les conditions légales et juridiques sont réunies et respectées.
  • Annoncent clairement qu’ils ne reconnaitront pas le Sénat issu de cette élection anticonstitutionnelle, et invitent le collège électoral (les Députés, les Présidents des Conseils, les Maires, les Conseillers Régionaux et Municipaux), de s’abstenir de toute participation, les rendant complice d’une forfaiture et d’un déni de démocratie, organisés par le régime du Président OUATTARA.
  • Invitent les Etats, les Institutions et les organisations Internationales, ainsi que tous ceux qui sont attachés à la séparation des pouvoirs, à l’indépendance de la justice et à une démocratie vivante et exemplaire, en Afrique et particulièrement en Côte d’Ivoire, de s’abstenir de collaborer avec un organe électoral rendu suranné, délictueux et illégal par décision de justice internationale.
  • Appellent toutes les organisations politiques, syndicales, la société civile et les démocrates à se mobiliser pour faire face aux divers abus du pouvoir qui semblent relever désormais de la gouvernance ordinaire en Côte d’Ivoire.

 

                                              Fait à Abidjan, le 22 mars 2018                       

Les Partis Politiques de l’Opposition

21
June

Côte d’Ivoire : Le FPI invite le Gouvernement à privilégier l’application des règles de bonne gouvernance sociale

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DÉCLARATION DU FPI SUR LES INONDATIONS DU 19 juin 2018

Au matin du mardi 19 juin 2018, la COTE D’IVOIRE s’est réveillée, tourmentée par la catastrophe des inondations liées aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville d’Abidjan depuis la veille.

Le bilan officiel fait état de 19 décès, des maisons saccagées, des véhicules endommagés et parfois emportés par le flot des eaux, montées à plus de deux mètres du sol, des pontons effondrés, des voies routières détruites, des installations électriques sinistrées.

Le Front Populaire Ivoirien s’interroge et comprend difficilement que les mêmes zones sinistrées demeurent le théâtre de désolation chaque saison de pluie. Riviera Palmeraie, carrefour Riviera 3, Riviera St Famille, II Plateaux Angré Château, Attécoubé, Plateau carrefour Indenié. Nous constatons, en réalité que le Gouvernement n’a pas pris de mesures suffisantes pour éviter la survenance de tels drames.

Des personnes proches du régime au pouvoir construisent où elles veulent, comme et quand elles veulent, obstruant le lit naturel d’écoulement des eaux sans sanction. Les autorisations et dérogations de construire sont délivrées par complaisance, au mépris des plans d’assainissement et d’urbanisation de la ville d’Abidjan. Le triste constat de l’immeuble en construction qui s’est affaissé il y a quelques jours à Yamoussoukro, conforte cette réalité.

Le Front Populaire Ivoirien adresse sa compassion à toutes les familles endeuillées qui ont perdu des personnes si chères, dans ces conditions brutales et inattendues.

Le Front Populaire Ivoirien adresse sa sympathie aux victimes des dégâts des eaux.

Le Front Populaire Ivoirien demande au Gouvernement de prendre en charge et indemniser, sous le régime de la catastrophe naturelle, tous les sinistrés.

Le Front populaire Ivoirien condamne la persistance des pratiques illégales et invite le Gouvernement à privilégier l’application des règles de bonne gouvernance sociale.
Il saisit la communauté nationale de l’intérêt d’accroitre les campagnes de sensibilisation aux fins de créer une conscience collective à l’abandon des usages d’incivisme. Respecter et protéger les ouvrages publics est le début de la cohésion sociale.

 

Fait à Abidjan le 20 juin 2018.  

Pour le FPI, la Secrétaire Générale, porte-parole du parti

Agnès Monnet.

25
July

Activités de l’UPL-CI / Le Président du FPI Affi N’Guessan a échangé avec l’Union des Patrons de Presse en Ligne de Côte d’Ivoire

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Dans le cadre de sa tournée de rencontre et d’échange avec les leaders des partis politiques de Côte d’Ivoire, l’Union des Patrons de Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (UPL-CI) a été reçue en audience ce mercredi 25 juillet 2018 par le Président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan. La délégation de l’Upl-ci conduite par son Président Nando Dapa est arrivée au siège du FPI sise au Cocody-Vallon sous le coup de 11 H GMT.

Au cours de l’entretien qui a duré environ 45 mn, le Président Nando Dapa a indiqué que l’Union des patrons de Presse en ligne (UPLCI) qu’il dirige s’est engagée à accompagner le développement de la Côte d’Ivoire dans tous les domaines et dans tous les secteurs d’activités. Ainsi, après avoir rencontré la plupart des membres du gouvernement, les organisations patronales et les responsables des organisations de la société civile, c’est le tour des leaders des partis politiques. « Nous avons adressé des  correspondances à tous les partis politiques sans exception. Il s’agit pour nous de rencontrer les Présidents ou Présidentes de ces organisations politiques pour leur présenter notre union. Ensuite leur expliquer notre plan de travail et leur proposer une franche collaboration dans le but d’obtenir des informations fiables chaque fois que les journalistes de l’UPLCI en sollicitent », a déclaré Nando Dapa.

Le Président de l’UPLCI a par ailleurs souligné que son organisation a initié une caravane nationale baptisé « caravane-découverte » qui consiste à visiter chaque régiondu pays pour en découvrir toutes les potentialités Socio-économiques et culturelles. Pour cela le Patron de l’Upl-ci a saisi l’occasion pour solliciter l’autorisation et le soutien du Président du FPI, fils du Moronou et député de Bongouanou à l’effet d’effectuer une visite dans sa région.

En réponse, le numéro un du FPI, s’est dit heureux de recevoir la délégation des Patrons de la Presse en Ligne de Côte d’Ivoire au moment même où son parti s’apprête à célébrer son 4ème congrès ordinaire prévu les 27 et 28 juillet au palais des sports de Treichville à Abidjan. Selon lui, la presse numérique est devenue incontournable à toute activité socio-politique de nos jours. « Tous les partis politique en général et singulièrement les partis de l’opposition n’ont autre choix que de collaborer avec la presse privée et surtout la presse en ligne. Car comme vous le savez tous, nous n’avons pas accès aux médias publics. C’est pourquoi je tiens à vous dire merci d’être venus vers nous. Nous vous rassurons que nous sommes ouverts et disposer à avoir une collaboration franche avec votre organisation. Déjà, veillez-vous mettre en rapport avec nos différents responsables de communication pour toute activité éventuelle. Vous savez bien qu’après demain (ndlr : vendredi 27 juillet) nous allons en congrès. Nous vous invitons déjà à cette  grande rencontre. Pour votre visite dans le Moronou, je vous donne mon accord de principe et nous sommes prêts à vous recevoir dans le cadre de vos activités. Mes collaborateurs vont se mettre en rapport avec vous pour élaborer le programme. Ça  sera juste après le congrès » a-t-il indiqué. Les membres du service de communication du FPI ont assisté à la rencontre fort enrichissante. Hormis le Président Nando Dapa, la délégation de l’UPL-CI était composée de Jules Eugène N’DA, Benoît Kadjo et Eveline Kouadio.

UPL-CI

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